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Bienvenue à Tokyo, la capitale du Japon, ou plus de 13 474 454 habitants se croisent ici chaque jours, et chaque nuit. Le rythme Tokyoïte est parfois stressant, pressant, et pourtant, chaque année, de plus en plus d'étrangers rêvent de passer par la capitale Nipponne, pour parfaire leurs expérience, ou vivre l'expérience la plus folle de leur vie. Il faut dire que le Japon est un pays extraordinaire, tant par sa culture, son éducation, ses traditions et le bien être qui y règne. Les Japonais sont accueillants, souriants, bons vivants, tant de qualités qui font de l'archipel, la destination rêvée. Certes, vous allez vous envoler pour l'autre bout du monde, mais quelle folle aventure vous attend...

Il y a les Tokyoïtes, les travailleurs actifs, du grand PDG au vendeur de tomates sur le marché, en passant par le Cast-Member du Tokyo Disneyland. Les étudiants de Todaï University, le campus Tokyoïte, le plus réputé du pays, mais aussi les jeunes lycéens, les yeux remplis de rêves, d'espoirs et d'ambitions. Et puis il y a Eita Academy. Le phénomène de ces quatre-vingt dernières années. L'école des arts de la scène de Tokyo, qui a fait au fil des décennies, sa renommée, aujourd'hui mondiale. Eita forme les jeunes venus des quatre coins du globe, aux durs métiers de la scène, et depuis 2014, elle les produit officiellement, sous son propre label, Eita Entertainment. Une maison de production qui rafle tout en moins d'un an, avec son groupe pop le plus en vue du moment : B.A.G - Best Asian Generation. Partout ou ils mettent les pieds, ils provoquent l'hystérie, ne faisant que gonfler la popularité de l'école.

Ho tout serait bien trop beau s'il n'y avait pas une ombre à l'histoire. Celle ci se nomme Krystal. Une Gossip-Girl de talent, qui s'il fut un temps, ne s'attaquait qu'aux couloirs d'Eita, elle a aujourd'hui élargit son champs d'attaque à tout Tokyo. Son blog, dans le quel elle publie toutes sortes de rumeurs et secrets les plus intimes, est le plus visité de la toile nipponne. Krystal fait trembler la capitale, et prouve que chacun ici, de la plus grande idole à l'éboueur du quartier oublié, peu devenir un vrai phénomène de foire. C'est elle qui dirige, c'est elle qui décide qui ira haut, et qui retombera bien bas. Un conseil chers amis Tokyoïtes, surveillez vos arrières, Krystal est partout...
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Shia, Ryota et Liang sont là pour vous aider, n'hésitez pas à les contacter en cas de problème, ils ne mordent pas. Ils sont aidés par Rin, Erena et Heaven, la modo-team. ♥
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Félicitation à Arisa, Odeline, Shia, Rin, Yoko, Ryo, Mika, Yue, Shige, Ryan, Minami, et Risa, pour leur grand cumul de points cette année! Les compteurs sont remis à zéro.
19.02.2016. Attention les inscriptions à Eita en section Danse sont fermées, afin de remplir les cursus Comédie, Mannequinat et Musique. Evitez la section Chant, déjà bien encombrée aussi ;). Les inscriptions aux personnages Coréens, Chinois, Thaïlandais et/ou double nationalités similaires sont aussi fermées, pour cause de petite invasion temporaire. Merci de favoriser les personnages Japonais. Vous pouvez bien évidemment créer un personnage Japonais avec un avatar Coréen, Chinois ou autre asiatique bien évidemment. Plus d'informations sur ce sujet

18.02.2016. Grosse maj' du mois! Nouveau design, installation des fiches partenaires, ouverture du réseau Instagram pour vos personnages, et mise en place des tags pour tagguer les membres dans un sujet. Une boîte à idées a été ouverte pour vous, afin d'y donner vos suggestions, et le système des points a été remanié, et remis à zéro.

01.12.2015. La seconde génération des Best Asian Generation est enfin dévoilée! Découvrez la sur leur site officiel. L'équipe d'Eita Ent. remercie tous ceux qui ont voté lors de l'émission du casting!

29.09.2015. Les B.A.G créent la surprise en sortant un single, alors qu'on les croyait en hiatus, réduit à deux membres! Visiblement, rien n'arrête Rin et Shia, qui présentent aujourd'hui My Resistance, un clip vidéo qui fera la promotion de leur casting, en recherche d'une seconde génération. Des images exclusives de leur tournée d'été, des fans, et des backdancers, sont à l'honneur de ce clip, aussi dédié à Murakami, qui a quitté le groupe il y a une semaine. Pensez à en discuter sur le forum des fans!

20.09.2015. Murakami Shinsuke, membre des B.A.G, vient d'annoncer son retrait du groupe! Mais que les fans se rassurent, l'aventure continue, et l'Eita Ent. a dors et déjà lancé un grand casting national, afin de former la seconde génération du groupe, pour combler le vide laissé par Shinsuke. Et si tu tentais ta chance ?! Accéder au casting.

26.10.13. Rôle play ouvert à tous, que vous soyez plutôt petits rps (300/500 mots), si vous manquez de temps ou que vous débutez, ou bien plutôt roman rp (+1000 mots) pour les grands passionnés d'écriture, tout le monde est admis! Le plus important est de s'amuser.

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 Words cannot describe [♥] HAROON

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KOREAN MAN IN TOKYO
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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
_ _ _ _ _

Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Mar 11 Oct - 20:20
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Ils allaient partir. D'ici quelques heures, ils ne seront plus dans ce pays, plus dans cette ville. Ji Hoon avait déjà du faire ses adieux à Kimyaki quelques heures plus tôt et il était resté digne, du mieux qu'il pouvait, en le remettant à son voisin Coréen, le bon ami de Naoki. Il ne lui avait pas semblé aller particulièrement bien non plus, mais Ji Hoon avait préféré ne pas poser de questions, ne pas chercher. Il n'avait plus réellement le temps pour ça. Laisser son chiot avait été une épreuve difficile, se dire qu'il ne pourra plus jamais le tenir dans ses bras encore plus. Il avait été si heureux de l'adopter et voilà qu'il devait déjà l'abandonner. Mais il n'avait pas le choix, il l'avait bien compris et il devait le comprendre. C'était normal. Ils l'avaient cherché, c'était eux les idiots. C'était lui l'idiot. Il avait dit au revoir à son chiot, en demandant à son voisin de le remettre à son second père. L'amour de sa vie qu'il ne pourra plus jamais revoir.

Trouver un endroit à Tokyo aussi calme était chose rare. Et encore, ce n'était calme que la nuit. La mer s'écrasait contre le rivage à quelques mètres de lui. De nuit, ça pourrait presque lui rappeler Jukdo. Parfois, il sortait son téléphone pour regarder l'heure qu'il était. Une heure, deux heures, trois heures. Bientôt quatre heures du matin. Il fallait qu'il envoie ce message. Celui qui le faisait trembler rien que d'y penser. Le dernier qu'il lui enverrait, son dernier lien avec lui. Il avait tellement de choses à lui dire, à lui raconter, et Haruto avait aussi encore tellement de choses à lui dire mais il restera éternellement des zones d'ombres qu'ils ne sauront combler. Ils n'en auront plus l'occasion. Il avait fini par s'accorder à Liang. Oui, pourquoi prévenir Haruto, pourquoi risquer qu'il lui fasse changer d'avis alors qu'ils étaient partis sans dire un mot à leurs parents ? Il l'aimait tellement et même s'il essayait de se dire qu'il était fort, le revoir une dernière fois lui ferait encore mieux comprendre combien il avait besoin de lui. Combien il aurait toujours besoin de lui.

Posant ses yeux sur son téléphone, il le fixa quelques secondes, prêt à envoyer le message. Les derniers messages qu'ils avaient échangé étaient brefs, il savait déjà qu'il allait s'en aller. Tout avait changé à partir de ce soir là. Haruto devait se douter que quelque chose était arrivé. Il le connaissait, à force. Parfois un peu trop bien. Poussant un profond soupir, il ferma les yeux et bascula la tête en arrière. Ji Hoon avait besoin de courage. Mais il était hors de question de toucher à l'alcool. Il ne voulait pas d'un dernier message sans le moindre sens, stupide. Haruto méritait bien mieux qu'un sms d'adieu, mais c'était tout ce qu'il pouvait lui donner. Autant faire ça bien. Baissant la tête, il commença doucement à écrire, la gorge noué, s'y reprenant à plusieurs fois pour certains mots, ses doigts en tremblaient beaucoup trop.

« Je sais qu'il est tard, tu dois dormir. J'espère que tu dors, demain tu dois aller travailler, beaucoup de gens comptent sur toi ! Tu sais que t'étais fait pour ce métier, et t'en as la preuve depuis que tu es officiellement médecin, je suis encore plus fier de toi.
Ces dernières semaines, j'étais distant, je te répondais pas vraiment, je suis vraiment désolé. Il s'est passé quelque chose de grave. De vraiment très grave. On a fait quelque chose de grave, Liang et moi... Et on doit repartir. On repart demain matin. Où on va, ça n'a pas d'importance, mais on doit partir. J'aurais voulu te le dire, venir te voir, une dernière fois... Mais j'aurais plus réussi à partir. On ne peut pas rester. J'ai laissé Kimyaki chez ton ami Mikio, il viendra te le ramener demain si tout va bien. Occupe-toi bien de lui, d'accord ? On plaisantait en disant que c'était notre fils, notre bébé, et je crois qu'à force, on plaisantait plus vraiment. C'est notre bébé. Le laisser, c'était vraiment difficile, mais je peux pas l'emmener et je crois que de toute façon, c'est plus juste si tu le gardes toi. »


Plus juste, plus logique. Ses yeux se fermèrent un moment, il n'arrivait plus à voir son écran. Son cœur lui faisait horriblement mal et il essuya rageusement ses yeux. Il n'avait pas le droit de se plaindre, ce n'était pas lui la victime. Un homme était mort à cause d'eux. Ils avaient tué un homme. Peut-être que quelqu'un attend que cet homme rentre chez lui. Peut-être qu'il avait quelqu'un dans sa vie. Qui l'aimait presque autant que lui pouvait aimer Haruto. C'était trop cruel. Ils étaient monstrueux, il le savait. Il n'y avait plus de doute là-dessus. Se reprenant un peu, il put recommencer à écrire.

« Tu m'as rendu si heureux. Pas seulement ces quelques mois où on était ensemble, en couple, mais depuis quatre ans. Quatre ans où tu m'as fait découvrir ton pays, apprendre ta langue, aimer Tokyo. Mes meilleurs moments ici, c'était avec toi. J'ai passé la nuit à revoir toutes les photos qu'on a prise ensemble depuis qu'on s'est rencontré, les unes après les autres. À sourire bêtement, à pleurer encore plus bêtement. Je sais pas comment je vais faire sans toi. Sans le grand amour de ma vie. Mon seul amour, pour toujours. Je me déteste tellement, à avoir été si idiot. À jouer avec le feu, tout à fini par s'envoler en fumée. Je voulais rester avec toi, toujours rester avec toi. Désolé, je sais que ça change rien. Tu peux m'en vouloir, me détester, on sera deux. J'oublierai jamais rien, de ce qu'on a vécu ensemble, des conversations maladroites au début, aux rires qu'on a pu partager pour des bêtises, nos disputes, les périodes difficiles, la première fois qu'on s'est embrassé... Toutes les fois où on s'est embrassé. Je pourrais rien oublier. On a vécu la plus belle histoire du monde et elle doit déjà se terminer. Un jour, on se retrouvera. On s'est retrouvé dans cette vie, on se retrouvera dans la prochaine aussi et promis, on se quittera plus jamais. »


Ji Hoon voulait y croire, en cette autre vie qui les lierait. Ça l'aidait à tenir le coup. Un jour, il retrouvera Haruto. Dans une autre vie, où ils seront différents. Peut-être à nouveau deux hommes, ou deux femmes, un homme et une femme, ça n'avait pas d'importance. Ils se retrouveront et ils retomberont immédiatement amoureux l'un de l'autre. Ils avaient été chanceux de se rencontrer dans cette vie-ci, un enchaînement de coïncidence qui les avait amener à se retrouver.

« Je t'ai aimé sans doute à la seconde même où on s'est vu pour la première fois, et je t'aimerai jusqu'à la fin de ma vie, ou même après. T'es la meilleure personne que j'ai rencontré, personne m'a jamais rendu aussi heureux que toi. Personne me rendra jamais aussi heureux, mais je mérite plus de l'être de toute façon. Toi, tu le mérites, essaie de l'être s'il te plaît, peu importe comment. Tu dois être heureux.
On va s'en aller dans quelques heures, un peu comme si on avait jamais été là, comme si on avait jamais vécu à Tokyo. J'ai jamais autant écrit en japonais que ce soir là, j'ai du utiliser encore un traducteur, je connais toujours pas mes kanjis. Désolé si ça t'a fait mal aux yeux, mes fautes. Je voulais pas partir comme ça. Je t'aimerai toujours Haruto. Quoiqu'il arrive, où que je sois, tu seras le seul qui a jamais compte pour moi. Le grand amour de ma vie. Merci pour tout ce que tu m'as apporté, pour tout ce que tu as fait pour moi. Merci d'avoir été toi, d'avoir été la plus belle personne qui soit. Merci pour tout, pour absolument tout. Je pourrais te remercier un milliard de fois, dans toutes les langues, de toutes les façons qui soit. Merci d'avoir été là, de m'avoir rendu meilleur, de m'avoir appris ce que c'était de vraiment tomber amoureux de quelqu'un.
나는 영원히 당신을 사랑합니다. »

Envoyé.  Avec difficulté, il posé le téléphone à côté de lui, il avait l'impression qu'il allait mourir tant son cœur lui faisait mal. Il l'aimerait toujours et pour toujours, quoiqu'il arrive. La seule personne de qui il tomberait amoureux. Jamais il ne l'oublierait, jamais il ne cesserait de l'aimer. Son regard se leva doucement vers le ciel qu'il peinait à voir. Il était pathétique, mais ce soir, il s'en fichait bien de l'être. Il n'avait que ce qu'il méritait, il s'en voulait juste horriblement de faire souffrir  Haruto. Un jour ils se retrouveront, peut-être qu'il arrivera à se faire pardonner, dans la prochaine vie où ils se retrouveront.
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On the top of the world
I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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Carte d'identité :
神谷 春斗 Tokyo 1.1.1990 185cm capricorn A- doctor psychiatry big brother guardian angel

Activité de fainéant :
Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


#syndromeKamiya


Someone call the Doctor !

Statut marital :
Briseur de cœur.



IRREMEDIABLEMENT AMOUREUX DE SON COREEN




#myman #perf #ily

Mes trucs à moi :
Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

- daddies -





Mer 12 Oct - 1:18


♡ Haroon ♡

Il s'était réveillé en sueur, après un cauchemar dont ne subsistait que de vagues flashs de lumières, brillants péniblement dans la brume de l'oubli. Haruto ne s'en rappelait plus, et préférait ne pas tenter de revoir ce qui l'avait à ce point paniqué. Une main sur le front, il revenait doucement à la réalité, jetant autour de lui un regard hagard. Le jour ne s'était pas encore levé. Poussant un soupir, ses yeux encore fragiles cherchaient à lire l'heure sur son radio-réveil. Presque quatre heures du matin. Le corps encore engourdi, il hésita à se lever, boire un verre d'eau. Sa gorge était sèche, il venait de s'en rendre compte. Allongé dans le noir, Haruto faisait tout pour se calmer, réalisant qu'il respirait mal. Ce cauchemar avait dû être atroce, pour le marquer à ce point, même après s'en être arraché. Dans sa poitrine, son cœur battait étrangement vite, provoquant un malaise en lui. Sans se l'avouer, il avait saisi assez rapidement ce qui le tourmentait. Un mauvais pressentiment. Sans savoir pourquoi, ou comment. C'était juste là, en lui. Comme une urgence contre laquelle il ne pouvait rien faire, puisqu'il ne pouvait l'identifier, ni savoir d'où elle venait.

Sa tête regarda son téléphone avant même qu'il ne vibre. La petite sonnerie le fit déglutir, et il se redressa péniblement pour l'attraper. Dans sa tête filaient de nombreuses hypothèses, auxquelles le psychiatre ne voulait pas croire. Ji Hoon. Et toute paresse sembla disparaître de son être, Haruto s'assit correctement sur son matelas. Son cœur redoubla de cadence, tandis que son pouce hésitait à déverrouiller son téléphone. Il avait à peine lu le début de son message, mais l'appréhension ne le quittait pas. Fermant les yeux, le Japonais se concentra sur sa respiration, refusant d'imaginer le pire. Ji Hoon espérait qu'il dorme, il devait sûrement le penser. Haruto pourrait faire tout comme. Mais ce message, il devrait bien le lire. Serrant l'appareil dans ses mains, il hésitait. Peut-être qu'il rêvait encore. Peut-être que ça n'avait rien à voir avec son mauvais pressentiment. Peut-être qu'il lui manquait, tout simplement. Depuis plusieurs jours, Ji Hoon était devenu bizarrement distant. Et Haruto avait tout envisagé. Sur son homme, sur leur couple, sur lui-même. Il ne s'était rien passé de particulier, du moins, pas à sa connaissance. Et c'était peut-être ce qui l'angoissait le plus.

Une seconde vibration le sortit de ses pensées, et Haruto ne réfléchit pas plus loin. Ses yeux se posèrent sur le premier message, sans le lire. C'était long. Si long. Un trait de sueur dans son dos le fit frissonner. A tâtons, sa main libre chercha l'interrupteur, la lumière bleue de son téléphone faisant naître un mal de crâne épouvantable. Haruto lut le message une première fois, mais les mots ne paraissaient pas vouloir s'imprimer. Comme si ses yeux refusaient de déchiffrer correctement ces caractères, comme si son cerveau refusait de traduire ce qu'ils signifiaient. Comme si son être entier rejetait ce message. Ce ne fut que lorsqu'il voulut le relire, que Haruto réalisait qu'il tremblait. Avalant plusieurs fois sa salive, il se rendit compte que ça ne suffisait pas. Sa gorge restait désespérément sèche. Avec difficulté, il parvint à relire le premier message. Respirant à peine, il força son pouce à glisser sur l'écran, lui permettant de déchiffrer plus ou moins bien le suivant. Chose pas franchement aisée, lorsque des larmes menaçaient de couler. Négligemment, le Japonais tamponna ses paupière du dos de sa main. Un troisième message était arrivé, en pleine lecture du second.

Le ciel lui était réellement tombé sur la tête. Et l'incompréhension figeait son corps. Ses yeux lisaient et relisaient ces mots, à lui en faire mal. Haruto se mordit violemment la lèvre inférieure. Le sang qu'il sentit bientôt dans sa bouche lui confirma qu'il ne rêvait pas. Il avait froid. Extrêmement froid. Pourtant, balançant la couverture d'un geste sec, il se dirigea vers la cuisine. Pieds nus, il ne prit même pas la peine d'enfiler quelque chose. Se plantant devant son réfrigérateur, il en sortit une bouteille d'eau, qu'il but directement en goulot, en vidant d'une seule traite près de la moitié. Posant la bouteille sur le plan de travail, il fixa les meubles qu'il distinguait mal, dans la pénombre. Appuyé contre le réfrigérateur, le Japonais réalisa qu'il tenait toujours son téléphone. Et la réalité le frappa en pleine face. Ji Hoon venait de rompre. De le quitter. De l'abandonner. Pour une raison qu'il avait encore du mal à saisir. Une violente nausée lui tordit le ventre, et il courut aux toilettes pour vomir l'eau à peine ingurgitée. Les larmes coulant sur ses joues, il se laissa tomber à côté de la cuvette. Ce n'était pas possible. Quelque chose allait mal, dysfonctionnait. Ces messages... Cette lettre d'adieu. Ce devait être un malentendu. Un putain de malentendu.

Ses doigts pianotèrent jusqu'à composer le numéro de téléphone du Coréen. Haruto ne supporta qu'une sonnerie, raccrochant de lui-même, réalisant qu'il pleurait un peu trop. Tête renversée en arrière, il tenta de ravaler ses larmes, essuyant du revers de la main celles qui glissaient cruellement sur ses joues. Reniflant de manière peu élégante, il déglutit avant de cliquer une nouvelle fois sur l'identifiant de Ji Hoon. L'écho des sonneries ne trouvant pas de réponse résonnait péniblement dans son cœur. Un vide profond l'envahit, lorsque la voix robotisée lui annonça qu'il pouvait laisser un message. Haruto raccrocha sans en laisser. Il rappela. Messagerie. Il raccrocha. Rappeler. Messagerie. Raccrocher. Une nouvelle tentative. Vaine. Encore une fois. Toujours pas. Réitérant son essai encore quelques fois, une vague de panique le submergea. Se relevant avec peine, le Japonais se traîna jusqu'à la cuisine, où il s'assit à sa table, la pièce toujours plongée dans une semi-obscurité aussi apaisante qu'inquiétante. Il devait lui parler. Ji Hoon ne pouvait pas partir comme ça.

Ses yeux relurent malgré lui la lettre d'adieu, ses confessions. C'était aussi beau que cruel, et Haruto fut bien tenter de le maudire pour ça. Mais il ne pouvait pas. Peut-être parce qu'il ne comprenait pas. Non, tout simplement parce qu'il l'aimait. Plus que tout, il le réalisait. L'amour de sa vie. Péniblement ses doigts coururent sur l'écran tactile. Il se savait incohérent, sûrement pas aussi calme qu'il aurait voulu paraître – comment aurait-il pu seulement l'être ? Il savait qu'il n'y avait pas de logique dans la suite de ses phrases, comme ses pensées se bousculaient trop vite, dans sa tête. Mais à quoi bon l'être ? Quand on aimait si fort, il n'y en avait de toute façon plus.

« Ji Hoon, réponds-moi. Je t'en supplie. Que s'est-il passé ? C'est toi qui doit ramener Kimyaki ! Mikio a un chien, et s'ils ne s'entendent pas ? Hoonie... S'il te plaît. Pourquoi tu dis tout ça ? Je ne veux pas que tu m'écrives tout ça. Viens me voir. Tu ne peux pas partir. Me laisser. Tout seul. Non, c'est égoïste. Je suis égoïste. Je m'en fous. Reste, je t'en prie... Viens. Passe à la maison. C'est chez toi. Chez Kimyaki. Qu'est-ce que vous avez fait ? Je peux vous aider ? Je peux vous aider. Ji Hoon. Mon amour. Je t'aime. Je t'en supplie... »

Haruto sentait les larmes, son souffle qui lui manquait, les larmes qui coulaient. Son cœur qui lui faisait mal.

« Ne fais pas ça. Je t'aime. Ne me fais pas ça... »

Le désespoir, aussi, quand il envoya le second message, quand son front cogna contre ses poings fermés. Un grand vide s'installa en lui. Et au fond, Haruto ne savait pas s'il voulait que Ji Hoon lui réponde. Parce que ça faisait mal, terriblement mal. Et qu'il n'était pas certain de pouvoir en supporter davantage.


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If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Mer 12 Oct - 23:08
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Ji Hoon ne voulait pas y croire, il ne voulait pas réaliser. Ce qu'ils avaient fait, qu'il venait d'envoyer ce message. C'était un mauvais rêve et il allait se réveiller sous peu. Il allait se tourner vers la personne à côté de lui, probablement Haruto car c'était chez lui qu'il faisait les rêves les plus bizarre, et s'aggriper à lui le plus fort possible pour lui raconter. Lui dire combien c'était horrible, qu'il était à la fin près de la mer à pleurer comme un idiot parce qu'il avait rompu avec lui par message. Et il pourra rire en disant que ça ne risquait pas d'arriver. Se blottir un peu plus fort, l'embrasser, le mordiller en lui disant qu'il avait faim. L'allumer pour finalement aller faire le petit déjeuner, parce qu'il avait vraiment faim et qu'il aimait l'embêter. Ça lui manquait déjà, ces matins là. Ces matins où le réveil du Japonais sonnait et qu'il tentait de le garder avec lui un peu plus longtemps, d'argumenter pour qu'il n'aille pas travailler, lui proposant de juste rester au lit toute la journée, ne rien faire, avec lui. Un bon plan. Peut-être juste se lever pour manger, promener Kimyaki puis revenir là. Regarder un film. Et se coller à Haruto pour l'empêcher de partir, céder finalement parce qu'il avait des responsabilités. Bouder un peu pour finalement se lever avec lui pour le regarder prendre son petit déjeuner, à moitié endormi, essayer de lui parler, s'endormir à moitié sur la table. Se recoucher avec son chiot et attendre sagement qu'il revienne.

Ce n'était pas un rêve, il avait réellement envoyé ces messages. Et il ne reverrait jamais Haruto, il ne pourra plus jamais le toucher, l'embrasser, ou juste lui parler. Voir son sourire en vrai, sentir sa chaleur. Il ne pourra plus. Jamais. Son regard se posa sur la mer, le vent était un peu fort, le bruit des vagues n'arrivaient pour autant pas à l'apaiser. Il ne trouverait pas le moindre argument pour relativiser. Il pouvait se dire qu'au final, il avait toujours Liang, mais ça ne serait jamais plus jamais pareil. Ils avaient tué un homme, ils ne pourraient jamais redevenir comme avant. Est-ce qu'ils arriveraient seulement un jour à s'en remettre ? Est-ce qu'ils arriveront à se reconstruire à Taiwan ? Non, jamais. Sans doute jamais. Mais ils n'avaient pas le choix que de vivre avec. Leur famille comptait toujours sur eux, ils ne pouvaient pas abandonner.

Un sursaut le prit en entendant son téléphone sonner et il posa ses yeux sur l'écran alors que ça s’arrêtait déjà. Haruto. Son cœur se mit à battre à un rythme effreiné qui n'avait rien à voir pourtant aux fois où il avait battu à une vitesse folle, quand Haruto était près de lui, contre lui. C'était douloureux, horriblement douloureux. Pourquoi avait-il appelé ? Et si vite raccroché ? Il était éveillé. Il avait lu. Il n'aurait pas du lire maintenant. Non. Fixant le téléphone, il ne put que s'effondrer quand un nouvel appel arrivé auquel il ne répondit pas. Il ne devait pas lui parler, il aurait l'air ridicule. Il était ridicule. Il avait réfléchi à ce qu'il devait faire ou dire. Lui faire croire qu'il aimait trop les femmes, lui dire qu'il ne voulait pas d'une relation comme ça, mentir, inventer un prétexte. Mais il savait qu'il n'y serait pas arrivé. Il n'avait déjà pas réussi à lui cacher ses sentiments. Alors lui mentir sur quelque chose d'aussi important, c'était tout simplement inenvisageable. Il n'aurait pas pu partir en se disant qu'il lui avait menti.

Le téléphone n'arrêtait plus de sonner, encore et encore, et il le suppliait mentalement d'arrêter, de ne plus appeler, c'était déjà assez difficile comme ça. Pourquoi avait-il fallu qu'il lise le message maintenant ? Rien ne pouvait aller dans son sens ? Soudainement, les appels cessèrent, et il prit son téléphone, la main tremblante, regardant les appels manqués sur son téléphone. Il aurait du envoyer les messages à l'aéroport avant de jeter sa carte sim à la poubelle. Il aurait déjà du le faire après avoir envoyé le message, il avait été stupide. Voyant la notification d'un nouveau message, son cœur se remit à battre à la chamade, paniqué. Il avait peur de ce qu'il allait lui dire. Il se doutait bien qu'il n'allait pas simplement lui dire qu'il comprenait. Ça aurait été bizarre. Fermant les yeux, il tenta de se reprendre avant d'ouvrir le message. Il ne devrait pas le lire. Mais il ne se sentait pas capable de l'ignorer.

Chaque mots lui donnaient l'impression de recevoir des aiguilles plantés dans le cœur et il avait l'impression qu'il n'allait pas pouvoir en supporter plus. Oui, c'était à lui de lui ramener Kimyaki. Et son appartement, c'était un peu le sien. C'était. Ça ne l'était plus désormais. Il ne grimpera pas ces étages en se recoiffant dans l'ascenseur et en s'admirant avec un peu trop d'amour pour finalement rentrer chez son meilleur ami. Il ne pourra plus fouiller pour piquer de la nourriture. Il ne pourra plus regarder de films d'horreur en observant Haruto du coin de l'oeil pour savoir le moment propice ou il pourra se coller à lui, feintant d'être fatigué. Il parvenait difficilement à lui, ses yeux étaient fatigué, il était fatigué. Il ne voulait pas partir, il voulait rester avec lui. Il voulait qu'il soit là, qu'il le serre dans ses bras, qu'il lui dise que tout allait bien. Que ce n'était qu'un rêve, mais qu'il était là maintenant. Mais ce n'était plus possible.

Un second message, plus court, qu'il lut encore plus difficilement. Il ne voulait pas lui faire ça. Ji Hoon se voyait bien rester à Tokyo pour toujours. Trouver un boulot normal, reprendre une vie standard. Avec lui, Liang, Jin Seok, Kimyaki. Faire venir sa mère, peut-être ses sœurs. Mais il avait été stupide. Liang lui avait proposé de tout arrêter quelques mois plus tôt. Il aurait du accepter. Stupide comme il était, il avait voulu continuer. On finissait toujours par avoir un retour du karma, mais là, c'était un peu trop pour lui. Il perdait tout. Tout ce qu'il avait de plus précieux. Et si Liang était réellement malade, il aurait réellement tout perdu. Posant son téléphone à côté de lui, il le reprit immédiatement. Il ne pouvait pas. Il n'y arrivait pas.

« Pardon... Désolé, Haruto. Je veux pas, mais j'ai pas le choix. On doit partir. Je peux pas te dire pourquoi... Tu peux pas nous aider. Je suis désolé... »

Il pourrait sortir les mots habituels. Tu trouveras mieux, tu rencontreras quelqu'un d'autre, tu m'oublieras... Mais c'était valable pour les histoires d'amour ordinaires, pas pour la leur. Ils étaient fait l'un pour l'autre. Ils s'aimaient d'une manière unique, que peu de gens devaient connaître. Le fil rouge, voilà ce qui les unissait. Qui les unira toujours. Personne ne saura jamais l'aimer comme il l'aimait lui. Peu importe qui ils rencontreront, ça ne vaudra rien à côté de ce qu'ils avaient. La meilleure histoire qui soi. Des amants maudits. À peine réalisaient-ils qu'ils devaient déjà se quitter. Par sa faute, rien que la sienne. Il voudrait revenir en arrière, changer tellement de choses, tout réécrire. Ce n'était pas possible. Il le savait. Mais il s'en fichait. Il continuait de rêver, d'espérer. Cette réalité, il n'en voulait pas. Le Coréen voulait pouvoir tout réécrire, changer les choses. Il voudrait retourner dans cette chambre d'hôtel à Séoul, à Jukdo, ils auraient du rester sur cette île. Ou chez sa mère.

« Je suis désolé, désolé, tellement désolé Haruto. » Il avait été si rapide, sans même réellement le réaliser, il avait appuyé pour l'appeler, le téléphone coller à son oreille, incapable de retrouver son calme. Il était perdu, paniqué, désespéré. Il devait lui parler une dernière fois, aussi douloureux que ça pouvait être. « On peut pas rester... Si on reste, y a trop de risques... On peut pas... C'est ma faute, tout est de ma faute, j'ai tout gâché. Je viendrai pas... Je viendrai plus. » Sa voix s'était brisée à nouveau, comme son cœur, une fois encore. Il aimerait tellement retourner dans le passé, changer les choses. « J'aurais du me rendre compte que j'étais amoureux de toi avant. On aurait du connaître ça plus tôt. On aurait du rester à Séoul... Pardon d'avoir été stupide avec toi parfois, de t'avoir ignoré. J'aurais jamais du faire ça, pardon... » C'était des moments ensemble de gâcher, des bons souvenirs qu'ils n'auront jamais eu, il le savait. « C'est moi qui suis égoïste... J'ai pensé qu'à moi. » Ne pas arrêter, continuer parce qu'il voulait de l'argent, toujours plus d'argent, qu'il s'imaginait que de belles chemises, le dernier smartphone le rendraient plus heureux. Il n'arrivait pas à retrouver son calme, à cesser de pleurer, à se reprendre. Jamais il n'avait été aussi pathétique, mais ce soir, il s'en fichait. Ça n'avait plus d'importance. « Je t'aime, je te l'ai pas dit assez, je l'aurais jamais assez dit. Je t'aime, je t'aime, si je le dis trop de fois d'afiler je vais plus arriver à le dire, c'est long en japonais. Je t'aime, saranghae, wo ai ni, je t'aime. Pour toujours. J'aimerais que toi, jusqu'à la fin. » Fermant les yeux à nouveau, un peu plus fort, il tenta de retrouver son souffle. Sa vie aurait du être mieux que ça. Il pensait s'en être sortie en partant de Seokgyo, mais il était devenu infiniment pire que ce qu'il était. « Tu vas me manquer, tu me manques déjà. Si tu m'aimes vraiment... Si tu m'aimes vraiment, fais attention à toi, prends soin de toi. Et de Kimyaki, de vous deux. Ma famille, mes amours. Pardonne moi. Pardon Hyung. »

Doucement, il éloigna le téléphone de son oreille, hésitant à raccrocher. Ji Hoon voulait entendre le son de sa voix, une dernière fois. L'imprimer dans sa mémoire. Un dernier souvenir, un dernier mot qui le hantera pour toujours. Les derniers mots de son grand amour, le seul qu'il aurait. Les derniers mots de Kamiya Haruto, l'homme qui est venu bouleverser sa vie alors qu'il était perdu dans une ville un peu trop grande pour lui. L'homme qui lui avait appris le japonais, des choses qu'il ne comprenait toujours pas, mais surtout, ce que c'était, l'amour, le vrai. Tomber amoureux. Celui à qui il devait beaucoup. À qui il devait tout. À qui il disait au revoir ce soir, l'amour de sa vie, et de la suivante, qu'il finira par retrouver un jour ou l'autre. Parce que c'était écrit, ça l'était forcément.
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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Briseur de cœur.



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Mes trucs à moi :
Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

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Jeu 13 Oct - 17:40


♡ Haroon ♡

Le sommeil ne le gagnerait plus. Haruto verrait le jour se lever, peut-être qu'il le verrait passer. Il pouvait appeler l'hôpital, se dire souffrant. Parce qu'après tout, il souffrait. Terriblement, horriblement. Ça lui faisait si mal, son souffle venait même à lui manquer. La douleur provoquée par les battements de son cœur le clouait au sol, à côté de la cuvette de ses toilettes. Pathétique. Pathétiquement amoureux. Irrémédiablement. Pour toujours. L'amour de sa vie. Même tous les efforts du monde ne parviendraient à faire qu'il se mette à haïr Ji Hoon. La puissance de ses sentiments balayait tout. Malheureusement, à double tranchant. Parce que la force de ces derniers était le poids dans son cœur qui le faisait désormais souffrir. Peut-être que s'il fermait les yeux, Haruto oublierait. Que ça n'aurait jamais existé, qu'il les ouvrirait, et que Ji Hoon serait là, à le secouer et lui demander ce qu'il lui arrivait. Il mentionnerait le plus horrible des cauchemars, et se collerait à lui. Plus jamais il ne le laisserait partir. Il se ferait porter pâle, enfouirait son visage dans le cou de l'homme de sa vie. Le caresserait à ne jamais se lasser, l'embrasserait jusqu'à à avoir la gorge sèche, à en perdre le souffle. Il lui répéterait à quel point il l'aimait, lui dirait qu'il veut passer sa vie avec lui. Avec leurs frères et sœurs, leurs parents, et Kimyaki. Qu'ils pouvaient le faire, que leur amour était plus fort que tout. Peut-être qu'un jour, il l'épouserait.

Mais ce n'était que de vagues illusions, des espoirs vains. Quelques messages, et le cœur du Japonais avait cessé de battre. Ce n'était que par automatisme, qu'il avait repris péniblement son rythme. Son corps réagissait seul, comme en témoignaient ces tremblements, ces nausées. Haruto vomit sa bile, avant de capituler. Ji Hoon ne répondrait pas à ses appels. Il ne répondrait plus jamais. Un flot de larmes qu'il avait du mal à contenir glissa sur ses joues. Les essuyer semblait simplement les pousser à couler plus vite, plus douloureusement. Renifler n'aidait pas à les faire refluer. Une migraine terrible menaçait d'éclater sous son crâne. Il était épuisé, et pourtant, savait très bien qu'il ne dormirait pas. Comment seulement pouvait-il espérer retrouver le sommeil, après ça. Comment pourrait-il affronter le jour qui se lèverait, dans quelques heures ? Haruto réalisa à peine qu'il se retrouvait maintenant assis à la table de sa cuisine. Dans la pénombre. Allumer la lumière ne lui vint même pas à l'esprit. Non, ça lui allait mieux. Simplement la lumière bleue de son téléphone, Ji Hoon qui restait sourd à ses appels.

Lui écrire un message, les idées confuses. Les mots se mélangeaient. Il ne se relut pas, se savait incohérent, brouillon. C'était, de toute façon, le maximum qu'il avait pu faire. Ses yeux se posèrent difficilement sur ceux que Ji Hoon lui avait envoyé. Haruto peinait à les déchiffrer, les caractèrent digitaux brouillés par ses larmes. Un second message, qui traduisait sobrement toute la détresse que hurlait son être. Il pouvait pas lui faire ça. Pas maintenant. Il avait besoin de lui. Ils avaient besoin l'un de l'autre, le Japonais en était persuadé. Il y avait tant de choses qu'ils devaient encore connaître, ensemble. Quatre ans, c'était trop peu. Ça ne serait jamais assez. Son cœur battait mal, ses larmes continuaient de couler. Silencieusement, les mains jointes sur son téléphone, Haruto laissait sa peine s'exprimer. Jamais encore, il n'avait plongé dans un tel désespoir. Même le pire de ses cauchemars ne l'avait secoué de la sorte. Mais au fond, tout au fond, il espérait. Bêtement, naïvement. Ça ne pouvait se finir comme ça. Ji Hoon exagérait toujours. Un rire misérable perça entre ses pleurs. Ça ne pouvait être vrai...

Un message, et un frisson plus marqué que les précédents lui fit mal. Ji Hoon. Forcément. Qui d'autre. Ses mains tremblantes rendirent difficile l'exercice du déverrouillage de son téléphone. Essuyant ses larmes du mieux qu'il le put, Haruto déchiffra tant bien que mal les mots de son homme. Secouant la tête, il se refusait à le croire. Ils n'étaient pas obligés de partir, il y avait sûrement une solution à ce problème dont il ignorait les détails. Il y en avait toujours une. Il pouvait les aider, il en était persuadé. Sur le coup, Haruto détesta le fait que Ji Hoon s'excuse. Il n'en voulait pas. Il voulait qu'il vienne. Qu'il s'explique. Qu'ils s'aiment, plus fort encore. Ce n'était pas juste. Le sort ne pouvait s'acharner sur eux. Cette année avait déjà été si compliquée... A un grand bonheur, devait-il toujours y avoir retour de bâton ? Qu'avait fait le psychiatre pour mériter tout ça ? Il voulait tellement comprendre, se retrouvait perdu. Désespérément perdu.

Quand le téléphone sonna, tout son corps se figea. Sans rien dire, il décrocha. Le poing serré contre sa bouche, il ferma lourdement les paupières, retenant du mieux qu'il put le nouveau flot de larmes qui coulerait bien, à un moment donné. Etouffant ses sanglots, Haruto écouta cette voix, incapable de lui donner une réponse. Ji Hoon s'excusait encore, et il avait envie de lui hurler d'arrêter. Son silence uniquement ponctué de reniflements plus ou moins discrets, le Japonais tentait tant bien que mal de ne pas craquer. Pinçant les lèvres à s'en faire mal, il laissait la voix de son homme continuer à parler seule, écoutant ses explications confuses. Haruto ne saisissait pas tout, aurait aimé lui répondre, le rassurer. Balançant la tête de gauche à droite, il avait conscience que de l'autre côté du combiné, il ne pouvait pas le voir. Il ne lui en voulait pas, pour ces fois où il l'avait bêtement boudé. Ça n'avait plus d'importance. Rien n'avait plus d'importance, puisqu'il le quittait. Levant les yeux, Haruto rouvrit péniblement les paupières. Les déclarations de Ji Hoon l'émouvait autant qu'elles le détruisait. Peut-être aurait-il dû mentir ? Lui dire qu'il ne l'aimait pas autant ? Non, il ne l'aurait jamais crû. Leur histoire était vraie. Elle était belle. La plus magnifique de toutes les histoires d'amour. Leur amour était sincère. Là-dessus, aucune hésitation possible.

Un sanglot vrilla sa gorge, et Haruto se demandait comment il arriverait à lui répondre. Il devait lui dire quelque chose. Mais comment, après tout ce que Ji Hoon venait de lui annoncer ? Il voulait lui dire qu'il l'aimait aussi, tellement. Qu'il lui manquerait, plus que tout. Fermant les yeux, il hocha la tête, pour lui-même encore une fois. Bien sûr qu'il l'aimait. Mais était-il seulement capable de prendre soin de lui, désormais ? Et de Kimyaki ? Leur bébé avait besoin de ses deux pères... Haruto avait tant de chose à lui dire. Au point où les mots se bousculaient dans sa tête, finissait par ne plus avoir de sens. Tous lui paraissaient inutiles, plats. Sa seule envie était de se blottir contre Ji Hoon. Ne plus le lâcher. Partir avec lui, peut-être. Tout, mais ne pas rester là, sans lui. L'idée lui semblait incroyable, impossible.

Un silence s'installa, mais aucun d'eux ne raccrocha. Déglutissant avec peine, Haruto resta un instant à guetter le silence, les paroles de Ji Hoon tournant dans son crâne. Le poing serré sur lequel reposait son frère, il tenta de se discipliner. Mais il avait du mal à respirer, et son cœur lui faisait si mal... « Non. » Roulant ses lèvres l'une contre l'autre, il y passa sa langue, pour tenter de les rendre moins sèches. En vain. Sa gorge lui faisait mal, tout son corps le faisait souffrir. « Non. Tu m'as dit, il n'y a pas si longtemps, que je devais arrêter de tout accepter, si ça ne me plaisait pas. » La douleur dans sa voix la faisait trembler. Elle se fit soudain moins assurée. « Je ne veux pas, Ji Hoon... Tu ne peux pas partir comme ça. Tu n'as pas le droit. Pour toi, pour moi, pour nous. » Et comme il le craignait, les larmes recommencèrent à couler. Les sanglots noyait sa voix, désormais incertaine. « Que s'est-il passé ? Je t'en supplie, dis-le moi... » Un petit silence, pendant lequel il réfléchit péniblement. « Est-ce que ça a un rapport avec les choses que tu ne m'as jamais dites ? Ce dont tu devais me parler un jour ? » Ses doigts se crispèrent sur son téléphone. Inspirant une bouffée d'air, Haruto se redressa sur sa chaise. Les coudes sur la table, il souffla doucement, maîtrisant tant bien que mal ses pleurs. Légèrement penché en avant, il continua, plus calme qu'il ne s'en serait crû capable. « Tu comptais m'en parler quand, maintenant que tu pars ? » Peut-être que le reproche transparaissant dans le ton qu'il employait. Il ne savait pas, il ne savait plus. « C'est horrible, c'est ça ? Pour que tu n'aies jamais eu envie de m'en parler... » Finalement, il ne lui reprochait même pas. Haruto, au fond, savait.

Un ange passa. « Je t'aime. » Un nouveau sanglot le saisit. « Je t'aimerai toujours, tu le sais, hein ? » Un sourire triste étira ses lèvres. « Je n'ai jamais été aussi heureux, que ces quatre dernières années. Et ces dernières semaines étaient tout simplement magiques. Qu'importe, je sais que je suis tombé amoureux de l'homme le plus exceptionnel qui soit. La personne qui m'est destinée, c'est toi, Ji Hoon. » Un petit rire douloureux perça dans sa gorge. « Mais, désolé, hein... Je suis pas assez patient pour attendre nos prochaines vies. On se retrouvera. Tu reviendras. Je le sais. Tu m'entends ? Ça ne peut pas finir comme ça. Je n'abandonnerai pas. Jamais. Tu comprends ? Hoonie. Mon amour.  » Fermant les yeux, il déglutit avec peine, cherchant son souffle. « Anata ni aete hontou ni yokatta, ureshikute ureshikute kotoba ni dekinai...  » … Avant de s'effondrer sur la table, le chagrin trop lourd à supporter, sa main maintenant désespérément son téléphone contre son oreille. Jamais Haruto ne cesserait de l'aimer. Ji Hoon resterait à jamais le seul qui compterait.

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Get through one night without you?
If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
_ _ _ _ _

Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Jeu 13 Oct - 23:06
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Un mauvais rêve, il avait l'impression que ça ne finirait jamais. Il voulait se réveiller, se dire que tout allait bien, que rien n'avait changé. Il n'avait pas été trop stupide. Le rêve aurait été assez traumatisant pour qu'il décide de tout arrêter, qu'il propose à Liang de faire des choses légales, de travailler plus, s'il le fallait, pour aider leur famille encore. Il pourrait faire deux boulots en attendant d'en avoir un vrai. Ji Hoon se sentait capable de ça. Il voudrait tellement que ça soit possible. Avoir un joker à un moment de sa vie, pouvoir retrourner dans le passé, tout changer. Juste changer ça. Arrêter les arnaques, faire des choses normales, gagner sa vie de façon ordinaire. Il voudrait tellement que ça soit possible, il ne serait pas là, ridicule, à pleurer sur une plage toutes les larmes de son corps, fatigué par tout ce qui s'enchaînait, rongé par la culpabiliter d'avoir pris d'une certaine façon, quelque chose qui ne pourrait jamais être rendu. Brisé à l'idée de perdre Haruto, son meilleur ami, son amant, l'amour de sa vie. Mais il l'avait cherché, il l'avait mérité. Tout était de sa faute. Et par sa faute, il lui faisait du mal. Encore une fois.

L'appeler n'était pas une bonne idée, mais elle lui semblait nécessaire. Il avait besoin de lui parler et il préférait le faire de vive voix, comme toujours. Ecrire n'était pas son fort dans sa langue maternelle, alors en japonais, c'était bien pire. Il voulait lui parler, vraiment lui parler. Même si son coeur se brisait en l'entendant renifler, en sachant qu'il le faisait pleurer. Il le blessait, et le Coréen se détestait encore plus pour ça. Son rôle aurait été de le rendre heureux, d'être là pour lui, d'être toujours là pour lui. De le soutenir, dans les bons comme les mauvais moments, d'être à ses côtés. Mais il ne pouvait pas, il ne pouvait plus. Et il était le seul coupable. Par sa bêtise, il laisser filer l'homme le plus exceptionnel qui soi, la personne la plus incroyable présent sur terre. Il l'avait pour lui, cet homme l'aimait, il avait cette chance et il ne l'avait pas gardé.

Ses mots sortaient sans qu'il ne les contrôle, ça n'avait sans doute pas de sens, il passait d'un sujet à l'autre mais il avait besoin de ça. De lui parler, de lui dire. Qu'il était désolé, qu'il l'aimait. Bien plus que ce qu'on pourrait bêtement imaginer. Haruto devait prendre soin de lui, quoiqu'il arrive. Ne pas baisser les bras, être heureux, d'une façon ou d'une autre. S'occuper de Kimyaki, de leur bébé, leur fils. Si petit et il devait déjà l'abandonner. Il ne le verra jamais devenir un bébé adulte, ni vieillir. Il ne le reverra plus jamais. ce n'était qu'un chien, c'était un peu bête de réagir également ainsi pour un animal. Mais c'était son chien, leur chien. Le premier animal qu'il avait adopté, probablement le dernier. Il ne s'en faisait pas, il sera heureux avec Haruto, il sera bien. Pour ça, il ne s'en faisait pas. Il s'inquiétait bien plus pour le psychiatre, il connaissait son homme, parfois, il pouvait se négliger, dormir peu, ne pas assez manger. Ji Hoon espérait qu'il se reprendrait rapidement.

Un silence, un long silence. Son coeur semblait s'être arrêté, comme ses larmes. Le téléphone était un peu éloigné de son oreille. Le métis allait racrocher mais il voulait entendre sa voix une dernière fois. Le son de sa voix grave, qui tranchait un peu trop avec son visage si doux. Cette voix qu'il aimait tellement entendre. De laquelle il ne se serait jamais lassé. Il voulait juste l'entendre une dernière fois. Et pourtant, un froid un peu trop fort le prit en l'entendant finalement. Non ? Juste non. Doucement, il ramena le téléphone à son oreille. Mordillant sa lèvre, il l'écouta en réalisant qu'il avait raison. Ji Hoon lui avait trop souvent reproché sa passivité, de ne pas s'imposer quand il n'aimait pas quelque chose. Mais pourquoi le faire maintenant alors que c'était peine perdue ? Lui non plus, il ne voulait pas partir. Il voulait rester. Pour lui, pour eux. C'était trop dangereux. Et s'il mettait Haruto en danger ? Il ne pourrait pas le supporter. Ses yeux se fermèrent, si fort que ça lui fit mal. Le froid du muret sur lequel il était assis sembla se glisser dans tout son corps.

Pouvait-il dire à Haruto ce qu'il s'était passé ? Peut-être que s'il l'apprenait, il se détacherait de lui-même. Comment pourrait-il aimer un criminel ? Un homme qui devrait être en prison à l'heure actuelle ? Ji Hoon voulait égoïstement qu'il se souvienne de lui de la meilleure façon possible. Pas qu'il se rappelle de l'homme qui vivait en arnaquant des petites vieilles ou pire. Non, hors de question. « Haruto... » Il ne pouvait pas lui en parler, il ne pouvait pas lui dire. « C'est un peu lié... Mais c'est bien pire... » Ses yeux se rouvrirent doucement et un soupir franchit ses lèvres. Son coeur continuait à se serrer dans sa poitrine mais il semblait incapable de pleurer encore. « Je peux pas t'en parler. Tout ça... C'est plus important maintenant. » A quoi bon lui dire maintenant, après tout. C'était du passé. Un passé qu'ils allaient oublier. Il ne voulait garder que le meilleur. « C'est horrible, oui. » Monstrueux.

Ji Hoon ne chercha pas à combler le silence. Il hésita à racrocher mais il ne voulait pas couper la conversation sur ça. Cependant, en entendant Haruto dire ces mots, les larmes qu'il pensait disparues revinrent sans se faire prier. Haruto l'aimerait toujours. Et il ne pourrait en être à la fois plus triste et plus heureux. Ce n'était pas passager, c'était là depuis bien plus longtemps. Ils s'aimeront toujours, sans se voir, comme ils s'aimaient déjà insciemment depuis longtemps. Reniflant un peu, il rit tristement. Quatre années, des semaines ensemble. Oui, elles étaient magiques. Chaque instants, même les plus anodins, banales, étaient parfaits quand ils étaient avec lui. Il n'avait pas le cœur à le contredire. Il n'était pas exceptionnel, il était détestable, complètement pourri, il n'aurait jamais pensé pouvoir autant se détester. Liang avait raison, il était un peu trop faible, il n'avait plus envie de partir. Il avait envie de rejoindre Haruto, se réfugier contre lui. Qu'il le protège, même pour de faux.

Leur prochaine vie, ils se retrouveront et s'aimeront. Mais son Japonais ne voulait pas attendre. Il reviendra, il cherchera Haruto et ils seront à nouveau ensemble. Un jour. Dans dix, vingt, trente ans. Ji Hoon savait qu'ils s'aimeraient encore dans ce futur. Peut-être que c'était possible, qu'ils pourraient se retrouver, se reconnaître, continuer à s'aimer comme ils le faisaient. Tentant de sécher ses larmes, il laissa sa main retomber sur sa cuisse en l'entendant chanter. Cette chanson, il la connaissait. Elle était populaire au Japon. Un jour, un homme l'avait chanté à la télévision quand il était chez Haruto. Les paroles le touchèrent un peu trop. Ca leur correspondant. Entendant un bruit un peu plus marqué puis ses pleures, sa gorge se noua et il tenta de reprendre sa respiration. « ... Lalala, lalala, lala, lala, lalala... ♪ » Reniflant à nouveau un peu plus fort, il ferma les yeux, sa voix ne demeurant plus qu'un murmure. « Kotoba ni... Dekinai. » Son regard se porta à nouveau sur les vagues qu'il peinait à réellement voir. « On est devenu tellement gays qu'on commence à faire des comédies musicales... » Un petit rire le pris, teinté d'un peu trop de désespoir. Il aurait aimé continuer à le devenir plus s'il le fallait. Trop de regrets.

« Je devrais raccrocher maintenant... » Mais il n'en avait pas envie. Garder Haruto encore un peu. Peut-être ne pourra t-il plus jamais lui parler. « T'es la meilleure chose qui me soit arrivée... Depuis toujours. » Un cadeau du ciel alors qu'il avait souvent pensé qu'on l'avait oublié. Il se mentait en faisant comme si tout allait toujours bien. Comme si ça n'avait jamais été compliqué d'être un métis en Corée du Sud, comme si la pauvreté de sa famille n'avait jamais été un problème. Ils s'aimaient, ils étaient heureux, il omettait ces jours où ils avaient à peine assez à manger, ces moments où sa mère pleurait parce qu'elle ne savait pas comment elle allait faire pour offrir une vie décente à ses enfants, où son père partait très tôt le matin et rentrait quand ils dormaient déjà tous pour gagner un salaire à peine décent. Les premières semaines à Busan où ils se demandaient s'ils allaient survivre, ces jours à Pékin où ils devaient se cacher pour ne pas être pris. Le Japon avait ressemblé à une terre promise, autant qu'il ait pu critiquer le pays. Il avait rencontré Haruto, il avait trouvé ce repère qui lui avait toujours manqué. Cette personne qui le comprenait, avec qui il n'avait pas besoin de jouer un rôle, avec qui il pouvait être lui-même et ça n'avait pas d'importance. Il l'aimait quand même.

« Pourquoi y a jamais rien qui peut aller bien ? Ma vie a jamais eu de sens, c'était pas si bien d'avoir une île, c'était pas courageux de partir quand on avait 17 ans, on se disait qu'on faisait bien, que c'était ce qu'il fallait faire, mais ça nous a rendu... » Horrible, pire que ce qu'ils étaient. Ils étaient allés trop loin. Ils allaient trop loin depuis longtemps. Totalement inconscient du mal qu'ils pouvaient faire. « T'as toujours cru en moi, toujours été là. Tu donnais vraiment un sens à ma vie. » Avec des projets qu'ils ne réaliseront peut-être jamais. Mais il l'écoutait, le conseillait, l'encourageait. Il croyait en lui quand personne d'autres ne le feraient. « Je sais pas comment je vais vivre sans toi. » Non, il n'en avait pas la moindre idée. « J'ai laissé passer ma chance, je l'ai détruite. » Et il se haïssait de plus en plus. Lui qui avait toujours usé de prétention, de narcissisme, il n'arrivait même plus à se supporter. « On se reverra plus dans cette vie-ci, j'ai vraiment hâte de te retrouver dans la prochaine, ou dans la suivante. Celle-ci, elle est déjà totalement foutu. » Faite de déception, de frustration, d'échec et d regrets. C'était tout simplement insupportable. Cherchant un peu d'air il tenta de se calmer, ne plus y penser, ne plus penser à rien. « Je vais raccrocher maintenant. » A quoi bon continuer, il devait le laisser, le libérer. Il ne pouvait rien lui apporter de bien, il ne pouvait pas lui apporter tout ce qu'il méritait. Haruto méritait tout, Ji Hoon n'avait rien. Il pouvait bien espérer, jamais il ne pourrait lui rendre ce qu'il lui avait donné.
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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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神谷 春斗 Tokyo 1.1.1990 185cm capricorn A- doctor psychiatry big brother guardian angel

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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Briseur de cœur.



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Mes trucs à moi :
Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

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Sam 15 Oct - 12:00


♡ Haroon ♡

Que Ji Hoon l'appelle, il ne s'y était vraiment pas attendu. Peut-être au fond, ça aurait été mieux s'il avait laisser le silence parler pour lui. Si plus jamais Haruto n'avait eu de nouvelles. Ce serait douloureux, pire que toutes les souffrances qu'ils avaient enduré jusque là, il en avait conscience. A quoi bon, dans ce cas ? Il n'aurait pas dû lui répondre. Il aurait dû faire celui qui comprenait, alors que non, qu'il souffrait d'être dans l'ignorance. Mais non. Il ne voulait pas faire semblant. Ça lui faisait trop de mal. Il n'avait pas pu ne pas se manifester. S'il s'était réveillé, c'était pour une bonne raison. Ce mauvais pressentiment qui l'avait saisi devait sûrement être une manifestation tordue de ses sentiments pour Ji Hoon. L'amour véritable était inexplicable, même pour ceux qui le vivaient. Surtout pour ceux qui le vivaient. S'y mêlaient toutes sortes de sentiments, de sensations, de certitudes, de doutes. C'était beau, mais aussi douloureux. Il fallait le vivre, au risque de le voir finir un jour. Au final, il ne savait plus ce qui comptait. Les merveilleux souvenirs qu'ils avaient vécu ensemble, ou le fait de le vivre encore un peu ?

Le vivre pour toujours. Haruto ne voulait pas que Ji Hoon s'en aille. Il se raccrochait désespérément à cette voix qu'il aimait tant, cet accent qui le charmait à chaque fois. Il ne pouvait pas l'abandonner, non. Qu'importe les excuses, les explications à moitié claires. Il l'aimait, le Japonais voulait qu'il lui dise en face. Encore une fois, rien qu'une seule fois. Que son homme le serre dans ses bras, qu'il puisse s'enivrer de son parfum, son odeur qui le rassurait tant. Il voulait encore plonger son regard dans ses petits yeux qui disparaissaient quand il souriait. Ce regard sombre et si profond, qu'il aimait posé sur lui. Ses mains qui le touchaient, le caressaient. Leurs doigts qui s'entremêlaient amoureusement. Ne jamais le lâcher. Haruto voulait l'embrasser encore, ça n'avait jamais été assez. Il voulait perdre ses mains dans ses cheveux, lui faire l'amour encore. Il le voulait lui, tout entier. L'homme de sa vie, tout partager avec lui. Son grand amour, vieillir à ses côtés. Son unique amour. Haruto se sentait réellement démuni. Et la seule chose qu'il pouvait faire était de refuser ce choix auquel il n'avait pu donner voix.

Non. Il ne voulait pas que son Coréen parte. Ça ne lui plaisait pas, ça le plongeait dans un désarroi profond. Haruto ne pouvait pas se montrer conciliant. Il ne se voyait pas lui mentir, quand Ji Hoon lui-même n'avait pas trouver d'excuses stupides. Même s'il ne lui disait pas tout, il lui en avouait tout de même beaucoup. Mais pour eux, oui, il ne pouvait pas partir. Ils avaient encore tant de choses à vivre. Désespéré, le psychiatre tentait de comprendre, plus ou moins cohérent dans ses questions. Il avait envie de savoir, il avait peur de savoir. Ses doutes horribles refaisaient surface, il craignait de deviner. Et, en toute honnêteté, il ne pourrait dire son sentiment vis-à-vis de ça. Mais spéculer ne servait à rien. Ji Hoon devait lui dire lui-même. C'était bizarrement important, et ça n'irait pas, tant qu'il garderait ses sombres secrets. Il préférait s'en aller, mais ne pourrait fuir éternellement. Haruto n'était donc plus sûr de rien, mis à part ses sentiments. Il l'aimait. Oui. Et Ji Hoon ne devait pas l'oublier, jamais. Il devait savoir ce qu'il lui avait apporté, le fond de la pensée de son Japonais. Ils étaient destinés l'un à l'autre, et contre ça, il n'y avait pas de lutte possible. Ils se retrouveraient, qu'importe les circonstances, il ne pouvait en aller autrement.

Attendre leurs prochaines vies lui semblaient impossible. Comment vieillir, alors qu'il souhaiterait ardemment mourir pour le retrouver ? Haruto n'avait jamais compris le suicide, peut-être avait-il eu une vie jusqu'ici trop douce ? Non. Il ne se donnerait jamais la mort. Sa vie, il l'aimait. Même s'ils étaient destinés à s'aimer dans toutes leurs incarnations, il aimait beaucoup leur histoire de cette vie-là. Il aimait celle de Lee Ji Hoon et Kamiya Haruto. Ils seraient peut-être un homme et une femme, dans la prochaine, deux femmes, qui sait. Mais il voulait profiter de celle-ci. Il n'en aurait jamais assez, bien évidemment. Quatre ans, ça lui paraissait trop peu, surtout quand le déni avait été si long. Ces dernières semaines, il n'en avait pas assez profité. Malgré les soirées passées collés l'un à l'autre, devant un film qu'ils ne regardaient même pas, à s'embrasser, se caresser, pour au final finir au lit bien plus tôt que prévu initialement. Promener Kimyaki ne serait plus jamais pareil, s'il n'y avait pas son autre père pour lui tenir furtivement la main, dans une rue moins bien éclairée. Ça lui faisait mal, de penser que leurs bons moments n'existeraient plus. Ça ne pouvait pas se terminer comme ça. Haruto refusait d'y croire. La chanson populaire lui vint en tête comme une évidence. Les paroles parlaient pour lui. Oui, il était extrêmement heureux de l'avoir rencontré, et c'était peu dire. Les mots ne suffisaient pas à l'exprimer, ne suffiraient jamais. Les larmes peut-être, celles qui coulaient désormais sans qu'il ne puisse en maîtriser le flot, avachi sur la table de sa cuisine, le téléphone contre son oreille.

Haruto craignait tant que Ji Hoon ne raccroche, écoutait ce silence qui lui pesait sur le cœur. Un rire teinté de tristesse perça douloureusement dans sa gorge, en l'entendant lui répondre en chantant. Ça le réconfortait un peu, comme une berceuse. Il souriait dans son chagrin, ça lui faisait autant de mal que de bien. Après un nouveau gloussement plein de larmes, ravalées dans un reniflement peu charmant, le Japonais hocha la tête. « Oui, un peu... Désolé. » Il rit encore un peu, sans savoir si ça le guérissait ou non. « Tu chantes pas très bien... » Bêtement, tristement, il laissa un petit rire ponctuer sa phrase. Ji Hoon chantait mal, surtout quand l'émotion étranglait ses mots, et pourtant, c'était la mélodie la plus douce que Haruto n'avait jamais entendu. Ça l'apaisait étrangement. Il voulait qu'il chante encore, savait qu'il ne pouvait lui demander. S'il avait su, il l'aurait emmené au karaoké plus souvent, forcé à lui chanter des sérénades en japonais. Il ne pourrait plus. Il souhaitait qu'il pourrait encore, un jour.

Raccrocher, et le cœur de Haruto se serra douloureusement. Non. Le mot resta coincé dans sa gorge. Non. Pas tout de suite, pas encore. Même si entendre sa voix lui faisait du mal, il ne préférait ça à un long silence. Ji Hoon semblait persuadé que ce serait la dernière fois qu'il se parlait, et l'idée lui était simplement insupportable. Le Japonais vivait le cauchemar le plus horrible qui soit, jamais il n'aurait pu se l'imaginer. Pourquoi fallait-il que ça leur tombe dessus ? « Hoonie... » Un nouveau sanglot lui serra la gorge. La déclaration de son homme provoqua en lui une vague d'émotions qui se traduisit par un nouveau flot de larmes. Comme si jamais il ne pourrait s'arrêter, et Haruto se fichait alors d'être bruyant ou pas. Il avait du mal à respirer, tant la douleur lui compressait la poitrine. Eloignant un peu le téléphone de son oreille, il tenta tant bien que mal de se reprendre. A presque vingt-sept ans, il chialait comme une collégienne. Pathétique. Quand la voix de Ji Hoon lui parvint à nouveau, son profond chagrin ne tarit pas. Son cœur se brisait à chaque phrase, Haruto avait tellement envie de le prendre dans ses bras. Comme avant. Le rassurer en lui disant qu'il avait tort. Que tout irait bien, maintenant, puisqu'ils étaient ensemble.

Il était hors de question que Ji Hoon raccroche. « Tais-toi... » Maîtrisant un nouveau sanglot sans trop savoir comment il y parvenait, Haruto reprit son souffle. « Je refuse que tu me dises adieu. » Ils se retrouveraient. Dans cette vie. « Ma vie sans toi est vraiment nulle... Peut-être que je serai mort comme un con dans mon appartement, si tu ne m'avais pas sorti chaque semaine. » Un rire dénué de joie ponctua sa phrase. « Tu ne te rends pas compte... Tu m'as tellement apporté. » Tellement, plus qu'il ne pourrait jamais le décrire. « Je t'en supplie... Arrête de dire que c'est terminé... » Son corps entier tremblait à cette idée. « Comment je fais, sans toi ? » Son esprit peinait à se l'imaginer. « Jamais je ne cesserai de t'aimer... » Son cœur se refusait à l'accepter. « Tu as rendu ma vie meilleure. Peut-être que oui, que fuir à dix-sept ans, ce n'était pas courageux, mais si tu ne l'avais pas fait, on ne se serait pas connu. Tu serais resté sur ton île, et moi, je serais resté seul. Tu ne peux pas changer ça, on était fait pour se rencontrer, Hoonie. Tu es mon meilleur ami, le plus important que je n'ai jamais eu. Et ma plus belle histoire d'amour, la seule qui compte. La seule qui comptera, pour toujours. »

Sa main tenait désespérément son téléphone contre son oreille. « Tu reviendras. Ça ne peut pas se finir comme ça... » Haruto déglutit. « Je t'aime, peu importe ce qui nous sépare. Tu ne pourras pas m'en empêcher. » Reniflant péniblement, il essuya les larmes aux coins de ses yeux. « Où est-ce que vous irez ? Tu peux me le dire, ou c'est un secret ? » Il se doutait bien de la réponse, mais le désespoir lui faisait tout tenter. « Je posterai des photos de Kimyaki, sur mon instagram. Et de moi. On sera si beaux, que tu ne pourras pas résister. Tu reviendras très vite pour nous câliner. Et tu sais quoi ? On ne t'en voudra même pas d'être parti, tellement on sera heureux de te revoir. Peut-être que Kimyaki boudera un peu, mais tu lui pardonneras, parce que c'est encore un bébé, et qu'il ne comprend pas encore tout. On sera heureux, à nouveau. » Haruto y croyait, dur comme fer. Son amour pour Ji Hoon était trop grand, trop important, pour qu'un jour, il accepte d'y renoncer. L'amour de sa vie, à jamais.

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Get through one night without you?
If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
_ _ _ _ _

Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Sam 15 Oct - 23:48
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Ne pas savoir chanter lui avait toujours fait un peu de peine. Plus jeune, il avait beau essayé, pendant les chansons en cour pour les spectacles de fin d'année. Liang avait une belle voix, douce. Il chantait vraiment très bien. Lui, il n'y était jamais arrivé. Pourtant, ce n'était pas à défaut d'essayer, mais ça n'était tout simplement pas son fort et il rit un peu aux paroles de son Japonais, hochant la tête dans le vide. Toujours plus gays. Et non, il ne chantait pas très bien. Il n'avait pas la chance d'avoir les gênes Kamiya où tous les trois chantaient parfaitement bien. Il n'avait pas entendu Haruto chanter souvent mais il s'était toujours fait la réflexion que son meilleur ami avait une belle voix. Elle s'adoucissait lorsqu'il chantait, elle devenait particulière. Il pourrait l'écouter chanter pendant des heures sans jamais se lasser. Mais il ne pourrait plus l'entendre désormais et cette pensée lui fit un peu plus mal au cœur. Réaliser petit à petit tout ce dont il serait privé le rendait déjà nostalgique, l'enfermait dans un tourbillon de peine qu'il ne quitterait plus jamais. Il y avait tant de choses qui allaient lui manquer, mais rien n'était comparable à Haruto, dans son entièreté. Lui, juste lui. Il pourrait bien se passer de tout ce qu'il avait ici, il ne garderait que lui.

D'ici peu de temps, il aurait raccroché, et tout serait terminé. Leur si belle histoire d'amour qu'ils avaient mis du temps à comprendre. Ji Hoon regrettait de ne pas en avoir profité plus. Il aurait du passer plus de temps avec lui ces derniers jours, mais il savait qu'il n'aurait pas réussi à cacher ce qui le tourmentait, la vérité. Faire comme si tout allait bien pour finalement le laisser tomber du jour au lendemain. C'était juste incroyablement cruel. Ji Hoon n'avait pas pu s'y résoudre. Prendre ses distances avaient été la solution la plus acceptable qu'il avait trouvé. Maintenant, il savait que ça allait lui manquer. De le voir, lui sourire. Demander à Haruto comment était sa journée, l'écouter parler de ses patients pour finalement lui dire qu'il n'avait pas le droit normalement de le faire. Et d'un geste de la main, Ji Hoon lui ferait que c'était normal. Il avait regardé sur internet, et beaucoup disait que les médecins parlaient de leur patient à leur conjoint. C'était normal. Ils étaient ensemble, il pouvait lui en parler, tant que Ji Hoon n'irait pas le répéter. L'écouter parler, doucement se rapprocher, l'embrasser, passionnément, langoureusement, faire l'amour, traîner au lit pendant des heures, se dire qu'ils avaient faim, se faire tranquillement livrer à manger. Leur bulle n'existera plus jamais. Cette bulle si paisible, dans laquelle ils étaient heureux. Il ne la retrouverait plus jamais.

Ils allaient quitter le pays, recommencer encore à zéro dans une autre ville, rencontrer de nouvelles personnes qui ne compteront jamais autant que Haruto. C'était comme ça, il ne pouvait rien y faire. Il ne voulait jamais plus aimer comme il aimait Haruto, aussi fort, aussi passionnément. Tout l'amour qu'il ressentait pour lui était unique et impossible à renouveler. Personne ne voudrait Haruto de toute façon. Il était parfait. Parfait pour lui. Ils allaient parfaitement ensemble, ils étaient probablement destinés. Quelque part, il était écrit qu'aucune personne sur cette terre n'irait mieux à Lee Ji Hoon que Kamiya Haruto et l'inverse était vrai aussi.

Se taire. Ji Hoon pinça les lèvres, gardant le silence, capitulant sagement. Il aurait du racrocher. Ne pas dire adieu était impossible, pourquoi ne pouvait-il pas le comprendre ? C'était terminé. Il avait trop joué, il avait perdu. Sentant à nouveau les larmes montés aux yeux, il avait l'impression de manquer d'air à cause de cette boule dans sa gorge. Ces weekend où il sortait de chez eux, tout confiant, faisant mine de ne pas savoir où aller alors qu'il savait parfaitement où il voulait être. Chez ce Japonais bizarre qui ne sortait jamais. Il voulait le sortir, qu'il vienne boire un verre avec lui, pour pouvoir lui parler, bouger ses mains, progressivement réussir à sortir quelques mots, puis des phrases, puis lui parler réellement. Comme un rituel. Ji Hoon comprenait désormais pourquoi il agissait comme ça. Pourquoi il souhaitait tellement aller voir ce Japonais. Pourquoi il voulait l'emmener avec lui lors de ses soirées. Pourquoi il n'aimait pas beaucoup quand il allait vers des filles, qu'il le laissait seul. Tant de souvenirs qu'il n'oublierait jamais. Ils étaient fait pour se rencontrer, c'était écrit, il le savait. Tout ça était destiné, comme cette fin tragique, probablement. Son meilleur ami, l'amour de sa vie. Celui qu'il aimera pour toujours. Jusqu'à la fin.

Ji Hoon reviendrait. Non, ça n'arriverait pas cette fois. Ses yeux se fermèrent doucement et il garda un soupir au fond de sa gorge. Les mots d'Haruto lui faisait mal, plus qu'il ne pouvait l'imaginer. Non, ça ne devrait pas se finir comme ça. Dans un beau livre, ils se retrouveraient, et s'aimeraient jusqu'à la fin, jusqu'à leurs vieux jours. Ils resteraient ensemble, main dans la main, quatre-vingt ans à toujours encore se regarder amoureuse, s'embrasser, raconter aux plus jeunes comment ils se sont rencontrés, comment ils se sont aimés. Au fond, c'était ainsi qu'il avait voulu imaginer son futur avec lui. Ils auraient emménagé ensemble, près de chez Liang, avec Kimyaki. D'ici quelques années, le mariage homosexuel aurait été accepté, ils se seraient mariés, peut-être qu'ils auraient adopté. Un enfant, parce que trois, en réalité, c'était trop. Deux maximum. Ou bien ils n'auraient pas adopté et auraient eu une petite vie paisible à deux. Ils auraient été heureux, un bonheur qui frôlait l'insolence. Oui, c'était comme ça qu'il aurait aimé imaginer les choses, mais ça n'arriverait jamais. « Pour l'instant, on va à Taiwan. » A quoi bon lui cacher, ils n'étaient même pas certain d'y rester longtemps. C'était le plus proche pour l'instant. Retourner en Chine ou en Corée du Sud était trop risqué. Ils risquaient de vite repartir de toute façon.

Des photos de Kimyaki et de lui sur Instagram. Reniflant à nouveau, il regretta amèrement de ne pas avoir pensé à prendre un mouchoir. Il n'avait pas besoin de les voir pour avoir envie de les câliner. Aussi beaux qu'ils étaient, il ne pourra quand même pas revenir. Haruto était trop optimiste, il vivait dans des illusions. Ça ne marchait pas comme ça. Ce n'était malheureusement pas aussi simple. Fermant les yeux, il tenta bêtement de s'imaginer. S'il pouvait revenir. Frapper à la porte d'Haruto, lui sauter au cou lorsqu'il ouvrirait. Il le serrerait fort. Si fort qu'il serait obligé de lui demander de le relâcher un peu. Et il l'embrasserait, longuement, plusieurs fois, en s'excusant d'être partie, en lui répétant mille fois s'il le fallait qu'il lui avait manqué jusqu'à ce qu'il réalise. Lui dire qu'il ne repartirait plus. Que maintenant, ils allaient rester ensemble pour toujours, qu'ils allaient être heureux comme avant. Ji Hoon se mit à fantasmer ce moment, à l'imaginer, si bien qu'il pouvait presque ressentir ce bonheur immense de retrouver l'amour de sa vie. Pour finalement revenir sur terre et réaliser que ça n'arriverait jamais en réalité, replonger dans son désespoir.

« Les happy-ends, ça existe pas. » Un douloureux soupir quitta ses lèvres avant qu'il ne rouvre brusquement les yeux. Non, ça n'existait pas. « Je serais plus jamais heureux, j'ai plus le droit de l'être de toute façon. » Ses larmes furent bizarrement ravalées et il se leva, le téléphone toujours fixer contre son oreille. Les pierres lui donnaient mal aux pieds mais actuellement, il s'en fichait. « Peut-être que toi, t'arrives encore à y croire. Que ça peut bien se finir, que les choses peuvent changer. L'amour résout pas tout. Aussi fort que tu peux aimer, ça change rien, ça aide en rien. » Il l'avait appris à ses dépends tout au long de sa vie. Ils s'aimaient tous, ça ne les avait pas empêché de mourir de faim, de se demander comment ils feront jusqu'à la prochaine paie, à s'arranger entre eux pour combler les besoins des autres. « On vit dans un monde où ça change rien, où tu dois te battre tous les jours comme un chien pour pas sombrer. Tu peux pas comprendre, c'est pas des trucs que tu peux comprendre. » Non, il avait eu cette chance de n'avoir jamais manqué de rien, l'amour et l'argent, une belle maison, une belle famille. « Quand t'as rien, tu peux rien faire contre ça, Liang l'avait compris mieux que moi, plus vite. C'est comme une malédiction, rien n'ira jamais bien, y aura jamais de fins heureuses, c'est comme ça. »

Le vent s'était levé mais il y prêta à peine attention. Il était en colère contre le monde entier, surtout contre eux. Mais Ji Hoon savait au fond de lui qu'ils ne pourraient plus rien y changer. Ils avaient tenté de changer les choses, de faire de leur mieux. Ils voulaient aider leur famille, ça n'avait servi à rien. « On a tué un homme, puis on l'a balancé à la mer. On est pas des types bien, on l'a jamais été. Depuis toujours, on sait que si on laissait les choses se faire, on aurait jamais rien. On aurait la même vie pourrie que nos parents, à jamais savoir comment faire pour que ça aille mieux. Parce que y a rien à faire. » Il s'en voulait de dire ça. Oui, parfois, ils étaient heureux. Des petits moments de bonheur. Leurs parents les aimaient, ils faisaient tout leur possible pour eux. Ils avaient essayé de leur rendre la pareille, mais ils avaient échoué, il était mort quand même, les laissant tous dans un profond désarroi. Se calmant un peu, il commençait à avoir des vertiges, la fatigue, son coeur qui battait trop vite. « L'amour ça sauve personne. On peut faire le maximum, ça change rien. Personne pourra plus nous sauver non plus. » Plus calme, il recula d'un pas pour se rasseoir, les larmes perlaient à nouveau au coin de ses yeux mais il tenta au mieux de les maîtriser. « Toi, tu peux encore être heureux, tu peux faire ta vie. Sors, profite de tout ce que tu peux avoir. Tu comptes pour plus de personnes que tu ne penses. » Pinçant les lèvres, il ravala ses larmes, tentant de sourire même s'il ne pouvait pas le voir.

« Je t'aimerai toujours, je penserai toujours à toi. Et tu me manqueras. Tu me manques déjà. Tu mérites ce qu'il y a de mieux, gâche pas ta vie à m'attendre, j'en vaux pas la peine, j'en ai jamais valu la peine. T'es beaucoup trop bien pour moi. » La seule bonne chose qui lui était arrivé. Sa vie au Japon rimait avec abondance dans tout les domaines. Argent, travail, amour, il avait eu tout ce qu'il avait toujours désiré. Devenir magicien, gagner sa vie avec Liang, tomber amoureux de l'amour de sa vie. Un jour ou l'autre, il fallait payer ce qu'on nous avait donné, et il n'aurait jamais pensé le payer aussi cher. « Désolé, je sais que j'aurais tout du t'expliquer, mais je veux pas le faire. Avec ce que je viens de te dire, ça suffit. On aurait jamais pensé que ça pourrait arriver, on voulait pas que ça arrive. » C'était un accident, mais il n'arrivait pas à le dire. C'était tenter de se déculpabiliser et Ji Hoon se le refusait. Il était coupable, et il devait vivre avec ça. « On se retrouvera plus jamais ici. Mais j'attendrai. » Dans cette prochaine vie dans laquelle il plaçait beaucoup trop d'espoir, peut-être vainement. Il l'attendrait. Parce que deux âmes soeurs se retrouvent toujours, quoiqu'il arrive. C'était la seule certitude qu'il pouvait encore avoir actuellement. La seule qui l'aidait à tenir le coup.
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神谷 春斗 Tokyo 1.1.1990 185cm capricorn A- doctor psychiatry big brother guardian angel

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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

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Dim 16 Oct - 13:55


♡ Haroon ♡

Rire un peu, pour essayer de moins pleurer. En vain, les larmes continuaient à couler sans qu'il ne semblait pouvoir y faire quelque chose. Peut-être qu'au fond, Haruto n'en avait pas vraiment envie. Maîtriser ses larmes, faire comme si tout irait mieux plus tard. Ji Hoon lui avait reproché sa tendance à tout accepter sans se battre ou faire entendre sa voix, et il avait eu raison. Le Japonais ne voulait pas le voir partir, jamais. Qu'importe les arguments, il se refusait à les entendre. Ce n'était qu'un cauchemar, ça ne pouvait avoir lieu. Il le refusait, tout son être le refusait. Même en essayant le plus fort possible, il n'avait jamais pu s'imaginer sa vie sans son Coréen. Il se savait égoïste, mais n'avait pas l'envie de changer. Il l'aimait, plus que tout. Jusqu'au bout, à jamais. Ses sentiments débordaient, et le psychiatre ne paraissait plus capable de s'arrêter. Les mots coulaient naturellement, il laissait parler son cœur. Ji Hoon devait comprendre, devait se rendre compte de l'importance qu'il avait dans sa vie.

Taiwan. La réponse le surprit. Non pas pour la destination choisie, mais bien parce qu'il y en eu une. Taiwan. Si loin, si proche. Son cœur battait à tout rompre, et pendant un instant, Haruto s'imagina le rejoindre sur l'île. Quitte à s'y perdre, à apprendre intensément le chinois. Il était prêt à le faire, même s'il savait pertinemment qu'il ne pourrait pas. Le désespoir le faisait divaguer. Il pouvait s'imaginer une vie loin de Tokyo, tant qu'il la passait aux côtés de Ji Hoon. Mais ce ne serait pas possible, il en avait parfaitement conscience. Trop d'éléments restaient encore inconnus. A Taiwan, y resteront-ils seulement ? Qu'avaient-ils prévu de faire, au fond. Le psychiatre savait qu'il ne serait pas le bienvenu, qu'il ne serait qu'un poids, et peut-être bien que le réaliser lui faisait mal. Beaucoup de mal. Parce qu'il ne serait jamais assez important. Il ne put donner de réponse, lui demander pour combien de temps, s'il savait où exactement. Son silence pesa sur sa propre conscience.

Haruto préféra parler de Kimyaki. De ces photos qu'il prendra sûrement. Il les posterait. Si elles ne faisaient pas flancher Ji Hoon, elles lui donneraient au moins des nouvelles. Parce qu'il ne pouvait s'imaginer que ce dernier ne souhaite plus jamais en avoir. Même s'il n'en recevait pas en retour, il pouvait bien lui donner ça. Le Japonais ne comprenait pas encore bien pourquoi il fuyait, cependant, il ne pouvait se résoudre à tirer un trait sur tout ça. Sur leur amour, cette petite famille qu'il formait, avec leur bichon. Leur relation si spéciale, entourée de cette bulle tout douce dans laquelle ils aimaient tellement rester. Peut-être que ça avait été trop doux, que l'univers remettait les choses en place de manière un peu trop cruelle. Qu'un trop grand bonheur se devait d'avoir un échange équivalent. Un grand malheur. Naïvement, Haruto s'était imaginé que les difficultés rencontrées ces derniers mois suffisaient. Il fallait croire que non. Qu'à côté, ce n'était rien. Etre séparés un mois lui paraissait soudain bien moins difficile. Il avait déjà eu tant de mal, à l'époque. Et Ji Hoon pensait réellement qu'il pourrait survivre, pour tout le reste de sa vie ?

Les mots de Ji Hoon lui glacèrent le sang. Peut-être le Japonais se montrait trop romantique, mais, il voulait croire que tout pouvait bien se finir. Comme dans un Disney. Son homme devait y croire plus que quiconque. Il savait. Il ne lui avait jamais dit, mais Haruto connaissait parfaitement sa faiblesse pour les amis de Mickey. Un vague sourire apparut sur ses lèvres à cette pensée, mais disparut bien vite. Son prénom lui échappa, mais Ji Hoon ne semblait pas l'entendre. Pourquoi n'aurait-il plus le droit au bonheur ? Haruto avait tant de mal à comprendre, et chaque mot prononcé lui brisait un peu plus le cœur. Pinçant les lèvres, il résista tant mieux que mal. Ne pas céder, retenir ses larmes. Il essuya rapidement celles qui menaçaient de couler, écoutant son homme, désespéré de ne pouvoir lui répondre. Son poing se serra, tant il s'en voulait d'être impuissant face au désespoir de l'homme de sa vie. Que pouvait-il bien faire, puisqu'il restait sourd à ses appels, à ses tentatives pour le raisonner.

Son ventre se serra violemment, et un grand froid l'envahit. De quoi parlait-il soudain ? Avait-il bien entendu ? Haruto peinait à le croire, pensait à son imagination. Une exagération comme Ji Hoon en faisait parfois. Les mots l'assommaient, il avait du mal à les assimiler. Pourtant, il était incapable de lui demander de répéter. Les larmes de coulaient plus, le Japonais restait bêtement assis, sans savoir quoi faire. Complètement sonné, il se répétait l'aveu abracadabrantesque de son Coréen. La voix de ce dernier lui semblait soudainement lointaine, comme s'il allait s'évanouir. Déglutissant péniblement, Haruto essayait de recouvrer ses esprits. « Ji Hoon... » Il ne reconnut pas sa propre voix. Blanche, sans sentiments. L'incompréhension l'empêchait de penser correctement. Des frissons commençaient à parcourir son corps, et ils n'avaient rien d'agréable. Ji Hoon continuait de parler, comme pris dans une transe étrange, et Haruto semblait incapable de pouvoir faire quoique ce soit pour l'arrêter. C'était un miracle, que son cœur batte encore, après avoir été détruit de la sorte. Avachi sur sa chaise, le Japonais ne pouvait rien faire qu'écouter, le téléphone appuyé contre son oreille. Il craignait d'entendre la tonalité annonçant cruellement qu'il avait raccroché.

« Moi aussi... » Il l'aimerait toujours. C'était juré, promis. Il ne pouvait en être autrement. L'amour de sa vie, le seul et unique, celui qui compterait à jamais. Ji Hoon lui manquait tout le temps, lorsqu'il n'était pas près de lui. Se l'imaginer à des centaines de kilomètres lui faisait déjà beaucoup de mal, surtout s'il savait qu'il ne le reverrait jamais. Parce que son homme était têtu. Si borné, même s'il avait tort. Il avait tort. Il se reverrait. Haruto ne voulait pas quelqu'un d'autre dans sa vie, homme ou femme. Ça lui paraissait si déplacé. Il n'aimerait jamais comme l'aimait. Ce serait trop cruel. Ils avaient déjà connu ça, en plus. Ils savaient le mal que ça faisait. Reniflant péniblement, ses pensées tournaient à la fois si vite, et si lentement. La confusion entravait son esprit, et les mots restaient bloqués dans sa gorge. Complètement abasourdi, Haruto ne savait quoi faire, quoi dire. Seule restait, lancinante, son envie de le serrer contre lui. Il ne réalisait pas encore, avait du mal à croire que tout ça était vrai. Que ça arrivait réellement, cruellement, abominablement. C'était terrible, horrible. Un besoin vital, l'avoir près de lui, était la seule réalité qui demeurait immuable dans son cœur. Le retrouver, le rejoindre.

Le rejoindre. « Où tu es ? » Lentement, Haruto se leva de sa chaise. Un poing serré contre la table, il resta penché par-dessus le meuble. Il réalisa qu'il respirait mal. A bout de souffle, il tenta de compter les battements douloureux de son cœur, en vain. Il ne se préoccupait plus vraiment de lui, une seule idée en tête. Ji Hoon avait besoin de lui, même s'il ne se l'avouait pas. « Dis-moi où tu es ! » La colère haussa le ton de sa voix. La peur, également. Il réalisa soudainement. Il allait le perdre. Pour toujours. Ses membres tremblaient. Il allait le perdre. L'amour de sa vie. Il allait le perdre. Renversant sa chaise, il se précipita vers l'interrupteur, inondant la seconde d'après la cuisine d'une lumière trop aveuglante. C'était vrai. Ça se passait réellement. Il allait le perdre. Serrant le téléphone entre ses doigts tremblant, il laissa un sanglot mourir dans sa gorge. « On doit parler. Pas comme ça, pas au téléphone. » Un gémissement troubla sa voix. « T'as pas le droit ! Tu m'entends ! J'en ai rien à faire de ce que tu crois bon pour moi ! J'en décide seul ! » Les larmes recommençaient à couler, et il renifla péniblement. « T'as pas le droit de me faire ça. De décider pour moi. On est un couple, on est deux. Tu comprends pas ? » Son poing frappa malgré lui dans le mur. Il avait tellement mal, qu'il ne ressentit pas la douleur à son poignet. « J'ai attendu... Que tu me parles. J'ai attendu, parce que je t'aime. Je me disais que ça en valait la peine, que je pouvais te faire confiance. Je le pense toujours. Je crois en toi. » Et ça ne changerait jamais. Même si Haruto réalisait, petit à petit, si les pièces du puzzle se mettaient doucement en place, Ji Hoon garderait cette place si particulière, tellement importante. Cette place qu'il avait toujours eu, qu'il aurait toujours. Parce que c'était lui, que ça ne serait personne d'autre. Que c'était Lee Ji Hoon et Kamiya Haruto.

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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
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Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Dim 16 Oct - 23:00
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Jamais son cœur ne lui avait fait aussi mal, jamais il n'avait eu l'impression d'être aussi impuissant, de ne rien contrôler. Cette soirée repassait en boucle dans sa tête, quand il était encore confiant en allant aider Liang, quand ce type l'avait frappé, si fort qu'il avait l'impression qu'il allait y rester, commençant déjà à prier Dieu pour qu'il l'aide, à faire une liste de ses regrets. Il pouvait sentir au bout de ses doigts ce corps qu'il poussait doucement dans la mer. Tout avait changé à ce moment là. Les jumeaux qui voulaient aider leur famille, les aider, étaient devenus des meurtriers, c'était impardonnable, intolérable. Il regrettait tellement, il s'en voulait tellement. Jamais il n'aurait pensé pouvoir se détester à ce point. Avec Liang, ils n'en parlaient pas. Presque pas. Contrairement à leur habitude, ils ne partageaient pas ce qu'ils ressentaient, il faisait comme si de rien n'était trop occupé à préparer leur fuite. Le sujet était tabou, sans doute pour ne pas craquer, pour ne pas littéralement perdre la tête. Comme lui, ce soir.

Jamais il n'aurait du appeler Haruto. Il aurait du lui envoyer le message et éteindre son téléphone, le balancer à la mer, à tout jamais. L'entendre lui parler, faire des plans qui n’arriveront jamais, lui serrait le coeur, le lui brisait un peu plus. Jamais cela n'arriverait. Cette vie heureuse, avec Kimyaki. Une vie paisible, une routine quotidienne qui s'installerait et qu'ils adoreraient. Cette bulle qui les protégerait toujours, sauf des films d'horreur contre lesquels il ne pouvait pas lutter. Du moins, parce qu'il ne se l'autorisait pas. Il voulait garder un peu de virilité, une certaine crédibilité. Non, il n'avait pas peur des films d'horreur, il n'avait peur d'absolument rien. Ce soir, il réalisait qu'en réalité, ça n'avait rien d'effrayant. Ce qui était effrayant, c'était de réaliser que c'était terminer, qu'il allait perdre la meilleure chose qui lui soit arrivé, sa plus belle rencontre, son grand amour. Rien ne lui faisait plus peur. De se dire qu'aucun souvenir en plus ne sera ajouter. Que pour toujours, il devrait se contenter que ces moments-là, de ces quatre petites années, bien trop courtes, si douces, si belles. Près de lui. Leurs fous rires incontrôlables pour des choses insignifiantes, ces blagues qu'ils étaient les seuls à trouver drôle, les expériences culinaires bizarres qu'ils avaient tenté de faire quand il vivait avec lui, pour finalement commander des pizzas et être plus raisonnables. Les petites confidences qu'ils se faisaient, sur des choses qui leur étaient arrivés avant de se recontrer ou il y a peu de temps. Parler de leurs familles, les gens qu'ils connaissaient. Il n'en saurait jamais plus sur Kamiya Haruto.

Des photos de Kimyaki et lui, il les voulait. Il voulait s'assurer qu'ils allaient bien. Il voulait voir la vie d'Haruto aux travers de quelques clichés qui ne refléteraient probablement jamais la réalité de sa vie, mais ça suffirait à le rassurer. A se dire qu'il était là, dans ce même monde, à respirer le même air que lui. Parce que ça ne suffirait pas à le faire revenir. Il ne pouvait pas. C'était horrible, abominable. Ils avaient commis l'irréparable avec Liang, il n'avait pas le droit de vivre son petit bonheur comme si de rien n'était. De risquer de mette Haruto en danger parce qu'il était trop égoïste. Ji Hoon devait le protéger. Il ne supporterait pas l'idée qu'on fasse du mal à l'homme qu'il aimait, encore moins par sa faute. Haruto méritait tout le bonheur du monde, et le Coréen aurait voulu lui apporter. Il aurait voulu être celui qui le rendait heureux, qui le faisait sourire, rire. Commencer un petit boulot à son tour, pour finalement en trouver un vrai. Avoir cet appartement en face d'un autre où vivraient ses frères. Se retrouver le soir pour se raconter ce qu'ils avaient fait de la journée. L'écouter lui parler de ses patients, connaître les noms de ses collègues à force d'en entendre parler. Savoir si l'infirmier avait enfin réussi à se taper la petite interne sexy qui allait bientôt passer son doctorat. De tout son coeur, il aurait aimé que les choses se passent ainsi.

C'était un sentiment horrible, se dire qu'il ne pourra plus jamais le toucher, l'embrasser. Sentir son souffle contre ses lèvres, son regard plongé dans le sien. Ne plus pouvoir le fixer en se disant combien il avait envie de lui dévorer les lèvres, de glisser ses mains sur son torse puis dans son dos pour l'amener plus près. Ne plus jamais sentir son odeur. Même sa mauvaise haleine matinale au réveil allait lui manquer. Tout, absolument tout. Tout ce qu'il était, même ses petits défauts qu'il avait appris à accepter, à adorer. Ces petites choses qui l'exaspéraient, qu'il lui reprochait parfois, elles allaient lui manquer aussi. Ji Hoon ne savait pas comment il allait faire pour se passer de lui. Son Japonais avait toujours été là, depuis quatre ans. Quand il allait mal, il l'écoutait, il le soutenait. Il l'aidait à trouver des solutions, trouvait des explications alternatives où les choses s'arrangeaient. Mais là, il ne pouvait pas. Il n'y avait rien pour arranger les choses. C'était trop grave.

Comme posséder, Ji Hoon s'était mis à parler, reconnaissant à peine sa voix, teinté d'un peu trop de détresse, paniqué. Il en voulait au monde entier de ne pas avoir eu la chance que d'autres avaient. Il haïssait les riches, tous. Pourtant, il faisait tout pour le devenir, comblé ce qu'il n'avait pas pu avoir. Il détestait ces personnes nés avec tout, qui pouvait acheter des Jaguars sur un coup de tête pour gagner l'amour d'un homme. Ces personnes qui dirigeaient tout parce qu'ils le pouvaient, parce qu'ils avaient l'argent qui allait avec. Il n'en voulait pas à Haruto de ne pas comprendre. C'était normal de ne pas comprendre ce genre de choses, au fond. Mais son optimisme lui brisait toujours plus le coeur, il devait comprendre que cette fois, l'amour n'allait pas triompher à la fin. Sa gorge était sèche, il peinait à humidifier ses lèvres une fois assis, son coeur battant à un rythme effréné en réalisant qu'il lui avait dit. Il le lui avait avoué. Ses larmes coulèrent à nouveau quand il entendit à l'autre bout du fil la voix de son Japonais lui dire qu'il l'aimait aussi. Il ne devrait pas. Il ne devrait plus. Il devait le détester, raccrocher, même appeler la police. Il venait de lui confesser un meurtre, le réalisait-il ? Ji Hoon s'étonnait d'en être encore surpris. Leur amour dépassait la raison, la justice, tout ce qui allait avec. Ce n'était probablement pas une bonne chose. Non, sans doute pas. Haruto devait retrouver la raison, il ne pouvait accepter ça. Il devrait le détester comme lui parvenait désormais à se détester.

La voix de Haruto raisonna soudainement à l'autre bout du fil et Ji Hoon eut l'impression de sentir son sang se glacer. Où il était. Par réflexe, il regarda autour de lui comme pour voir où il se trouvait, balbutiant comme un enfant prit en faute. « Haruto... Écoute, c'est pas important, où je suis... » Ils ne devaient pas se voir. C'était une très mauvaise idée, le Coréen le savait. Il ne fallait pas qu'il le voit, c'était déjà assez difficile comme ça. Mais lorsqu'il reprit, en haussant le ton, il n'osa même plus répondre, même plus argumenter, sa bouche s'ouvrit pour immédiatement se refermer. Ils ne devaient pas se voir, ils ne devaient plus se voir, mais il ne trouvait pas la force de parler. Non, ils ne devaient plus parler, ils devaient raccrocher, se dire adieu. Pour toujours. Mais toute conviction l'avait quitté, il n'avait pas la force de lui répondre, de lutter. Jamais Haruto ne lui avait parlé ainsi, jamais il n'avait agi de cette façon et Ji Hoon se sentait profondément démuni, incapable de savoir quoi faire. Non, il n'avait pas le droit de décider pour lui, mais il n'avait pas le choix. Ils étaient un couple mais Haruto n'avait pas été là ce fameux soir, il ne pouvait pas gérer ça. Sursautant en entendant un bruit sourd, comme s'il frappait dans quelque chose, son cœur s’accéléra. Il s'en voulait, de l'avoir mis dans cet état. Il n'aurait peut-être jamais du aller vers lui, l'ignorer ce soir-là, ne pas entrer dans sa vie. Il ne lui aurait jamais fait tout ce mal. Pourtant, comment pouvait-il regretter, cette relation, cet amour. Ce qu'ils avaient vécu. Il n'y arrivait pas, même maintenant.

« Calme-toi, s'il te plaît... Calme toi... » Fermant les yeux, il se demanda s'il n'était pas entrain de parler à eux deux et pas juste à Haruto. « Ça va rendre les choses encore plus difficile... » Liang lui en voudrait probablement. Il lui avait dit de ne pas le lui dire, de ne pas le voir. Ji Hoon n'avait pas pu se résoudre à partir comme un voleur. Ne plus le voir, il l'avait accepté, difficilement. Au fond, il ne l'avait pas accepté. Il avait besoin de le voir, il avait besoin de lui. Pas seulement ce soir, il aurait toujours besoin de lui mais il savait que ce n'était pas possible. « Je suis à Odaiba... Près de la mer. » Regardant autour de lui, il chercha du regard un endroit distinctif qui pourrait aider Haruto à se repérer. « Derrière moi, il y a ce restaurant Hawaiien où on était un fois. Celui qui est pas bon. » Ils y avaient été l'été dernier comme Haruto ne pouvait pas prendre de vacances, Ji Hoon avait trouvé l'idée bonne d'aller manger hawaiien pour faire comme si. Ils avaient amèrement regretter l'expérience. « Calme toi, fais attention à toi. On devrait pas se voir... » Non, ils ne devraient pas. Éloignant le téléphone de son oreille, il raccrocha sans rien ajouter, baissant la tête. Haruto allait venir, il allait le voir. Encore une fois, une dernière fois. Ça lui semblait encore plus cruel, réaliser que ça n'arriverait plus jamais, de l'avoir aussi près de lui. Mais il en avait besoin aussi. Il avait besoin de le voir ce soir, de sentir sa chaleur, de se sentir protéger même si ce n'était pas réellement le cas. Peut-être même sentir cette bulle, qui disparaîtra définitivement ce soir quand il repartira. Il fallait qu'il calme ses larmes avant qu'il n'arrive. L'amour de sa vie ne devait pas le voir aussi pathétique, jamais.
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Lun 17 Oct - 22:25


♡ Haroon ♡

Haruto peinait à croire que ce qu'il était en train de vivre fut vrai. C'était si incroyable. Un véritable cauchemar, duquel il ne pouvait se réveiller. Parce que ça se passait, il le vivait. Douloureusement. Son cœur lui faisait si mal, il arrivait à peine à reprendre son souffle, entre deux sanglots. Jamais, de toute sa vie, il n'avait connu autant de chagrin. C'était plus que ça, plus que de la simple tristesse. C'était du désespoir. Son optimisme fragilisé par l'obstination de Ji Hoon, le Japonais luttait pour garder l'espoir qu'au fond, tout s'arrangerait. Tout finirait bien. Ça ne pouvait se terminer comme ça. Leur si belle histoire, leur amour exceptionnel. Ce ne serait qu'un abominable gâchis, et Haruto ne pouvait s'y résoudre. Parfois, il s'était demandé ce que serait sa vie, sans son meilleur ami. Et un grand vide l'avait invariablement envahi. Il s'était toujours rassuré, en se disant que ça n'arriverait pas. Ils avaient trop besoin l'un de l'autre, et il ferait tout pour qu'ils ne s'éloignent pas trop. Le Coréen – son Coréen – comptait trop, pour lui. Et c'était d'autant plus vrai ce jour-là. Ils avaient traversé tant de choses, survécu à d'autres. Ils s'étaient promis de ne jamais se laisser tomber, et le psychiatre s'était secrètement fait le serment de toujours veiller sur celui qu'il considérait aujourd'hui comme l'homme de sa vie.

Peut-être bien qu'il ne réalisait pas encore toute l'ampleur de l'aveu de Ji Hoon. Ils avaient tué un homme. La panique causée par l'annonce du départ imminent des jumeaux avait suffi à balayer toute autre priorité. Haruto semblait avoir perdu tout ce bon sens bien nippon qu'il avait toujours possédé. Sa raison ne tournait plus qu'autour d'une seule urgence : il allait perdre l'amour de sa vie, et cette idée l'anéantirait, à ne pas douter. Ce ne serait plus jamais pareil. Mais il se refusait à l'accepter. De toute ses forces, il rejetait cette réalité. Une colère sourde monta en lui. Pas contre Ji Hoon, mais contre lui-même. De n'avoir jamais rien fait pour que ce dernier lui parle. Il n'avait été qu'un lâche, ayant eu trop peur de ce que son meilleur ami pourrait lui avouer. Il avait eu peur de lui-même, ses réactions. Le psychiatre avait vu des signes, les avait toujours ignoré. Il avait fait l'imbécile, n'était qu'un imbécile. Le plus stupide et mauvais des meilleurs amis. Il aurait dû l'écouter, quitte à lui forcer un peu la main. Il aurait dû correctement le soutenir, au lieu d'ignorer ce qu'il craignait d'apprendre. Ça avait été plus simple, sûrement pour les deux. Rester dans leur bulle avait été si doux. Trop doux, et ils le payaient désormais amèrement. Pourtant, Haruto ne parvenait à regretter ces instants partagés avec lui, parmi les plus beaux de toute sa vie. Et il était prêt à parier que s'il devait recommencer, il ne changerait sûrement rien. Ses sentiments pour Ji Hoon guideraient sûrement sa vie jusqu'à la fin.

Ce fut pourquoi il se montra si autoritaire. Si, c'était important, où il se trouvait. Il devait savoir. Sûrement seul, dans un endroit isolé. Une peur irrationnelle le saisit. Et si Ji Hoon faisait une bêtise ? Encore pire que celle de quitter le Japon pour Taiwan ? Pris d'un vertige, Haruto sentit la nausée lui tordre à nouveau le ventre. Il respirait mal, sentait la sueur couler dans son dos, aidant de terribles frissons à lui glacer le corps. Son poing serré restait contre le mur qu'il venait de frapper. Et un flot de paroles incontrôlé coula de sa bouche. Le psychiatre d'ordinaire si posé cédait à la plus pathétique des paniques. Il ne maîtrisait plus sa propre voix, le ton teinté de colère désespérée qui l'accompagnait. Il laissait simplement son cœur parler pour lui, son désespoir, aussi. La détresse qu'il ressentait devenait tangible. Se redressant, il ferma les yeux entendant la voix de Ji Hoon lui intimant de se calmer. Le pouce et l'index de sa main libre pincèrent l'arête de son nez, alors qu'il tentait d'obéir. Bien qu'ayant conscience qu'il ne pouvait pas le voir, Haruto secoua la tête. Ce serait difficile, oui, sûrement, mais il ne pouvait se résoudre à ne pas le rejoindre. Il devait le voir. C'était urgent, vital. Quand enfin, son homme lui donna une réponse, il retint son souffle, se répétant mentalement les informations qu'il lui donnait. Odaiba. Près de la mer. C'était vague, mais un petit rire lui échappa bientôt. Ce restaurant hawaïen, le Japonais s'en rappelait très bien, se souvenait qu'il avait souhaité l'oublier rapidement, se félicitait de ne pas y être parvenu. « Ah... Ce restaurant-là... »

Ji Hoon avait sûrement raison. Ils ne devraient pas se voir. Mais ils se verraient quand même. Parce qu'aussi tête qu'il pouvait l'être, Haruto parvenait à se montrer encore plus obstiné. « Tu me connais, pourtant. » Il eut à peine le temps de prononcer sa phrase, que Ji Hoon avait raccroché. Fixant son téléphone, une fois décollé de son oreille, Haruto se mordit la lèvre. « Attends-moi. J'arrive. » Un murmure pour lui-même, et il fila dans sa chambre, enfilant rapidement un jean par-dessus son bas de pyjama, et un sweat-shirt attrapé au hasard dans son dressing. Manteau et écharpe à peine enfilés, qu'il attrapa à la volée son porte-feuilles et ses clés de voiture, alors qu'il enfilait déjà ses tennis blanches. Le froid acheva de le réveiller, une fois au bas de son immeuble. Se hâtant de retrouver sa voiture, il démarra rapidement une fois attaché, et se dirigea vers Odaiba.

Perdu dans ses pensées, le Japonais fut assailli par des bribes de leur conversation. Certains tournaient dans sa tête, de façon lancinante. Il remarquait à peine sa vitesse légèrement supérieure à la moyenne autorisée, s'en fichait un peu. Son cœur ne calmait pas le rythme alarmant qu'il avait adopté, depuis un moment déjà. Tâtonnant le siège passager, ses doigts cherchèrent à agripper la petite bouteille d'eau qui glissait paresseusement, d'un lent mouvement. Agacé, Haruto baissa les yeux pour enfin mettre la main dessus, et seul son instinct le fit relever la tête à temps, pilant devant cette femme qui traversait, la lumière rouge du feu qu'il allait griller illuminant ses traits horrifiés. La jeune femme lui lança un regard halluciné, hurlant une vulgarité qu'il méritait bien. Tremblant de tous ses membres, Haruto abandonna cette fichue bouteille, serrant le volant entre ses mains, sentant un nouveau excès de larmes menacer de couler. Son front heurta doucement le volant. Il devait se calmer. Faire attention. La voix de Ji Hoon lui réchauffa un peu le cœur. S'il avait un accident, il ne le verrait vraiment plus. Le doux klaxon d'un scooter le fit se redresser, et ses yeux rencontrèrent le vert du feu qui l'autorisa à reprendre sa route. Plus calmement. Ji Hoon l'attendait, il en était persuadé.

Trouvant aisément une place sur le parking quasiment vide du restaurant hawaïen, Haruto chercha la silhouette aimée des yeux. Quand il l'aperçut, il crut sentir son cœur tomber dans son ventre. L'envie de le rejoindre en courant le saisit, mais il y résista tant bien que mal. Avançant vers Ji Hoon, il s'essuya le coin des yeux, voulant avoir l'air le moins misérable possible. Il tremblait, et une fois à seulement quelques pas de lui, il réalisa. Ce que son homme devait traverser. Dans ses yeux se lisaient sa peine, son désarroi. Et le cœur du Japonais se brisa, en constatant son était. Lentement, il défit le nœud de son écharpe, avant de combler l'espace qui les séparait encore. Avec une extrême précaution, il la noua autour du cou de son Coréen. Ses mains se plaquèrent ensuite sur les oreilles de ce dernier, et il devina qu'il était là depuis plus longtemps qu'il ne l'avait d'abord pensé. Pinçant les lèvres, Haruto réalisa qu'il n'avait dit mot. Sa gorge restait désespérément nouée. Ses lèvres embrassèrent son front, avant d'y coller le sien. Son nez frotta doucement le sien. Gelé. Alors, il le serra d'autorité contre lui. L'un de ses bras lui enserrait fermement la taille, tandis que l'autre remonta sur ses épaules. Sa main se perdit dans ses cheveux, le serrant plus fort contre lui. Des larmes silencieuses coulèrent sur ses joues, et Haruto préféra rester un instant ainsi, levant les yeux vers le ciel qui peinait à montrer son voile étoilé, sur les lumières vives de la mégalopole.

Après un moment, le Japonais desserra enfin son étreinte, mais plaça une nouvelle fois ses mains sur les joues de son homme. Son regard plongea dans les siens, et il le fixa un instant sans rien dire. Puis ses pouces caressèrent doucement la peau froide, et ses lèvres se posèrent avec tendresse sur les siennes. Le sang battant ses tempes atténuait le sifflement du vent et le ressac des vagues. Il avait vaguement conscience de son souffle au rythme toujours irrégulier. Prenant une grande inspiration, Haruto recula un peu, faisant glisser ses mains le long des bras de Ji Hoon. Ses doigts s'entremêlèrent bientôt aux siens. « On devrait... » L'émotion dans sa voix la rendait incertaine. Se raclant la gorge, Haruto essaya à nouveau de paraître plus assuré. « On devrait aller dans ma voiture. T'es gelé. » Sa phrase à peine terminée, il reculait déjà vers le chemin menant au parking. Ses mains tiraient doucement Ji Hoon, refusant de le lâcher. Un sourire triste aux lèvres, il l'encouragea à le suivre, l'obligeant un peu. Silencieux, il remonta la petite pente, ses doigts serrant les siens. Son cœur battait à tout rompre, et Haruto réalisa que les mots lui manquaient. Sa clé déverrouilla les portes du véhicule, et il ouvrit la porte côté passager à Ji Hoon, l'invitant à s'y asseoir. Contournant le capot, il le rejoignit bientôt à l'intérieur de l'habitacle.

Pendant plusieurs secondes, le silence les enveloppa, seul le vent glissant sur la voiture le combla. « Je vais mettre le chauffage. » Glissant la clé dans le contact, Haruto démarra le véhicule. Tant pis pour la couche d'ozone, que l'amour de sa vie se réchauffe était bien plus important que le sort de la planète, actuellement. Poussant un soupir, Haruto se laissa retomber lentement sur son siège. Peu à peu, l'atmosphère se réchauffa. Du moins, la température se fit plus douce. Déglutissant avec peine, il réalisa qu'il restait stupidement planté là, à fixer l'océan sombre, droit devant eux. Ses mains, hésitantes, tournaient sur le volant. Se mordant la lèvre, le Japonais trouva finalement le courage de regarder Ji Hoon. Toute sa colère retomba, et il ne ressentit que l'immense amour qu'il avait pour lui. L'une de ses mains se détacha du volant, pour venir caresser la joue de son homme. Haruto avait tant envie de ne jamais le lâcher. De le toucher encore et encore, pour toujours. « Pardon. » Récupérant sa main, il poussa un profond soupir. « Mais je ne pouvais pas t'obéir. Pas cette fois. » Son regard se baissa, et ses poings se serrèrent. Il tenta de discipliner les battements de son cœur, sans succès. Sa main se perdit dans ses cheveux, alors qu'il réfléchissait au meilleur moyen d'aborder le sujet. Peut-être n'y en avait-il simplement pas. « Que s'est-il passé, Hoonie ? » Lentement, ses yeux se relevèrent vers lui, grands, brillants. Il ne pleurerait pas, il se le jura. Il écouterait Ji Hoon avec attention, sans jugement. Il voulait tout savoir. Il devait tout savoir. Au nom de leur amour, le temps était venu.

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how do i

Get through one night without you?
If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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KOREAN MAN IN TOKYO
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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
_ _ _ _ _

Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Mar 18 Oct - 21:49
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Son doigt avait lentement appuyé sur l'écran tactile de son téléphone pour raccrocher et aussitôt, Ji Hoon regrettait. De l'avoir appelé. Et surtout, de lui avoir dit où il était. Dans l'état dans lequel se trouvait Haruto, le laisser rouler était inconscient, stupide. Et s'il lui arrivait quelque chose ? Ji Hoon se mit à angoisser encore davantage, imaginant déjà le pire. S'il arrivait quelque chose à Haruto, il ne pourrait jamais se le pardonner, encore moins vivre avec. Surtout par sa faute. Non, ça ne pouvait pas arriver. Son cœur battait à mille à l'heure et tout les scénarios défilaient dans sa tête. Il était si malchanceux, ça pourrait très bien arriver. Et si Haruto n'était pas prudent ? Et s'il roulait trop vite, s'il ne faisait pas attention ? Il n'aurait pas du lui dire où il était. Ou aller chez lui, plutôt. C'était mieux si c'était lui qui prenait le risque. L'amour de sa vie, Kamiya Haruto, son grand amour. À qui il venait d'avouer le pire des crimes, mais qui se précipitait encore pour venir le voir. Ji Hoon voulait le voir, il avait besoin de le voir. Liang lui avait déconseillé. Non, il lui avait clairement fait comprendre qu'il ne fallait pas le faire. Mais Liang ne comprenait pas. Il ne pouvait pas comprendre.

La mer s'écrasait encore contre le sable et le froid le tiraillait mais Ji Hoon ne voulait pas s'en préoccuper. Il ne pleurait plus, il ne voulait plus pleurer. Pour être un peu près beau quand il arrivera. C'était la dernière fois qu'ils se voyaient, il ne voulait pas que son Japonais garde en mémoire un visage qui ne représentait en rien celui qu'il avait habituellement. Et Haruto devait encore le trouver beau. C'était important, très important. Il se mit à rire de lui même, se trouvant encore plus pathétique de penser comme ça. Il se battu à nouveau avec lui-même pour ne pas se remettre à pleurer. Pas maintenant. Il allait l'attendre. Qu'allait-il lui dire ? Et si il le rejetait ? Lui disait qu'il allait les dénoncer ? Non, Haruto ne ferait pas ça, il le connaissait. Il connaissait son sens de la justice. Mais mieux encore, il connaissait son amour pour lui. Fermant les yeux, il tenta de discipliné les battements de son cœur, priant pour qu'il fasse attention sur la route, qu'il ne lui arrive rien. Il allait le voir. Il avait tellement besoin de le voir, tellement besoin de lui. Ji Hoon ne savait pas comment il allait survivre sans lui. Il en était devenu si dépendant.

Son Japonais, son amour. Quand il entendit une voiture derrière lui, Ji Hoon se redressa immédiatement. Les phares étaient encore allumés mais il savait que c'était lui. Ça ne pouvait être que lui. Avançant un peu, il n'osa pas faire de pas en plus. Son regard détailla la silhouette de son homme, camouflé sous un sweatshirt. Il avait envie de courir vers lui, de se blottir dans ses bras, ne plus jamais en bouger. Mais ses pieds semblaient comme coller au sol, incapable d'avancer. Son regard se leva vers le sien une fois qu'il fut à sa hauteur. Il lui avait fait du mal, il lui faisait du mal, il le voyait et Ji Hoon s'en voulait terriblement. Mais il ne pouvait rien faire pour se rattraper. C'était déjà terminé. Ou peut-être pas. Son cour rata un battement lorsque sa main effleura sa peau pour nouer son écharpe autour de son cou. Pourquoi lui faisait-il ça. Être aussi adorable. Il n'avait pas le droit, Haruto devrait le détester, le rejeter. Aucun mot ne traversait ses lèvres, il était incapable de parler. Ses oreilles dégelaient au contacte de ses mains, il avait envie de lui d'arrêter, qu'il lui faisait du mal. Qu'il réalisait plus que jamais combien il n'y arriverait pas sans lui. Mais toujours aucun mot.

Son baiser sur son front le réchauffa davantage que son écharpe et son cœur sembla prendre un rythme plus doux désormais. Maintenant qu'il était là, si près. Que son nez titillait doucement le sien. Qu'il le prenait dans ses bras. Ji Hoon eut l'impression de défaillir et ses mains aggripèrent le tissu de son sweatshirt, laissant son visage s'enfouir dans son cou. S'il avait tenté de les retenir, les larmes qui menaçaient de couler prirent le dessus sur sa volonté et le Coréen passa totalement ses bras autour de lui, venant totalement se coller à son meilleur ami. Il ne voulait pas le lâcher. Il ne voudrait jamais le lâcher. Entre ses bras, tout semblait aller mieux, comme si aucun problème n'existait. Ça lui donnait l'impression que tout pouvait s'arranger, que tout pouvait aller mieux. Mais malheureusement, ce petit moment ne put s'éterniser et Haruto le relâcha un peu. Avec difficulté, Ji Hoon desserra son emprise, baissant les yeux avant de lentement les relever. Une de ses mains tenaient encore son sweatshirt, pour le forcer à ne pas trop s'éloigner. Pas maintenant. Sans briser le silence, il continuait de le fixer, fermant les yeux pour répondre doucement au baiser qu'il lui donnait, comme un plaisir interdit qu'il prenait sans en avoir le droit. Ses doigts se mêlèrent aux siens, un peu trop fort. Il voulait être certain de bien le tenir.

Le silence si bien tenu fut finalement rompu et le Coréen hocha simplement de la tête. Dans la voiture, oui. Il n'avait plus froid maintenant qu'il était là. Il n'avait plus l'impression de ressentir le froid. Il n'avait pas l'impression d'être gelé. Le froid extérieur n'était rien comparé à ce qu'il avait l'impression de ressentir à l'intérieur. Un froid immense, insurmontable. Gardant ses mains, il le suivit sagement jusqu'à la voiture, ne le quittant pas une seconde du regard jusqu'à y arriver. Docilement, il s'installa sur le siège passager, fixant la mer devant lui, un peu trop nerveux. D'un hochement de tête, il répondit à l'affirmative pour le chauffage. Approchant ses doigts de l'aération, il tenta de les réchauffer du mieux qu'il pouvait. La caresse de son amant sur sa joue la força à le regarder à nouveau. Il ne pouvait pas lui obéir cette fois. Malgré lui, un petit rire quitta ses lèvres. À sa place, il n'aurait pas obéit non plus. Cependant, la suite le mit davantage mal à l'aise et il détourna le regard, se souvenant de ce qu'il lui avait avoué. Pire encore. De ce qu'il avait fait. Ses yeux se fermèrent. Il se rappelait de cette soirée, jusque dans les moindres détails. De tout, d'absolument tout. Nerveusement, il se mit à jouer avec ses doigts avant d'aller chercher la main d'Haruto pour jouer avec la sienne plutôt. Il préférait.

Prenant une profonde inspiration, il ouvrit la bouche pour la refermer aussitôt. Parler lui était difficile, il sentait cette boule dans sa gorge devenir toujours plus grande. Ji Hoon se baissa doucement pour attraper une bouteille d'eau qui traînait, il laissa la main d'Haruto sur sa cuisse, la bloquant avec sa main pour qu'il ne puisse pas la reprendre afin d'ouvrir la bouteille puis la refermer une fois terminée. Sa main saisit à nouveau la sienne. « C'est allé si vite... On était dans un bar, Liang était plus où il était supposé être alors je l'ai cherché. Il était avec un homme, assez fort, un peu plus petit que moi. Il connaissait nos vrais noms. » Ji Hoon n'arrivait plus à se souvenir le nom d'emprunt qu'il avait utilisé ce soir là, mais ça n'avait plus réellement d'importance. Gardant ses yeux rivés sur la mer, il reprit : « C'est la première fois que ça arrivait, mais je m'inquiétais pas encore tellement. Je me disais que genre... Le menacer, lui faire peur, ça suffirait. » Souvent, ça avait marché. Être menaçant, il savait très bien faire. Baissant les yeux vers leurs mains, il tentait de ne pas trop revivre la scène, mais son cœur s’accélérait malgré lui. « On est sorti du bar, pour aller dans une ruelle à côté, j'ai commencé à me battre avec lui mais il était beaucoup plus fort que ce que je pensais, Liang a essayé de m'aider mais il l'a projeté contre un mur. » Son frère ne se battait jamais, c'était probablement la première fois. La première fois qu'il se montrait violent. Pour le protéger lui, parce qu'il avait bien compris qu'il n'y arriverait pas. « Je me suis jeté sur lui pour pas qu'il s'en prenne à Liang, mais il était vraiment plus fort que moi. J'ai jamais été aussi vite par terre, et il arrêtait pas... De frapper, encore et encore, j'arrivais plus à bouger, il avait son genou sur moi, j'crois qu'il m'a fissuré une côte d'ailleurs. » Il avait encore mal aujourd'hui mais il s'y était fait. Ça finira bien par se remettre tout seul. « J'ai cru que j'allais mourir, que ça allait jamais s'arrêter. »

Sa respiration était coupé, sans doute que si Liang n'était pas intervenu, il y serait resté lui. Ou bien il aurait arrêté avant pour expliquer ce qu'il voulait, Ji Hoon n'en savait rien. Il ne saurait jamais. Mordillant sa lèvre, il tourna furtivement le regard vers Haruto, serrant un peu plus sa main. « Liang l'a frappé derrière la tête, je sais pas avec quoi. Il est tombé, il a plus bougé. » Ji Hoon se souvenait parfaitement du soulagement qu'il avait ressenti à ce moment là. Pouvoir respirer à nouveau, ne plus sentir ses coups sur lui. « On savait pas quoi faire... On l'a mis dans la voiture, on a roulé longtemps... Puis on l'a poussé dans la mer... On savait pas quoi faire... » Relâchant sa main, il enfouit son visage dans les siennes. Le raconter rendait les choses encore plus réelles, encore plus horribles. Ils avaient tués cet homme. Ils étaient devenus des meurtriers. « On sait pas qui c'était, peut-être qu'il était pas seul, que les autres vont nous tomber dessus. Ou la police, je sais pas ce qui serait le pire. » Le Japon était devenu trop risqué. Pourtant, son pays lui avait tant apporté. Il devait beaucoup au Japon. Surtout de lui avoir permis de rencontrer Haruto, de vivre une histoire comme la leur. Doucement, il tira sur son bras pour l'approcher de lui et son front se posa doucement sur son épaule. « Pardon... De te faire souffrir... Tu mérites pas ça... C'est pas ce que je voulais... Pour nous... Qu'on soit heureux. » Son souffle se perdit, il sentit les larmes refaire leur apparition. Il ne voulait pas pleurer, il ne voulait plus pleurer, pourtant, il n'arrivait pas à le contrôler. Il aurait tellement voulu être heureux avec lui, avec Kimyaki, leur famille, qu'ils continuent leur histoire si parfaite. Qu'ils restent ensemble. « Pour toujours. »

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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Briseur de cœur.



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Mes trucs à moi :
Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

- daddies -





Mer 19 Oct - 13:30


♡ Haroon ♡

Tokyo de nuit était très belle, mais Haruto s'en fichait bien. Au volant de sa voiture, il n'avait l'esprit focalisé que sur une seule chose, une seule personne. Le fait que Ji Hoon l'attendait. Ji Hoon. Ses paroles tournaient dans sa tête, en une boucle invariablement précise. Ce qu'il lui avait annoncé, ce qu'il lui avait avoué. Tout ça le tourmentait réellement, et le Japonais eut vaguement conscience que s'il n'avait pas d'accident, ce n'était que par ses réflexes prudents. Plus ou moins. Son pied appuyait malgré lui sur l'accélérateur. Il devait se dépêcher. Il avait hâte de le rejoindre. Ji Hoon avait besoin de le voir, autant que lui en avait besoin, la conviction de le quittait pas. Au contraire, le fait que son homme lui ait donné des indications sur l'endroit où il se trouvait prouvait bien qu'il désirait que le Japonais vienne le retrouver. Et rien que d'y penser, cette pensée réchauffait le cœur de ce dernier. Malgré tout ce que le Coréen avait pu dire, sa volonté flanchait comme la sienne. Ils étaient pathétiques. Non, juste terriblement amoureux l'un de l'autre. Ils ne devaient pas gâcher ce qu'ils avaient, ils pourraient tout surmonter, s'ils étaient ensemble. Haruto en était persuadé, du fond du cœur, il le souhaitait. Il le voulait.

Le regard de la femme le terrifia. Son pied écrasait toujours le frein, quand elle s'éloignait. Haruto remarqua le petit chien qu'elle tenait dans ses bras uniquement quand ce dernier posa le museau sur l'épaule de sa maîtresse. Il entendait encore le bruit mat de la main de la jeune femme qui avait frappé le capot en injuriant ce conducteur imprudent, ses yeux qui lançaient des éclairs, alors qu'elle lui avait désigné d'un geste rageur le petit bonhomme vert qui l'autorisait elle à traversé, et la grosse ampoule rouge, qui lui ordonnait à lui de s'arrêter. Haruto n'avait pu que planter sur elle un regard halluciné. Ses excuses, il les souffla alors que la silhouette de la piétonne s'effaçait déjà dans la foule. Front contre son volant, le psychiatre sentit de nouvelles larmes poindre sous ses paupières closes. Il ne voulait pas imaginer le pire, mais s'il avait eu un accident en rejoignait Ji Hoon ? Ce dernier lui en aurait terriblement voulu. Il ne voulait pas lui imposer ce fardeau, devait se reprendre. C'était sain et sauf, sans avoir fait une victime, qu'il voulait retrouver son homme. Pour pouvoir au mieux s'occuper de lui. Ji Hoon avait besoin de lui, Haruto le sentait, au plus profond de lui. L'homme de sa vie souffrait, et cette idée lui était insupportable.

Il aurait dû le remarquer. Il l'avait remarqué, avait fait comme si de rien n'était. Parce qu'il savait à quel point Ji Hoon était borné. Qu'une fois qu'il lui avait assuré que ça allait, Haruto avait bien du mal à lui faire dire le contraire. Il avait senti que son Coréen se montrait de plus en plus distant, mais que paradoxalement, quand ils se retrouvaient enfin, après quelques jours de séparations, il ne le lâchait plus, et le psychiatre avait bien du mal à lui faire comprendre qu'il devait vraiment aller travailler. S'il avait su, il se serait fait porter pâle. Souvent. Rester allongé contre Ji Hoon, sans rien faire, juste ses bras qui l'entourait de manière possessive, comme si on allait le lui enlever. On le lui enlevait. Pire, on lui arrachait. De manière brutale, horrible. On le séparait de l'amour de sa vie, sans qu'il ne semble pouvoir y faire quelque chose. Il pouvait y faire quelque chose. Haruto refusait de rester là, à hocher bêtement la tête et accepter que les jumeaux s'en aillent. Ji Hoon ne pouvait pas partir, sans que le Japonais n'essaye de toutes ses forces de l'aider. Il lutterait jusqu'au bout pour le garder, pour faire en sorte que tout aille bien. Tout irait bien. Il le lui avait si souvent répété. Peut-être trop. Mais il était désormais trop tard pour regretter. Maintenant, Haruto devait agir.

Ce fut plein de volonté, qu'il se gara sur le parking de ce restaurant abominable. Pour le coup, Haruto souhaitait presque mieux souffrir d'une intoxication alimentaire, que de ce qu'il était en train de vivre. Une hallucination causée par des aliments pas franchement frais, plutôt que l'horrible réalité qu'ils vivaient. Personne alentour, à part Ji Hoon et lui. Haruto frissonna, quand il sortit du véhicule, et ce ne fut pas qu'à cause du vent. Apercevoir Ji Hoon le rendit soudain bien faible, et il luttait contre l'envie tenace de se jeter dans ses bras. Marchant le plus calmement possible, ses longues jambes rejoignirent cependant bien vite l'homme qu'il aimait. Les mots lui manquaient, Haruto avait juste envie de le serrer dans ses bras. De le rassurer par sa présence, même si ce n'était pas grand chose. Il lui avait toujours promis d'être là pour lui, le lui prouverait. Dans un premier temps, il s'inquiéta de sa santé, passant son écharpe autour de son cou. Le protéger de tout, même du froid, plaquer tendrement ses mains sur ses oreilles, le réchauffer un peu. Puis l'embrasser doucement sur le front. Pas de fièvre, heureusement. Frotter son nez contre le sien, lui montrer qu'il n'était pas en colère. Qu'il l'aimait toujours à un point inimaginable. Et enfin, le prendre contre lui. Le serrer, si fort. Il ne l'avait pas encore perdu, on ne le lui avait pas encore arraché. Haruto ferait tout pour que ça n'arrive pas. Son cœur battait si fort, alors qu'il sentait Ji Hoon s'accrocher à lui. Un sourire ému étira ses lèvres, alors qu'il accentuait son étreinte. Sa main frotta doucement son dos, pour le réchauffer, pour le rassurer. Il était là, maintenant. Ils trouveraient une solution ensemble.

Les larmes de son homme lui brisèrent le cœur, quand il les sentit sur sa peau. La main dans les cheveux de Ji Hoon, Haruto en caressa tendrement quelques mèches. Il ne devait pas pleurer, sinon, comment devrait-il lui-même arrêter ? Le serrant encore un peu, le Japonais relâcha finalement son étreinte, sans le lâcher pour autant. Ces petits yeux qu'il aimait tant, si tristes. Ça lui faisait mal, terriblement mal. Il n'avait pas pu s'empêcher de l'embrasser, avec une infinie tendresse, et une douce chaleur envahit son cœur, en sentait Ji Hoon lui répondre. Il aimait ces baisers doux, même si les circonstances en étaient tristes. Le Japonais ne pouvait décider s'il était heureux ou non. Si, quand même. Toujours, lorsque son homme était tout près. Pendant le trop court instant du baiser, il avait même tout oublié. Peut-être que ce fut ce blanc dans son esprit qui lui permit d'enfin dire quelque chose. Ils devraient s'abriter du vent et du froid dans sa voiture. Si Ji Hoon tombait malade, il s'en voudrait automatiquement. Le guidant vers le véhicule, Haruto ne le lâcha pas une seule seconde. Ses doigts restaient obstinément accrochés aux siens. Il s'autorisait même à le regarder, lui souriant tendrement quand ses yeux croisaient les siens.

Une fois installés, le silence lui pesa. Par où commencer, cependant ? Le sujet était délicat, peut-être même que Ji Hoon ne souhaitait pas lui fournir plus de détails. C'était son droit, mais Haruto en avait besoin. Pour mieux comprendre, pour mieux l'aider. Il se maudissait, à ne pas savoir quoi faire. Bêtement, l'idée du chauffage lui sembla bienvenue. Et malgré lui, il sourit en constatant fièrement que le Coréen se réchauffait les mains. Il ne put empêcher l'une des siennes de lui caresser doucement la joue, d'un geste empli d'affection. Ils devaient parler, maintenant. Et le psychiatre se dit que ne pas tourner autour du pot était la meilleure solution. Même s'il ne pouvait nier craindre ce qu'il allait entendre. Cependant, il voulait se montrer fort. Pour Ji Hoon. Parce qu'il lui avait toujours assuré être là pour lui. Promis que s'il avait besoin d'aide, son Japonais serait là. Ils avaient traversé tant de choses ensemble, Haruto était prêt à surmonter ça. Pour lui, pour eux. Pour le couple parfait qu'ils formaient. Pour leur amour exceptionnel, unique.

Haruto gardait obstinément les yeux posés sur Ji Hoon. Dans son esprit, les détourner signifierait qu'il ne l'encourageait pas. Il voulait lui prouver qu'il pouvait tout entendre. Cependant, le voir si abattu lui brisait le cœur, et il aurait tant aimé pouvoir le serrer encore contre lui. Mais proposer d'aller sur la banquette arrière, à ce moment-là, aurait été vraiment inconvenant, et l'idée ne lui vint même pas à l'esprit. Docilement, il laissa son homme se saisir de sa main. Ses doigts jouèrent un peu avec les siens, avant de capituler et de se laisser complètement faire. Tête contre le dossier, le Japonais attendait patiemment qu'il parle. Il ne devait pas le brusquer. Il l'observait sans se lasser, continuait à le trouver beau. Sa main caressa doucement sa cuisse, lorsque Ji Hoon but quelques gorgées d'eau. Haruto l'encourageait mentalement, retenant son souffle lorsque enfin les aveux traversèrent les lèvres de son amant.

Son cœur semblait s'être arrêté. Haruto ne respirait plus. Ou très mal. Son cerveau enregistrait les informations, mais paraissait avoir du mal à les traiter. Un froid immense le fit trembler des pieds à la tête. Petit à petit, il réalisait que ses craintes étaient fondées. Déchiré entre ses sentiments et son bon sens, le Japonais voyait ses convictions voler en éclats. Sans résister, il se laissa attirer contre Ji Hoon. Sa conscience le harcelait, mais il ne voulait pas céder à une hystérie déplacée. Tentant au mieux de retrouver le souffle qui lui manquait, il fixait un point, quelque part sur l'océan. Déglutissant avec peine, il laissa son cerveau trier toutes les informations qu'il venait d'apprendre. Mais bientôt, la voix de Ji Hoon s'éleva à nouveau, et son cœur entier se brisa à nouveau. Détournant enfin les yeux du paysage nocturne, Haruto semblait avoir retrouvé la raison. « Hoonie... » Sa gorge était sèche. Les mots lui manquaient. Mettre de l'ordre dans sa tête, boire un peu d'eau avant. « Pourquoi ne pas m'avoir appelé ? J'aurais pu vous dire s'il était vraiment... » Mort. Impossible, les jumeaux ne pouvaient être des meurtriers. Mais c'était égoïste de lui reprocher ça maintenant. Passant son bras sur les épaules de Ji Hoon, il le serra plus près de lui. Ses lèvres embrassèrent sa tempe, d'un baiser désespérément appuyé. « Je t'aime, et ça ne changera pas... » C'était effrayant. Son amour balayait complètement toutes ses convictions. Collant son front au sien, Haruto réfléchissait, les yeux clos. Seule la certitude qu'il ne l'abandonnerait pas ne le quittait pas. Parce qu'il l'aimait, et que cette vérité était immuable.

« Vous avez fait ce que vous pouviez pour vous sauver mutuellement. » Et au fond, Haruto ne pouvait nier préférer que ce soit cet inconnu plutôt que Ji Hoon. Ou même que Liang. Sa main lui caressa tendrement la joue. « Si tu veux entendre des reproches, désolé, je ne m'en sens pas capable. » Reniflant, il remarqua enfin qu'il pleurait. « Je suis juste... Soulagé que ça ne soit pas toi. Que tu sois en vie. » Haruto passa son second bras autour de Ji Hoon, et malgré la promiscuité de l'habitacle de sa voiture, il le serra au mieux contre lui. Ses mains sur ses joues, il l'embrassa tendrement. « Je vais vous aider. Un ami de fac vient de Taipei. Je peux l'appeler... Et lui demander... Je ne sais pas. Laisse-moi vous aider... » Fermant les yeux, Haruto luttait au mieux pour ne pas pleurer à nouveau. Il réalisait, petit à petit. Prenant une grande inspiration, il lâcha doucement Ji Hoon, se laissant retomber sur son siège. Le revers de sa main essuyant péniblement les larmes qui coulaient encore. « Pourquoi tu ne m'as rien dit ? » Reposant les yeux sur Ji Hoon, il les baissa vers leurs mains qu'il avait lié à nouveau sans s'en rendre compte. « Tu pensais que je vous dénoncerais ? Tu m'en aurais crû capable ? » Le Japonais savait qu'il avait toujours montrer l'exemple de l'homme juste, peut-être même trop juste, incroyablement barbant. A retourner pour donner à la caissière la monnaie qu'elle lui avait rendu en trop. A gronder un collègue qui jetait son mégot sur la voie publique. A refuser de suivre ses amis qui traversaient au rouge, même sans aucune voiture en vue. « Je te l'ai promis, non ? Je serai toujours là pour toi... » Toujours. Jusqu'à la fin. Ses doigts serrèrent les siens, alors que son regard aussi sérieux qu'amoureux tenait le sien. Il ne le laisserait pas tomber. Ji Hoon était l'amour de sa vie, et actuellement, c'était tout ce qui comptait pour Haruto.

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Get through one night without you?
If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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KOREAN MAN IN TOKYO
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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
_ _ _ _ _

Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Jeu 20 Oct - 23:13
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Haruto était venu. Il était là, devant lui. Contre lui. Son odeur traversait ses narines et prodiguait plus d'effet que les mêmes drogues, comme si tout allait instantanément mieux. Ji Hoon savait au fond, que le mal était toujours fait. Qu'il allait devoir lui expliquer. Mais sa douceur lui faisait oublier, réchauffait son coeur. Tout allait instantanément mieux et il ne pouvait que le serrer plus fort, se coller davantage à lui. Il en avait besoin, c'en était devenu quasiment vital. Ji Hoon avait pensé ne jamais le revoir, il avait pensé en écrivant ces messages que ce seraient les derniers mots qu'il lui enverrait, que jamais plus il ne pourra se serrer ainsi contre lui. Que plus jamais Haruto ne serait aussi tendre avec lui, que plus jamais il ne l'embrasserait. Liang avait raison, totalement raison, il ne devrait pas le voir avant de partir. Parce qu'il n'arriverait plus à le quitter. Il se rendait compte de combien il était bien lorsqu'il était là, combien sa présence le rassurait.

Actuellement, le Coréen n'arrivait pas à protester, ou à contester ce qu'il lui disait. Sans doute plus docile qu'il ne l'avait jamais été. Il lui disait tout, répondait à tout, le suivrait n'importe où. Au fond, il aurait préféré rester près de la mer, le silence de la voiture l'angoissait un peu et le bruit du vent et des vagues lui manquaient un peu. Le chauffage l'aida néanmoins à changer d'avis. C'était vrai, il était gelé, il ne s'en était même pas rendu compte. Son regard se perdit sur la mer avant de se perdre sur son amant. Il devait lui parler, lui expliquer. Il n'était pas prêt, il ne le serait sans doute jamais. Tenir sa main pour se calmer, se donner du courage. Il avait toujours besoin de le toucher, depuis aussi loin qu'il se souvienne dans leur relation. Ça le rassurait, il se disait que ça ne pouvait qu'aller. S'il était tout près, qu'il le touchait, le regardait. Sans Haruto, il se sentait tellement démuni. Alors finalement, il lui avait tout raconté, avec le plus de détails possible, en essayant de ne pas s'effondrer, de rester un peu près digne. Il pouvait parfaitement revivre cette scène, tout défilait, il revoyait cet homme au dessus de lui, puis couché à terre, son coeur qui battait à un tel point qu'il avait peur qu'il s'arrête. Ses doigts qui le poussaient doucement, le bruit du corps qui s'écrasait dans la mer. Ce cauchemar éveillé, il s'en souvenait parfaitement.

Est-ce que Liang s'en souvenait aussi bien ? Il n'arrivait pas à dormir la nuit non plus, il l'entendait bouger, se lever, parfois étudier jusqu'au petit matin. Ji Hoon s'inquiétait pour son jumeau mais il n'arrivait pas à lui parler, à en parler. Pas avec lui. Comme s'il trouvait le sujet tabou. En parler à Haruto avait déjà été compliqué et il l’appréhendait terriblement sa réaction, ce qu'il dirait, ce qu'il ferait. S'accrocher à lui avait été la seule option qu'il avait trouvé. Oui, il imaginait tellement de choses pour eux. Il se trouvait stupide au début, de penser qu'il n'y arriverait pas alors qu'au final, il n'avait d'yeux que pour lui. La fidélité n'était pas bien compliqué avec lui. Son grand amour. Il voulait rester avec lui, éternellement. Ce qu'ils avaient était si beau, si parfait. Jamais le métis n'aurait pensé cela possible, former un couple avec quelqu'un. Quelqu'un qu'il aimait aussi fort, avec qui il avait l'impression que tout était possible.

Les yeux fermés, il se colla toujours plus à lui, attendant un réaction, un mot. Que son surnom fut prononcé le surpris légèrement et Ji Hoon décolla légèrement sa tête, sans pour autant le faire totalement. Pourquoi ils ne l'avaient pas appelé ? Son front se décolla cette fois totalement pour le regarder. Était-il sérieux ? Il s'imaginait réellement qu'il l'aurait appelé pour qu'il vienne confirmer ou non la mort de cet homme ? C'était complètement fou. Il le fixa en silence, fermant les yeux en sentant ses lèvres sur sa tempe. Oui, il l'aimait. Il le savait, Ji Hoon ne pouvait pas douter de l'amour que lui portait son Japonais. Mais il réalisait l'ampleur que ça avait. Combien il pouvait l'aimer. Combien l'amour qu'ils avaient était fort et ça lui donnait presque des vertiges. « Tu serais devenu complice tu sais... Je voulais pas te mêler à ça... » Il ne voulait pas qu'on vienne embêter Haruto avec ça un jour, qu'il soit impliqué. En lui avouant, il le rendait un peu complice également, mais ce n'était pas pareil. Ce n'était pas comme s'il avait été là, sur le lieu du crime ce soir-là, pas comme s'il avait touché le corps sans vie de cet homme.

Sa joue se posa doucement sur son épaule, son regard toujours encré sur lui. Il le trouvait parfait, même les yeux rougis. À cause de lui. Il s'en voulait tellement de lui faire du mal. Le rendre heureux, il aurait tellement aimé le faire. Le rendre heureux pendant très longtemps. À qui il faisait du mal et qui essayait encore de le rassurer. Liang ne l'avait frappé que pour le défendre, pour ne pas qu'il se fasse tuer. C'était de la légitime défense, mais vu leurs activités, leur passé, ils ne pouvaient pas appeler la police. Levant doucement sa main, il essuya une larme sur la joue d'Haruto, se sentant impuissant face aux autres, il reposa sa joue sur son épaule. Pas de reproches. Il était soulagé qu'il soit en vie. Lui aussi, au fond. Il n'aurait réellement jamais pu revoir Haruto. Jamais plus le toucher, se coller à lui comme il le faisait. Ce ne serait plus possible. La voiture n'était pas très confortable, le levier de vitesse le gênait un peu, mais il parvint à s'approcher encore un peu, refermant l'étreinte à son tour. Ses lèvres retrouvèrent les siennes, amoureusement, il tenta de les garder un peu plus longtemps.

Qu'il fasse appelle à un de ses amis n'était peut-être pas une bonne idée. Et s'il essayait de savoir pourquoi ils venaient ? Un haussement d'épaule fit office de réponse avant de se sentir relâché et Ji Hoon retourna doucement totalement sur son siège, son regard fixant son meilleur ami, la culpabilité toujours plus fort en lui de lui faire subir ça. De lui faire du mal. Ce n'était pas ce qu'il voulait, vraiment pas. Sa main serra la sienne quand elle s'approcha et son regard se baissa furtivement sur elles. Pourquoi ne lui avoir rien dit. La réponse semblait pourtant tout à fait évidente. Comment Haruto pouvait ne pas comprendre ? Vivement, il secoua la tête quand il lui demanda s'il le pensait capable de le dénoncer. L'idée lui avait probablement traversé l'esprit mais il l'avait rapidement chassé. « Oui je sais... Mais... Pour ça, je voulais pas que tu sois là. » Non, c'était impensable. C'était tellement horrible, il devait protéger Haruto de tout ça, de ce qu'ils avaient fait, du crime qu'ils avaient commis. Il ne pouvait pas le mêler à ça, il était bien trop précieux. Serrant un peu plus fort sa main dans la sienne, il baissa honteusement la tête, fixant ses doigts qui s'emmêlaient doucement aux siens. « Je savais que t'irais pas nous dénoncer... Je te fais confiance. »

Son regard le fuyait un peu et il releva les yeux pour fixer la mer. Le ciel commençait légèrement à s'éclaircir au loin. « Y a peut-être des raisons un peu plus égoïstes aussi... » Un sourire navré se forma sur ses lèvres. Il se sentait idiot, jamais avant ce soir il n'avait ressenti combien il ne méritait pas son amour, combien il ne méritait pas qu'une personne comme Haruto soit à ses côté. « Chez nous, on se parle plus beaucoup... C'est vraiment bizarre. On se parle que pour notre départ, ou avec Jin Seok, ce qu'il peut faire, il va sûrement rentrer en Corée... » Fermant les yeux un instant, il tenta de ne pas se laisser submerger. Il craignait vraiment de ne jamais pouvoir retrouver la relation qu'il avait avec son jumeau, cette fusion, cette proximité. Comme si quelque chose s'était définitivement brisé en eux. « Quand on se voyait, tu continuais à me sourire, à me raconter ta journée, à rire... Comme avant enfin... Comme si cette histoire existait pas. Ça me faisait du bien, j'avais besoin que ça soit comme ça... Si on devait partir, je voulais... Profiter encore un peu, que notre relation change pas... » Ou pas trop, vu qu'il n'était plus vraiment au meilleur de sa forme. C'était un peu stupide, il le savait. Très stupide. Il aurait peut-être du lui dire avant au lieu de tout laisser tomber comme une bombe.

« J'avais peur que tu me rejettes ou que tu veuilles plus me voir. » C'était absurde, maintenant il s'en rendait compte. Son regard se leva vers lui et il se pencha doucement, sa main se posant sur son visage pour pouvoir capturer ses lèvres avec douceur, un peu plus longtemps. « Que tu changes, que ça soit plus pareil avec toi aussi... » Ji Hoon se rassit correctement à sa place, un léger soupir quitta ses lèvres, gardant désespérément la main d'Haruto. « Je pense un peu trop à moi, désolé. Je voulais pas que nos derniers moments ensemble soient tristes. » Il voulait qu'ils soient juste incroyablement ordinaires. Un weekend à flâner au lit jusqu'à ce que Kimyaki devienne trop nerveux parce qu'il était temps de le sortir, cuisiner ensemble, manger ensemble. Se lancer des piques, parfois. S'embrasser, souvent. Se câliner, presque tous le temps. Il avait tellement eu besoin de ces moments-là, ces moments à l'écart du monde, dans leur petite bulle. Où il pouvait être un peu près heureux, oublier l'horreur qu'ils avaient fait, qu'ils allaient devoir bientôt partir. Qu'il allait laisser l'homme de sa vie. « J'ai raté... La dernier moment qu'on passe ensemble est le plus triste de tous... Pardon, c'était pas ce que je voulais. » Il devait arrêter de pleurer, reprendre un peu de dignité, mais il n'y arrivait pas. La dernière fois qu'il le verrait, il aurait passé son temps à pleurer comme un gosse, et il avait envie de se frapper en y pensant. Il y avait tellement de choses qu'il voudrait encore lui dire mais rien ne lui venait. Sauf ce que Haruto devait déjà savoir, sauf ce qu'il pourrait lui dire mille fois s'il le fallait pour tout à fait le convaincre. « Je t'aime. » Pinçant les lèvres, il détourna son regard de lui, fermant doucement les yeux alors que sa main serra la sienne un peu plus fort. « Je t'aimerai toujours... »
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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

- daddies -





Ven 21 Oct - 23:40


♡ Haroon ♡

Ji Hoon se tenait toujours sur cette plage, et ça avait suffit à Haruto pour le confirmer dans ses espoirs. Tout irait bien, il voulait y croire. Il y croirait pour deux, s'il le fallait. Il le faudrait, au fond de lui, le Japonais le savait. Il redoutait cet instant depuis longtemps. Le moment où Ji Hoon lui dirait tout. Quelques mois auparavant, il l'avait prévenu. Il lui cachait des choses qu'il ne pouvait pas encore lui dire. Et Haruto avait su. Il avait su que ce qu'il évitait de voir était vrai. Il avait su qu'un jour, quelque chose viendrait troubler le bonheur naissant qu'ils partageaient. Alors, Haruto l'avait occulté. Même s'il désirait tout apprendre, une partie de lui était soulagée d'avoir encore un peu de répit. Quelques moments supplémentaires à vivre ensemble. L'embrasser, le caresser, lui faire l'amour. Pendant plusieurs semaines, Haruto avait profité éhontément de ce bonheur parfait. L'homme qu'il aimait l'aimait en retour. Et c'était la plus belle des choses qu'il aurait pu souhaiter.

Mais ce bonheur s'était fissuré, et le Japonais l'avait senti bien avant de le savoir. Depuis plusieurs jours, le comportement de Ji Hoon avait subrepticement changé. Et il s'en voulait de ne pas avoir insisté auprès de lui pour savoir ce qui le tourmentait. Installés dans sa voiture, il se trouvait désormais ridicule. Il n'aurait pas dû lancer la conversation sur ce parking. Il aurait dû l'emmener à l'appartement, là où ils seraient automatiquement rassurés. Là, Haruto pouvait à peine le prendre dans ses bras, le regarder, ou encore l'embrasser. C'était inconfortable, c'était cruel. Il remarqua à peine étonné que le chauffage ne le réchauffait en rien. Des frissons continuaient de l'assaillir, et un malaise grandissait peu à peu en lui. Le psychiatre avait du mal à l'identifier, bien qu'il en analysait parfaitement la source. Ce n'était pas bien compliqué, au vu de la situation dans laquelle ils venaient de plonger. Ji Hoon se livrait enfin, et son amant écoutait en silence, fixant droit devant lui. Quelle image allait-il lui donner ? Pensait-il qu'il le jugeait ? Pire, qu'il le psychanalysait ?

En vérité, Haruto n'éprouvait rien. Sauf un terrible froid persistant. Il aurait beau plaquer ses mains contre les buses soufflant l'air chaud, rien y ferait. La chaleur diffusée par la soufflerie poussée au maximum aurait beau le brûler, il ne ressentirait rien d'autre que ce froid, qu'il associait automatiquement à un grand vide. Ji Hoon parlait, et les mots, bien qu'ayant un sens, avaient du mal à trouver un chemin logique jusque dans l'esprit du Japonais. Ce dernier fournissait tous les efforts possibles, pour traduire l'aveu, il devait se rendre à l'évidence ; pour ce mort, il n'éprouvait rien. Dans tout ce que son Coréen avait pu dire, seul comptait le fait qu'il ait survécu. Et Haruto savait que c'était mal. Que la déontologie voudrait qu'il s'inquiète du sort de cet inconnu. Mais justement, cet homme restait un inconnu. Et s'il devait éprouver quelque chose envers lui, ce ne serait que du mépris, de la colère. Un profond dégoût. Parce qu'il avait osé s'en prendre à Ji Hoon, qu'il l'avait blessé... Qu'il avait failli le tuer. Le psychiatre comprenait le geste de Liang, et il n'avait aucun mal à superposer sa propre image sur celle du jumeau de son amant. Lui, l'exemple nippon par excellence, pourrait tuer par amour.

Et il s'en voulait, sans pour autant ressentir une culpabilité sincère. S'il s'en voulait, c'était surtout vis-à-vis de Ji Hoon. Il avait honte de penser ainsi, alors qu'il connaissait son vague statut de conscience, un peu envahissante parfois. Sa culpabilité ne se tournait pas vers ce crime – puisqu'il avait tout de même conscience que c'en était un – mais envers son compagnon. L'homme de sa vie qui voyait la sienne détruite, depuis ce geste. Haruto cherchait les mots justes, sachant pertinemment qu'il n'y en avait sûrement pas. Au fond, il savait que Ji Hoon avait raison. S'il l'avait appelé, il l'aurait rendu complice. Mais le Japonais ne put s'empêcher de se sentir honteusement vexé. Il hocha néanmoins la tête, signifiant qu'il comprenait, sa bouche ne pouvant cependant se résigner à valider son excuse. Ils devaient tout partager. Les bons moment comme les mauvais. Même si celui battait tout en matière de cauchemar. Il l'aimait, le lui reconfirmait. Ça ne changerait pas. Malgré les reproches qu'il ne pouvait décidément pas garder pour lui, et à peine avaient-ils franchi la barrière de ses lèvres, que le Japonais se maudit pour ça. Il ne voulait accabler Ji Hoon, et pourtant, il se montrait plus égoïste que jamais. Il avait la sensation de vouloir s'immiscer dans quelque chose qui ne le concernait en rien, même si ses raisons n'étaient que légitimes à ses yeux.

En silence, Haruto l'écoutait lui donner ses explications, et ne s'en voulait que plus. Son regard qui l'avait fui se reposa sur Ji Hoon. Sa main caressa la sienne. Comme toujours, ce contact l'apaisait. Sa peau contre la sienne. L'avoir dans ses bras, comme tout à l'heure, ou simplement tenir sa main, tout ça l'aidait à aller mieux, et il espérait qu'il en était de même pour lui. Son cœur rata un battement douloureux, lorsqu'il l'embrassa. Parce que c'était doux, et triste à la fois. Haruto s'accrocha à lui, répondant furieusement à son baiser. Même quand Ji Hoon s'éloigna de lui, il restait obstinément tourné vers lui, rouvrant doucement les yeux alors que ce dernier reprit la parole. Un rire désespéré se coinça dans sa gorge. Comment aurait-il pu agir de la sorte avec l'homme qu'il aimait ? Bien entendu, il avait conscience que ces doutes n'étaient pas dépourvus de logique, mais à ses oreilles, ce n'était qu'un non-sens. Ses grands yeux restaient braqués sur lui, comme s'il voulait manger son image.

Prenant une grande inspiration, Haruto se cala dans son siège. « Mets ta ceinture, s'il te plait. » Et sans attendre de réponse, il enclencha la vitesse, et fit demi-tour. Il roula bien plus calmement qu'en venant près de cette plage. Pourtant, son corps tremblait encore plus qu'avant. Sa main chercha la sienne, serra ses doigts entre les siens. Tranquillement, sans un mot, Haruto roulait dans Tokyo. Sa respiration n'avait toujours pas retrouvé son rythme normal, et les battements de son cœur le faisaient toujours souffrir. Quand ils furent dans son quartier, Haruto ralentit légèrement sa vitesse, semblant chercher sa route. Parce qu'il ne tourna pas vers le boulevard menant vers son immeuble. Il prit même la direction opposée, ralentissant un peu plus alors qu'ils entraient dans un coin animé. « Tu reconnais ? » Du coin de l'œil, il observa Ji Hoon, avant de désigner un bar. Un léger sourire apparut au coin de ses lèvres. « J'y ai rencontré un Coréen un peu bizarre, qui ne parlait même pas ma langue. Tu y crois ou non, il est devenu mon meilleur ami. Je n'osais pas trop lui dire à quel point il comptait pour moi. » Haruto passa devant l'établissement, toujours fréquenté d'étudiants. Cela remontait à quatre ans.

Continuant son drôle de trajet, il ralentit devant un restaurant qui ne payait pas de mine, mais où il se rappelait des plats étonnamment délicieux. « Quand j'ai quitté Haley, tu m'as invité ici. J'ai crû que tu voulais m'enfoncer dans ma petite déprime, et finalement, quand on est sorti, j'avais complètement oublié pourquoi j'étais triste en te rejoignant. » Il passa encore devant d'autres endroits anecdotiques, avant de finalement s'arrêter près de ce bar coréen. Il éteignit le moteur, avant de pousser un profond soupir. « Si je devais épouser un homme, ce serait toi. » Pinçant les lèvres, il se tourna vers Ji Hoon. « On a eu beau mettre ça sur le cheongju, je le pensais sincèrement. » Un faible sourire éclaira ses traits. Sa main trouva la joue de son Coréen. « Mes plus beaux moments sont avec toi. Et même les tristes, je les chéris tous. Parce que toi et moi, on vit des choses ensemble. Ce qu'on traverse, ce qu'on partage, tout ça m'est vraiment important. » Ses doigts caressèrent doucement sa peau. « C'est toi qui t'éloignes... » Ne tenant plus, Haruto s'agrippa à lui, laissant son visage reposer contre son cou, juste au-dessus de sa poitrine. Ses épaules secoués de sanglots, il tentait au mieux de se maîtriser. « Je ne peux pas... » Se reprenant un peu, il se redressa en reniflant. « Je ne peux pas accepter que tu partes. »

Le lâchant doucement, Haruto reprit un peu de contenance. « Tu sais, je crois bien que je le sais depuis le début. Que tu n'as jamais été que magicien. » Il sourit douloureusement en caressant du bout des doigts les plis que ses doigts serrés venaient de faire sur la belle chemise de marque de son Coréen. « Peut-être bien que je t'en veux un peu. De ne m'avoir jamais rien dit. De me l'avoir caché. » Même s'il ne savait toujours pas vraiment de quoi il en retournait. « Mais peut-être que je m'en veux beaucoup plus. D'avoir fait semblant de ne rien voir. » D'avoir joué l'idiot consentant. « Ce que Liang et toi faisiez ne me regarde sûrement pas, mais... » Un peu égoïstement, Haruto pensait que si, désormais, tout ça le concernait. Plus que quiconque. « Dis-le moi. S'il te plait. » Déglutissant avec peine, il planta son regard dans le sien. Son cœur le faisait atrocement souffrir, pourtant, il luttait au mieux pour ne pas flancher. Il devait savoir ce que Ji Hoon lui cachait depuis tout ce temps. Ce soir, après tout, Haruto pouvait tout entendre. Son cœur s'était déjà effondré, de toute façon.

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how do i

Get through one night without you?
If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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KOREAN MAN IN TOKYO
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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
_ _ _ _ _

Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Sam 22 Oct - 21:50
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Si seulement tout ça ne pouvait être qu'un mauvais rêve. Ji Hoon le souhaitait de tout son coeur depuis plusieurs jours, sans arrêt. Il attendait à ce que quelqu'un apparaisse, quelque chose de grotesque. Un lapin volant, une oreille avec des pieds, du kimchi sucrée... Mais non, rien ne le laissait penser qu'il s'agissait d'un rêve. Il était épuisé, il en avait assez, il voudrait trouver le bouton stop, bloquer le temps et juste se blottir contre Haruto, fermer les yeux et dormir pendant de longues heures, bercer par ses bras et son odeur. Rien de plus. Juste ça. Etre contre lui, ne plus penser à rien, se rassurer, se dire que ça irait. Que Haruto le lui dise. En caressant ses cheveux avec la douceur dont lui seul avait le secret. Qu'il lui murmure qu'il l'aimait aussi. Si seulement c'était possible. Ji Hoon voudrait tellement que ça le soit.

Il avait eu terriblement besoin de lui depuis ce fameux jour, encore plus que d'habitude. Besoin que Haruto soit là sans s'en rendre compte. Que tout soit comme d'habitude, traverser la porte de l'appartement, le chercher du regard pour finalement entendre le bruit des roulettes de la chaise de bureau qui reculait, des pas. Voir son sourire si chaleureux, si amoureux quand il le voyait, Haruto qui avançait vers lui et l'embrassait tendrement pour lui dire bonjour avant de se baisser pour saluer également Kimyaki. Passer du temps ensemble, sur le canapé, couché devant la télévision ou juste comme ça, à ne rien faire, refaire le monde un peu bêtement. L'embrasser, de plus en plus passionnément, lui faire l'amour, tout oublier, redevenir heureux, un tout petit peu. Haruto était sa source de bonheur qu'il avait eu terriblement besoin de puiser pour se sentir bien. L'alcool ou la drogue n'auraient jamais l'effet qu'il avait lui pour l'aider à aller mieux. Alors lui parler de tout ça était exclu. Il ne pouvait pas, il n'y arrivait pas.

Haruto devait continuer à l'aimer, quoiqu'il arrive. L'embrasser pour se prouver que c'était toujours le cas. Ji Hoon était si égoïste. Avoir besoin de s'assurer de son amour alors qu'il devait le laisser pour toujours. Il savait que lui n'arrêterait jamais de l'aimer. Amoureux pour toujours de l'homme le plus fantastique qui soit, sa peine était bien douce et il l'acceptait sans peine. Même sans le revoir, il ne voulait pas aimer une autre personne, il ne voulait pas l'oublier. Il voulait garder ce sentiment pour toujours, pouvoir se repasser les moments qu'ils avaient eu ensemble dans sa tête, encore et encore, en souriant en y repensant, en étant heureux, comme s'il était entrain de vivre le moment. C'était important pour lui, de se souvenir pour toujours du grand amour de sa vie. Des moments passés avec lui, de chaque instant, chaque moment, chaque seconde près de lui.

Leur amour ne s'effacerait pas. Il l'aimerait toujours. Ses yeux se fermaient après lui avoir dit, se rouvrant sous la surprise de la requête soudaine de son amant. Sa ceinture ? Le sentant déjà reculer, il s'exécuta sans chouiner. Peut-être allait-il l'emmener chez lui ? Ou il le kidnappait pour toujours. Dans un endroit reculé du Japon, où personne ne les trouverait jamais. Il dirait à Liang de les rejoindre, ils kidnapperont une femme pour lui, et il aura une maison pas loin de celle qu'il partagera avec Haruto. Ils oublieront tout et seront heureux à nouveau. Très heureux. Les plus heureux du monde, c'était ce que Ji Hoon souhaitait. Il en venait à prier pour que Haruto le fasse, le guettant du coin de l'oeil. Peut-être devraient-ils toquer chez Park pour récupérer Kimyaki avant, même s'il était tôt. Ji Hoon ferait semblant de ne pas réussir à fuir.

La voiture ralentit et Ji Hoon regarda autour de lui, cherchant ce qu'il devait reconnaitre jusqu'à avoir son regard attiré par un bar qui lui semblait familier. « Oh ? » Il n'arrivait plus réellement à se souvenir d'où il le connaissait jusqu'à entendre les explications d'Haruto, un doux sourire se formant sur ses lèvres. « C'était là ? » Là qu'il l'avait rencontré pour la toute première fois, il y a déjà quatre ans. S'il n'avait pas eu l'idée d'entrer dans ce bar, il ne l'aurait pas rencontré, ils seraient restés éternellement deux inconnus. Ou peut-être pas ? Peut-être qu'ils se seraient croisés ailleurs, à un autre endroit, un autre moment. Et Ji Hoon aurait sans doute tenté d'en faire son ami aussi, de se rapprocher de ce Japonais vraiment bizarre, encore plus bizarre que lui. « Tout a tellement changé depuis ce soir là... » En mieux, en beaucoup mieux. Ils étaient devenus plus proches, complices. Les deux meilleurs amis du monde. Pour finalement réaliser qu'à cette amitié, il fallait ajouter beaucoup, beaucoup d'amour. Véritable, sincère.

Haruto continua sa route jusqu'à un restaurant. Celui-ci, il s'en souvenait immédiatement. Le Japonais lui avait annoncé sa rupture avec la gueuse et, cachant sa joie, il lui avait proposé de sortir. On lui avait parlé de ce restaurant à l'ambiance incroyable et où on mangeait comme des rois. On l'avait prévenu de l'apparence un peu misérable de l'endroit, mais une fois dedans, on change totalement d'avis. Ils avaient beaucoup ris, bien mangé, un peu trop bu, mais au moins, Haruto n'était plus triste et lui, il pouvait enfin célébrer sa joie de l'avoir retrouver entièrement pour lui. Son coeur se serrait doucement un peu plus à chaque nouvelle destination. Chaque souvenir le faisait sourire, l'émouvait un peu, se rappelant de ces jours-là, de ces sorties... Jamais il n'oublierait. Rien, aucun de ces endroits, de ces soirées où ils avaient toujours un peu plus renforcé les liens qui les unissaient, leur bulle protectrice. Qu'ils auraient du avoir pour toujours. Une larme silencieuse coula le long de sa jour, pourtant, son sourire ne quitta pas son visage, riant même parfois à cause d'une anecdote. Il aimerait tellement pouvoir revivre certains moments, pouvoir y retourner. Dans ce bar coréen, ce soir là. Où Haruto n'avait pas eu envie de sortir, et que le Coréen avait presque du le tirer de force pour qu'il vienne. Pour finalement devenir une soirée inoubliable. « Le cheongju avait bon dos. » Ji Hoon sourit, fier d'avoir utilisé correctement cette expression. Son regard se tourna vers Haruto et il le fixa intensément quelques secondes. Il lui avait dit qu'il serait le mari idéal, l'époux parfait, et il le pensait toujours. Ce soir là, l'alcool portait le chapeau mais il pensait chaque mot qu'il avait prononcé à ce sujet. « On était pas tout à fait honnête avec nous-mêmes, même avec de l'alcool dans le sang. » Mordillant sa lèvre, il laissa sa tête contre le repose-tête du siège, son regard amoureux toujours posé sur Haruto. « Si je devais épouser quelqu'un, ce serait toi. » Sa voix était basse, au fond, il n'était pas certain d'assumer ce qu'il venait de dire, mais il le pensait. Jamais il n'aurait pensé dire ça un jour mais il le pensait sincèrement. Si c'était possible, si l'avenir leur permettait, il l'aurait sans doute fait.

Ce qu'ils avaient vécus ensemble étaient importants, très importants. Ji Hoon avait envie de lui dire qu'il n'avait pas le choix que de s'éloigner mais il fut stoppé net, recevant Haruto contre lui. Il sentit son coeur se briser un peu plus en entendant ses sanglots, en sentant ses larmes dans son cou et bêtement, il se mit à pleurer avec lui, le serrant plus fort contre lui. « Il le faut, Haruto... » Il n'avait pas le choix. Mais c'était de sa faute, il le savait. Uniquement de sa faute si leur couple volait en éclat, s'il lui faisait du mal. « Je suis désolé... » Et ça ne suffisait pas à traduire combien il l'était, combien il s'en voulait. Combien il se détestait actuellement de lui faire du mal. L'éloignant un peu, il laissa sa main caresser sa joue, son nez doucement collé au sien. « Tu pourrais... » Son regard se leva vers le sien. Non, il n'avait pas le droit de lui demander de tout abandonner pour venir avec lui. C'était trop égoïste. Sa vie était ici, sa famille. Il ne voulait pas le déraciné comme ils l'étaient eux. Il ne voulait pas le mêler à cette vie insensée qu'il menait. Sans plus rien ajouter, il posa son front tout contre le sien. Non, il n'avait pas le droit.

S'écartant, il écouta silencieusement Haruto reprendre la parole. Il se doutait de quelque chose, oui, forcément. Par réflexe, Ji Hoon regarda sa chemise de marque sur laquelle passait la main de son amant. C'était si évident, qu'il n'était pas magicien. Il lui en voulait. Comme prit en faute, il baissa la tête, fixant un point invisible. Et il s'en voulait aussi d'avoir fait semblant de ne rien voir. Ji Hoon ne pouvait pas lui en vouloir, ça l'arrangeait bien. Un peu trop bien. Sans doute qu'il aurait du s'y attendre. Qu'il lui demande de lui dire. Pinçant les lèvres, Ji Hoon tourna la tête vers le bar coréen. Quand il avait volé ses clés à Haruto. Petit plaisir qu'il ne se réservait que pour des passes-temps. Voler, ça faisait bien longtemps qu'il ne le faisait plus. Pourtant, il trouvait ça moins mal qu'arnaquer. Moins fourbe. Il se demandait si Haruto soupçonnait ça, pouvait penser qu'une petite organisation comme celle qu'ils avaient était possible

« Redémarre et vas chez toi. » Calmement, il retourna au fond du siège, rattachant sa ceinture. Il avait besoin de temps, de réflexion. Et ils devaient quitter cette voiture. En réalité, il pensait surtout au fait qu'il voulait s'assurer que Haruto rentrerait sain et sauf. C'était le meilleur moyen, y aller avec lui, le voir rentrer par lui-même. Silencieux, il le laissa garer sa voiture, quittant le siège passager. Il faisait moins froid dehors, la polution de la ville aidait à réchauffer. Il allait monter avec lui, mais il parviendra à ressortir rapidement, il y croyait. Ji Hoon voulait y croire. Il avait pourtant l'impression de ne plus se sentir comme s'il devait bientôt quitter Tokyo, il allait à l'encontre de tout ses plans. Pourtant, il montait silencieusement jusqu'à l'appartement, ouvrant la porte lui-même avec ses clés qu'il posa sur le meuble à l'entrée. Il ne les reprendrait plus au moment de partir.

Une fois la porte fermée, il se tourna vers Haruto. « C'est pas important, que tu saches ça maintenant. » Son regard sérieux se posa sur lui. Non, à ses yeux, ça n'avait plus d'importance. Un jour, il lui en aurait sans doute parler, mais en ce début de matiné, c'était compliqué. « C'est long, je voulais tout t'expliquer. Mais c'est trop tard. » Trop tard pour tout. Même pour être heureux. Fuyant son regard, un petit rire dépité quitta ses lèvres. Il réalisait, tout ce qu'il ne pourrait jamais faire avec lui. Tout ce qu'il avait gâché. Croisant ses bras sur son torse, il tourna son regard vers lui. « On est des escrocs. » Et il se contenterait probablement de ça. Tant mieux. Avec précaution, il avança vers Haruto, glissant ses bras autour de lui, il posa doucement sa tête sur son épaule, avant de se redresser pour rejoindre ses lèvres, l'embrassant à nouveau. Amoureusement, passionnément, désespérément. Un véritable baiser d'adieu. « Promets que tu feras attention à toi et à Kimyaki. » Ses lèvres s'étaient à peine éloignées des siennes pour parler. Ji Hoon remarqua qu'il tremblait, que cela ressortait sur sa voix, mais il ne ne tenta pas de se reprendre pour autant. Il ne voulait pas le quitter, ça lui faisait peur, horriblement peur. Ses doigts serrèrent un peu plus fort le tissu de son sweatshirt. Ji Hoon ne pouvait s'imaginer vivre sans lui. Pourtant, il allait devoir le faire, du moins, jusqu'à être certain que sa famille s'en sorte. Puis il pourra tranquillement attendre de commencer leur prochaine vie où ils seront heureux, vraiment heureux.
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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Mes trucs à moi :
Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

- daddies -





Lun 24 Oct - 2:30


♡ Haroon ♡

C'était un coup de tête. Une impulsion. Une idée furtive, qui se transforma en besoin tenace. Quelque chose qu'il ne put contrôler. Ils devaient quitter ce parking. Pourtant, c'était bien ce restaurant qui avait fait naître cette idée en lui. Un souvenir qu'ils partageraient, sûrement jusqu'à la fin de leur vie. Même s'il était mauvais, il existait. Au milieu de pleins d'autres moments inoubliables qu'ils avaient vécu ensemble, tous les deux. Peut-être ne se rappelaient-ils plus très bien de tous – et il se pouvait qu'ils en avaient même oublié – mais il y en avait qui resteraient pour toujours dans leur mémoire. Des souvenirs banals devenus précieux avec le temps, parce que ces instants n'appartenaient qu'à eux. Que les autres ne comprendraient sûrement pas. Haruto comptait bien les raviver, chez Ji Hoon. Lui montrer que leur relation ne pouvait se finir comme ça. Pas après tout ce qu'ils avaient vécu. Il comptait, et leurs souvenirs également. De plus, le Japonais refusait toujours de croire que ce qu'ils vivaient là, maintenant, serait le dernier de leur souvenir commun.

Une fois sa requête annoncée, tendre mais déterminé, Haruto démarra, l'esprit malgré tout tourmenté. Dans sa tête, sa conscience lui répétait qu'il ne réagissait pas comme il le faudrait. Pourtant, ces murmures restaient bien faibles, sous les hurlements de son amour pour Ji Hoon, qui lui assurait qu'il agissait comme il le devait. S'il savait très bien que ce dernier avait été complice d'un crime, cette information ne paraissait pas prioritaire, à en juger par ses pensées actuelles. En comparaison à la terrible détresse que le Japonais ressentait à l'idée de perdre l'amour de sa vie. Une sorte d'urgence lui pressait le cœur. Il se sentait trembler, sachant pertinemment que le froid automnal n'y était pour rien. Ses frissons n'étaient provoqué que par la peur de ne plus jamais le voir, par la crainte de ne pas réussir à le convaincre de rester auprès de lui, de lui faire comprendre à quel point il en avait besoin. Il ne pouvait l'accepter, et lutterait aussi fort que nécessaire. Parce qu'il le fallait. Pour eux, pour leur histoire qui débutait à peine.

Peut-être bien que l'obstination de Ji Hoon l'avait profondément atteint, au point où le psychiatre déraisonnait. Elle l'atteignait, si fort, cruellement, qu'il en perdait ses moyens. Sa faculté à analyser correctement, son habitude à réagir avec calme et discernement. Dans sa tête, l'idée lancinante continuait son tapage. Lui faire comprendre qu'il l'aimait, qu'il ferait tout ce qu'il pourrait pour l'aider à s'en sortir. Haruto s'en savait désormais capable. Rien ne comptait actuellement plus que la détresse de l'homme qu'il aimait. Ça lui brisait égoïstement le cœur, mais rien à faire, il ne pouvait changer ça. Il avait rarement vu Ji Hoon dans cet état, et ça l'alertait d'autant plus que ce pouvait bien être la première fois. Quand il avait appris la mort de son père, tenue de surcroît secrète par Liang, Ji Hoon avait lutté pour ne pas pleurer devant son meilleur ami. Même s'il avait échoué, ses larmes avaient trouvé leur salut contre l'épaule de ce dernier. Haruto s'était senti effroyablement impuissant, face à la situation, lui qui croyait pouvoir saisir l'essence même du cœur des Hommes. Peut-être bien qu'à ce moment-là, il avait compris à quel point le Coréen était spécial pour lui. Il s'était toujours interdit à le psychanalyser, à tenter de comprendre ce qu'il ne lui disait pas. Avec Ji Hoon, Haruto avait été entier, sincère. Il avait toujours désiré qu'il l'apprécie, au moins un peu, lui le barbant étudiant en médecine. Avoir un ami comme cet extraverti aussi charmeur que drôle, le Japonais expérimentait cela pour la première fois. Et aujourd'hui encore, ils continuaient à se découvrir, à s'apprendre, à s'apprivoiser, à se séduire. Et Haruto ne voulait pas que ça se termine.

Ces lieux témoignaient de leur amitié. De leur relation si spéciale. Parfois, lorsqu'il y pensait, Haruto riait de lui-même, en se rendant compte de ce profond déni qui les avait aveuglé pendant presque quatre années entières. C'était aussi incroyable que leur amour. Cette affection profonde qu'ils se portaient mutuellement, ces sentiments sincères qui lui faisait voler le cœur. Il aimait Ji Hoon, désirait être là pour lui. Même s'il se sentait horriblement démuni, comme s'il perdait tous ses moyens, à ne plus savoir quoi dire, à se montrer incohérent. Comme lors de ce mois passé ensemble, le Japonais n'avait su que faire pour lui remonter correctement le moral, pour le conseiller. Il se sentait un piètre meilleur ami, bien pathétique à lui parler de sa routine barbante. Il était tout simplement reconnaissant envers Ji Hoon qui l'avait toujours patiemment écouté. S'il s'agitait lorsque le récit de son ami commençait à devenir long, celui-ci ne pouvait le blâmer. Haruto devait déjà se montrer heureux qu'il lui porte de l'intérêt. Plus que ça, au final. Et jamais il n pourrait exprimer par des mots ce bonheur qu'il ressentait, à être aimé du Coréen. Ce devait être à la hauteur de son profond désespoir, à l'idée qu'il le quitte.

Encore une fois, son cœur rejeta cette pensée. Affreusement blessé sans connaître précisément l'origine de son mal, Haruto fixa un point invisible dans la nuit. Comme l'avait souligné Ji Hoon, tout avait bien changé depuis leur première rencontre. S'il s'était contenté de sourire au commentaire, le Japonais en saisissait toute la portée. Oui. Tout avait changé. Sa vie entière avait été bouleversé par une simple rencontre due au hasard. Ou peut-être pas. La conviction qu'ils étaient destinés ne quitterait sûrement jamais son esprit pourtant si pragmatique. L'amour de sa vie, cette partie de lui-même qui lui avait toujours semblé manquer. Haruto ne s'était senti complet qu'après sa rencontre avec ce Coréen gesticulant. Son Coréen gesticulant. L'homme dont il était éperdument et irrémédiablement tombé amoureux. Comment avait-il fait pour ne pas s'en rendre compte ? Pourtant, ce fameux soir, ils avaient eu même semé pleins d'indices, sûrement involontaires, cependant pas moins réels. S'il devait épouser un homme ? Ji Hoon. La réponse, sur le coup, lui avait paru évidente. Elle le lui paraissait encore. Lui paraîtrait toujours. « Je nous pardonne, ce n'était pas simple à admettre. » Peut-être bien que ça ne le serait jamais entièrement. Que c'était d'un autre côté justement dommage d'avoir perdu tant de temps à cause de façons de penser étriquées. Son cœur meurtri rata tout de même deux battements, à la déclaration de Ji Hoon, et sa main vint serrer doucement la sienne, dans un geste affectueux et tendre. Ce genre de paroles lui réchauffaient généralement le cœur, comme ce fut le cas cette fois aussi. Cependant, elles le brisèrent également. Parce qu'au fond, il savait bien qu'il ne l'épouserait jamais, puisqu'il partait. Et Haruto craqua, bien qu'il s'était promis le contraire. Il se trouvait si faible. Ridicule.

Il aimait la prise des bras de Ji Hoon sur son corps. Ça l'apaisait, et il se sentait protégé. Ça lui faisait réellement du bien, de se sentir protégé, aimé. Ça lui prouvait que Ji Hoon tenait vraiment encore à lui. Et ses mains le tenaient fermement, comme si elles craignaient qu'il ne s'évapore. Ses excuses lui faisaient mal. Haruto ne voulait pas l'entendre s'excuser. Fermant fort les paupières, il tentait en vain de retenir ses larmes, reniflant de façon bien pathétique, quand il releva la tête. Ses yeux s'étrécir, lorsque la main de son homme lui caressa la joue, avant de complètement disparaître derrière ses paupières. Ce contact si doux... Il pourrait ? Le Japonais rouvrit les paupières, attendant la suite. Son cœur malmené tambourinait contre sa poitrine, assourdissant. Haruto attendit une suite, qui ne vint pas. « Je pourrais... ? » Son ton l'encouragea, mais il savait, au fond, que rien ne viendrait ensuite. Il savait ce qu'il avait voulu dire. Il l'espérait. Il pourrait, oui. Mais peut-être qu'aussi, ça l'arrangeait que Ji Hoon ne continue pas. Poussant un soupir, il laissa sa propre main caresser la peau de ce dernier. Elle était si douce, si parfaite. Ji Hoon était parfait. Et Haruto ne voulait que personne d'autre ne puisse toucher la perfection aussi éhontément que lui. C'était sa perfection, celle grâce à laquelle il avançait, chaque jour. Sans Ji Hoon, Haruto ne saurait très bien où est-ce qu'il pourrait bien être. Sa préférence, son phare.

Son meilleur ami. Qui lui cachait cependant toujours bien des choses. Un profond malaise le poussa à poser cette question qu'il avait eu si peur de prononcer. Que faisaient-ils, lui et Liang ? Une appréhension provoqua un tic nerveux, contractant les muscles de son visage, tordant le coin de ses lèvres en une légère grimace. Son cœur battait douloureusement, trop fort. Ses doigts agrippèrent le volant, tandis que son regard ne quittait pas le sien. L'ordre de Ji Hoon le surprit, et pendant quelques secondes, Haruto ne réagit pas. Plissant les yeux, il tenta de déceler quelque chose dans l'attitude de son amant, sans rien y comprendre. Une profonde inspiration lui permit d'obéir. Il évacua son stress en soufflant doucement par le nez, alors qu'il reprenait la route, direction son appartement. Leur appartement. Silencieux durant tout le trajet, il ne lui vint pas à l'esprit d'allumer son autoradio. Ses pensées lui embrouillaient déjà assez la tête comme ça pour y ajouter un bruit de fond. Quand il se gara, Haruto resta un instant crispé sur son siège. Une partie de lui-même refusait de lui obéir, comme pas prête à assumer ce qu'il allait entendre. Son corps avança mécaniquement, alors qu'il lui suivait Ji Hoon. Un froid terrible le gagnait peu à peu, de plus en plus violent. Ses yeux restèrent posés sur le double de ses clés, devenu celle de Ji Hoon depuis un moment, quand enfin il gagnèrent son appartement.

L'air de son appartement ne lui procura aucune chaleur. Haruto se crispa malgré lui, en entendant Ji Hoon parler. L'envie de protester lui traversa l'esprit, mais il n'en trouva pas le courage. Bien sûr que si, que c'était important plus que jamais. Pourquoi gardait-il encore des secrets, après lui avoir avoué être complice d'un meurtre ? Ses paupières se fermèrent violemment. Il avait tant de mal à y croire. Tout ça n'était qu'un horrible cauchemar. Bientôt, il se réveillerait dans les bras de son amant, s'y blottirait en le regardant se réveiller doucement. Pourtant, l'aveu fut lâché, et le Japonais resta planté au milieu de son salon. Sans le repousser, il laissa Ji Hoon combler l'espace entre eux. Quelques larmes silencieuses coulèrent le long de ses joues. Des escrocs. Naïvement, il voulut demander à quelle escroquerie ils s'adonnaient, mais le cours de ses pensées fut interrompu par le baiser qu'il lui donnait. Le souffle coupé, Haruto eut du mal à réaliser, avant de s'accrocher à lui. Désespérément, amoureusement. Ses mains l'agrippaient de toutes ses forces, tandis que ses sourcils se froncèrent un peu. Sa langue dansait furieusement avec la siennes, ses lèvres mangeaient, suçotaient, mordillaient les siennes. Il le laissa à peine parler. Faire attention à lui, à Kimyaki. Haruto se mordit les lèvres, levant les yeux vers les siens. Sans répondre, il l'embrassa à nouveau.

Puis il le lâcha brusquement. Sa respiration troublée avait du mal à reprendre un rythme correct, ses pensées, du mal à s'ordonner. Tout s'embrouillait, Haruto sembla avoir perdu sa faculté à réfléchir posément. Il n'y arriverait plus, du moins, pas ce soir. Ce matin. Le jour se lèverait, dans quelques heures. Des centaines, milliers de Tokyoïtes retrouveraient leur routine. Pas lui. Le psychiatre s'en savait incapable. Comment le pourrait-il, après tout ce qu'il venait d'apprendre ? « Des escrocs. » Sa voix lui parut bien faible. Il déglutit péniblement. Ses yeux ne parvenaient à soutenir le regard de son amant. A quel genre d'escroquerie s'adonnait-il ? Prenant une inspiration incertaine, Haruto poussa un soupir plein de peine. « Est-ce que le jour où tu m'as abordé... ? » Sa bouche lui paraissait sèche. Il s'en voulait de poser une question aussi pénible, se sentait horriblement coupable. « Tu comptais... ? » L'escroquer, lui, ce pauvre étudiant à l'air si naïf, si BCBG. Ses mains le lâchèrent doucement, sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Reculant d'un pas, il fuit son regard. « Non, ne réponds pas. » Ses mains remontèrent sur ses propres bras, les frictionnant doucement. Il avait si froid, des tremblements continuaient à le secouer. Bras serrés contre sa poitrine, Haruto se dirigea vers la cuisine, mettant de l'eau à bouillir. Du thé. Et vaguement, il se demanda quand il arrêterait d'être un cliché ambulant.

Retournant auprès de Ji Hoon, il l'observa un instant sans rien dire. « En te rejoignant, j'ai failli renverser une femme et son petit chien. » Un frisson courut sur sa colonne vertébrale, alors qu'il y repensait. Fixant son amant droit dans les yeux, Haruto trouva le courage de poursuivre. « Je ne sais pas ce que je deviendrai, sans toi. Je ne peux même pas te promettre de prendre soin de moi... J'essayerai pour Kimyaki, bien sûr. » Mais en ce qui le concernait, le psychiatre était catégorique : il ne serait plus jamais le même, si Ji Hoon le quittait. Ce n'était pas une menace, simplement un fait. Coupé de tous liens avec l'amour de sa vie, il se savait en quelque sorte condamné. Condamné à vivre une vie qu'il n'apprécierait plus comme avant, qui avait perdu toute saveur, toute couleur. Un quotidien fade, qui ne valait pas franchement d'être vécu. Il vivrait pour toujours dans l'attente de retrouver son amour perdu, incapable de se donner la mort. Non. Il survivrait. Difficilement. Cependant, Haruto ne voulait pas accabler Ji Hoon. Rejetant la tête en arrière, il essaya au mieux de contenir les nouvelles larmes qui menaçaient de couler. Soufflant fortement, il renifla deux ou trois fois, avant de plonger à nouveau son regard brillant dans le sien. « Est-ce que tu regrettes ? Tout ce que tu as fait, jusqu'ici ? Vos activités, je veux dire... » Pinçant les lèvres, il le sonda de ses grands yeux, incertain. Haruto se rendit compte qu'il gardait une certaine distance entre eux, et ces quelques centimètres lui faisaient mal. Il désirait vraiment le retenir, le garder pour toujours. Peut-être que Ji Hoon n'aurait rien contre. « La raison pour laquelle tu ne m'as jamais rien dit, c'est la même qui t'a poussé à ne rien me dire à propos de... Cet homme ? » Haruto se demandait réellement d'où il puisait ce courage pour soutenir son regard. Peut-être bien l'amour profond qu'il lui portait malgré tous les événements récents. Cet amour inconditionnel et inaltérable qu'il porterait toujours à Ji Hoon. Son cœur était blessé, mais il battait toujours aussi fort pour lui.

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Get through one night without you?
If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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KOREAN MAN IN TOKYO
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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
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Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Lun 24 Oct - 22:41
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
L'épouser. Une idée bien vague pour Ji Hoon qui n'avait jamais réellement envisager la possibilité d'épouser un homme. Se marier, c'était pour avoir des enfants, l'amour, ça entrait vaguement en compte. Là, c'était différait. Il l'aimait et au fond, marié ou non, ça ne changeait rien pour lui. Mais, oui. S'il devait épouser quelqu'un, ce serait Haruto. Il ne voudrait, par ailleurs, épouser personne d'autre. Il n'aimait personne comme il l'aimait lui. Personne ne le rendait aussi heureux, jamais il ne pourrait s'imaginer vivre une relation amoureuse avec quelqu'un d'autre. Ce serait Haruto, pour toujours. Et ça lui allait parfaitement bien ainsi. Serré contre lui, il le réalisait toujours plus. Combien il l'aimait. Combien leur amour était une évidence. La plus belle évidence qui devait déjà se briser aujourd'hui. Fermant les yeux, un soupir quitta ses lèvres alors que ses bras le serrèrent un peu plus fort. Il n'aurait plus jamais envie de le lâcher, malheureusement, Haruto finit par le contraindre à le relâcher.

Ce qu'ils faisaient. La conversation que Ji Hoon avait toujours craint de voir arriver. Particulièrement ces derniers mois où ses parades semblaient fragilisé. Au début, il ne se posait pas la question, lui en parler ou non. A quoi bon ? Il le connaissait à peine. Puis avec le temps, l'idée lui semblait plus présente; et il commençait à réellement le craindre. Le Japonais était si droit, si honnête, il n'aurait pas compris, il aurait mis un terme à leur amitié. Et depuis longtemps déjà, Ji Hoon ne pouvait l'imaginer. Il avait bien trop besoin de lui, d'avoir Haruto dans sa vie. C'était devenu vital, il le réalisait. Incroyablement stressé soudainement, il tenta de relativiser. Il lui avait dit qu'ils avaient tué un homme et Haruto ne l'avait pas rejeté. Cependant, au fond, il s'agissait de légitime défense. C'était lui ou ce type. Pour ça, il était consentant, coupable, il l'avait voulu, ou du moins, d'une certaine façon. Et il y avait des choses qu'il aurait plus de mal à lui dire encore. Leur rencontre furtive avec Hanae lui revint en mémoire et il lança un bref regard vers Haruto avant de lui demander de rouler jusqu'à chez lui. Chez eux. Du moins, jusque là, c'était chez eux.

L'appartement de son amant allait lui manquer. Ils avaient tant de souvenir ici, des moments rien qu'à eux. C'était le cocon, là où ils étaient libre de faire ce qu'ils voulaient, de vivre comme ils l'entendaient. Ils y étaient heureux, vraiment très heureux. Tant de souvenirs, tant de moments heureux. Dans cette cuisine, sur ce canapé, autour de cette table. Dans la chambre, aussi. Partout. Chaque endroit pouvait être synonyme de bonheur. Pourtant, en ce début de matiné, l'ambiance n'était pas aussi chaleureuse, il osait à peine regarder Haruto, tentant une dernière fois de fuir la conversation. Mais il savait qu'il n'en avait pas le droit. Il lui devait la vérité. Des escrocs, sans détour, sans tenter de noyer le poisson. Sans davantage d'explications. Ce n'était pas nécessaire, il avait d'autre priotiés. Se coller à lui, l'embrasser. De toute son âme, de tout son être, lui faire comprendre encore et encore combien il l'aimait. Ses mains glissèrent le long de son torse pour venir encadrer son visage, appuyant davantage son baiser, comme si c'était le dernier. Peut-être que c'était le dernier. Il voulait pouvoir se souvenir de tout. Du coup de ses lèvres, de sa langue, de la sensation de ses dents qui mordillaient ses lèvres. Personne ne l'avait jamais embrassé comme Haruto l'embrassait, personne n'embrassait comme lui et il ne s'en lasserait jamais.

Avec difficulté, il lui demanda de prendre soin de lui et du chiot qui lui sera livré dans la soirée. Son regard resta encré dans le sien, attendant sa promesse, mais ses lèvres rejoignant le siennes furent soudainement bien plus importantes. S'accrochant encore plus fort à lui, il fut surpris de sentir Haruto s'écarter brusquement, le laissant penaud, ses mains encore légèrement tendues vers lui. Il revenait sur le sujet escrocs. Ji Hoon fronça légèrement le nez. Ça aurait pu attendre. Il voulait l'embrasser encore, ça lui semblait infiniment plus important. Le jour où il l'avait abordé. Un léger sourire se forma sur ses lèvres en y repensant, il revoyait la scène, ça lui était finalement revenu. Haruto qui se tournait vers lui et lui qui le fixait, pris la main dans le sac. Peut-être qu'à ce moment là déjà, il était tombé amoureux de lui. Sinon, pourquoi s'installer pour essayer de connaître ce type un peu bizarre ? Levant les yeux au ciel quand Haruto lui demanda de ne pas répondre, il secoua doucement la tête. Et voilà qu'il partait dans la cuisine, comme si de rien n'était. Le plantant là comme un idiot. Hésitant à s'installer dans le canapé, il trouva plus sage de s'appuyer contre le mur derrière lui, croisant ses bras en attendant Haruto.

Une fois de retour, son regard se posa sur lui et il reprit la conversation terminée, ignorant son refus d'en parler : « Non. T'as pas vraiment le profil type, puis on choisit pas des gens au hasard dans un bar. » Sinon, ce serait l'échec assuré, ils étaient mille fois mieux préparé que ça. « J'avais essayé de te voler ton portefeuille en fait. » Ji Hoon pensait qu'il l'avait remarqué. « Pour payer ce que j'avais bu, je te l'aurais rendu ensuite. J'ai arrêté ça depuis. » Sauf avec Zhang, mais Zhang, c'était presque une obligation, de le voler. Mais non, voler, ça lui était passé depuis Busam. Son regard croisa celui d'Haruto et il ouvrit légèrement la bouche à sa confidence. Écraser une femme avec un petit chien ? Il le savait. Il n'aurait pas du le laisser rouler. Le Coréen remercia le ciel que ça ne soit pas arrivé, qu'il aille bien. La femme et son chien, il s'en foutait un peu. Il avait envie de se jeter sur lui, de le serrer dans ses bras comme pour s'assurer qu'il était là, bien là, contre lui. Son cœur se serra toujours plus, il n'osait même plus le regarder. Comment allaient-ils faire, l'un sans l'autre ? Ji Hoon se tournait cette question dans sa tête depuis qu'il avait eu cette conversation avec Liang. Ils avaient besoin l'un de l'autre. Ji Hoon avait besoin d'Haruto près de lui. Il ne voulait pas qu'il se néglige, il s'en voulait, de lui faire ça. Au fond, il espérait que son Japonais dramatise, qu'au fond, il s'en remettrait, il l'oublierait. Qu'il trouve à nouveau le bonheur. Il n'était pas prétentieux, mais il savait qu'il y avait peu de chance que cela arrive. Parce que leur histoire était unique et qu'au fond de lui, il savait. Qu'ils étaient fait l'un pour l'autres, qu'ils étaient fait pour vivre l'un près de l'autre, pour prendre soin d'eux, ensemble. Baissant la tête, il tenta de trouver quelque chose à répondre mais absolument rien ne lui venait. Haruto devait prendre soin de lui. Il devait prendre soin de Kimyaki. Mais quelque part, Ji Hoon savait qu'il n'était pas en droit d'avoir ce genre d'exigence.

Son regard se leva doucement vers le sien à sa question. S'il regrettait ? Ce qu'ils avaient fait jusque là, il n'avait jamais réellement eu conscience de la gravité. Il savait que c'était illégal, il prenait un peu conscience de l'ampleur que cela avait pris depuis qu'ils avaient tué cet homme. La suite l'obligea à tourner le regard à nouveau. Haruto ne comprenait pas, pourquoi il ne lui avait rien dit ? Au fond, c'était si évident. Pinçant ses lèvres, il les humidifia légèrement. "Non." Ses yeux se posèrent à nouveau sur lui. « Je regrette pas. » Il avait beau tourner ça dans tout les sens, il savait qu'il ne pouvait pas regretter ce qu'ils avaient fait avec son frère durant ces quatre années. « Quand j'ai appris pour mon père, j'ai eu l'impression qu'on avait échoué, qu'on avait fait tout ça pour rien, mais c'est pas vrai. » Il avait eu cette conversation avec Liang, il n'avait jamais autant dramatisé. Fermant les yeux un instant, il tenta de trouver son courage pour parler, pour ne pas trop se laisser prendre par ses émotions. « Quand on est parti, on lui donnait un an, deux avec de la chance. Il a encore vécu sept ans. Parce qu'il a pu aller dans une clinique spécialisé et pas dans l'hôpital pourri de la ville d'à côté. » Un hôpital public qui connaissait à peine les maux les plus rependus. Mais à ce moment là, c'était tout ce qu'ils pouvait s'offrir.

« Sooyoung et Liang font des études. Même avec la meilleure bourse, ils auraient pas pu en faire, ça aurait jamais couvert tout les frais. Tu sais pas ce que c'est, de vivre en comptant le moindre centime. Ils ont plus jamais eu ce problème. » Ça avait juste un peu desservit à Jin Seok qui avait développé une trop grosse addiction aux jeux vidéos, que Dieu le garde. Il tentait de garder ses mauvais sentiments pour lui, il se savait un peu trop haineux parfois, quand le sujet était abordé. Les inégalités, les injustices, ça avait tendance à le mettre hors de lui. « J'ai toujours été trop optimiste, je relativisais tout, tout ce qui était négatif, quand mon père est tombé malade, j'ai compris la misère dans laquelle on était. Depuis petit, on inventait des manigances pour gagner des trucs. Des bonbons, des jouets, ce qu'on pouvait pas avoir. On a trouvé le moyen de rendre ça plus... Rentable. » Mais comme tout ce qui concernait l'argent, on en voulait toujours plus, on perdait ses propres limites. Ils devaient gagner assez pour leur famille, puis au final, ils avaient eu envie d'en avoir plus, toujours plus. Surtout lui. « Au Japon, j'ai pu avoir tout ce que je rêvais. Ces vêtements, devenir magicien, sortir, vivre vraiment. » Et il l'avait rencontré lui. Il avait découvert ce qu'était une amitié sincère, un amour pur, doux.

Fermant les yeux, il soupira un peu avant de reprendre: « Je regrette de pas avoir arrêté avant. De pas avoir été là pour ma famille quand mon père est mort, de pas lui avoir dit au revoir. D'être devenu un connard qui sait plus s'arrêter. Mais j'ai l'impression d'être bon qu'à ça. » C'était aussi pour ça qu'il n'avait pas voulu arrêter. Parce qu'il avait l'impression de n'être doué que pour ces escroqueries, que pour vendre du rêve et récolter de l'argent. Qu'il en voulait toujours plus. « C'est pas ce que je voulais devenir, c'est le genre de type que j'ai toujours détesté. » En mieux, parce qu'il était quand même cool dans son genre. Réalisant qu'il parlait trop, beaucoup trop, il passa nerveusement sa main dans ses cheveux. « Haruto, tu m'engueules quand je te propose de voir un film que j'ai téléchargé illégalement parce que ça tue l'industrie, comment j'aurais pu te le dire ? Tu m'aurais rejeté. J'ai besoin de toi, j'ai peur de partir, de devoir vivre sans toi. C'est pas récent, ça fait des années. Je pouvais pas te le dire. Je voulais pas que tu me détestes, que tu saches. » Timidement, il avança d'un pas vers lui, son regard tentant de soutenir le sien. « Quand on aime quelqu'un, on veut toujours lui montrer son meilleur visage. Je savais que t'aimerais pas celui là. » Et il commençait à ne plus l'aimer non plus. Il avait besoin de l'amour d'Haruto, comme il avait besoin de respirer, de manger. Un besoin primaire qui devait absolument être là pour qu'il continue à avancer. Réaliser qu'il allait le perdre lui donnait déjà l'impression de perdre pied. Jamais il n'aurait pensé pouvoir aimer autant.
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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Mes trucs à moi :
Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

- daddies -





Mer 26 Oct - 0:25


♡ Haroon ♡

Il pourrait le suivre. Jusqu'au bout du monde. Haruto s'en sentait capable. Aller où Ji Hoon irait, pour toujours. Tout quitter, changer de vie. Si on lui demandait comme ça, sans réfléchir, il le suivrait sans se retourner. Mais justement, le Japonais était homme à réfléchir. Parfois trop. Lui revenaient comme un boomerang toutes ses responsabilités. Celles qu'il avait vis-à-vis de son travail, celles qu'il s'était imposées de lui-même. Les obligations envers ses patients, envers sa famille. Il ne pouvait les abandonner. Une voix mauvaise lui soufflait que c'était Ji Hoon qui l'abandonnait, qui le quittait, qui s'en allait. Mais son cœur torturé lui répondait qu'il lutterait, ne le laisserait pas tomber. Jamais. Ji Hoon avait besoin de lui, Haruto en était persuadé. Ça allait au-delà de leur amour mutuel. Depuis le début, ils avaient cette relation spéciale, et avant même de se rendre compte qu'il l'aimait plus qu'un simple ami, le Japonais s'était juré être le meilleur pour lui. Que ce Coréen pourrait compter sur lui, à n'importe quel moment. Ce n'était pas tant parce que Haruto se sentait seul, sans véritable ami. Avec Ji Hoon, il avait réellement appris à être quelqu'un. Quelqu'un qui avait une identité propre, qui ne se contentait pas seulement d'observer le monde alentour. Son meilleur ami lui avait montré qu'il pouvait y prendre part, qu'il comptait. Ji Hoon lui répétait qu'il avait tant fait pour lui, mais ce qu'il ne comprenait pas, c'était que lui-même avait fait beaucoup pour Haruto. Ça n'avait l'air de rien, mais pour le Japonais, cela signifiait tout.

Et peu à peu, Ji Hoon était devenu le monde pour lequel Haruto vivait. Celui qu'il ne se lasserait jamais d'observer. Tendrement, affectueusement. Amoureusement. Il était son meilleur ami. L'homme qu'il aimait. La personne pour qui il était éperdument tombé amoureux. Sa vie n'avait de sens que parce qu'elle avait télescopé la sienne. A elles deux, elles formaient un bel univers. Doux, harmonieux. C'était leur bulle. La bulle qui les protégeait. Peu à peu, Ji Hoon en était devenu le centre, et Haruto gravitait autour, veillant à ce que tout tourne rond. Il voulait veiller sur lui, et peut-être que, peu à peu, il avait désiré que le Coréen prenne soin de lui également. Il le faisait. En sortant cet étudiant grincheux, qui serait mort sur sa thèse s'il n'avait pas été là. Comment Ji Hoon faisait-il pour ne pas réaliser qu'il avait tant fait pour lui, par sa simple présence ? Haruto ne savait comment le remercier, n'y parviendrait jamais assez. Ce qu'il pouvait faire, c'était être là à son tour pour lui, et il lui avait promis le rester pour toujours. Il ne le laisserait jamais tomber. Son amour le portait, soutenu par sa gratitude.

Peut-être se laissait-il trop rapidement avoir. Quand Ji Hoon l'embrassait son cerveau semblait se mettre sur pause. Tout autour ne comptait plus. Juste eux, l'un contre l'autre. Son souffle coupé, ses jambes qui menaçaient ne se dérober sous lui. Ses mains agrippaient son vêtement, il ne pouvait pas le lâcher. Toute sa fougue l'emportant dans son baiser. Il aimait quand Ji Hoon l'embrassait, il aimait tenter de prendre le dessus. Se perdre entièrement contre lui, le serrer un peu plus fort. Pourtant, Ji Hoon se sépara de lui pour lui demander de prendre soin de lui, de Kimyaki. Haruto ne pouvait pas. Bien entendu, pour leur bichon, il ferait tout son possible. Mais pour lui-même, ça lui paraissait invraisemblable. Prendre soin de lui, il ne connaissait pas. Kamiya Haruto prenait soin des autres. Pas de sa propre personne. Il protégeait, veillait, mais jusqu'à oublier qu'il en avait besoin aussi. Ça n'avait pas d'importance. Puis, Ji Hoon était entré dans sa vie. C'était lui qui prenait soin du Japonais. Peut-être que ce dernier s'y était trop habitué. Peut-être que ça lui convenait parfaitement, que son meilleur ami prenne soin de lui. Ils n'avaient pas vraiment la même définition de l'expression, mais celle de son homme convenait très bien à Haruto. Quand Ji Hoon prenait soin de lui, cela signifiait l'emmener boire un verre, lui faire découvrir Tokyo en se perdant dans ses différents quartiers, en se prenant une cuite et s'écrouler dans son lit. C'était prendre soin de lui avec de petites choses, qui pourtant signifiaient beaucoup. En se tenant la main, parce que le lit tanguait un peu trop fort. En se rapprochant toujours plus de lui, en s'ouvrant à lui. En partageant des souvenirs, des secrets. En tombant amoureux de lui. En le touchant, le caressant. En l'embrassant, en lui faisant l'amour. Ces moments parfaits qu'il chérirait toute sa vie, et les moins parfaits qu'il garderait pour toujours dans son cœur, malgré tout. Haruto voulait en connaître d'autre, ne pouvait se résoudre à accepter qu'ils vivaient là les derniers.

C'était peut-être pourquoi il le lâcha soudainement, après l'avoir embrassé une seconde fois. Son cœur débordait d'amour pour lui, et ça lui faisait mal. Ça le brûlait de l'intérieur, il devait s'éloigner. S'il restait trop près, Haruto craquerait à nouveau. Il ne le devait pas, ce serait faire des centaines de pas en arrière sur les résolutions qu'il avait pris avec Ji Hoon. Se montrer fort, arrêter de dire oui à tout bêtement. Il ne voulait pas être séparé de lui, mais il céderait, à se montrer trop doux. Pourtant, lorsqu'il le regardait, il savait. Il savait qu'il ne pourrait le retenir uniquement par des larmes. D'ailleurs, ce serait bien pathétique, lui-même en avait conscience. Ils devaient d'abord mettre certaines choses au clair, ces secrets que Ji Hoon ne lui avait pas encore avoué. Des escrocs, et Haruto trouvait au final ça plutôt vague. Il y avait toutes sortes d'escroqueries. Des plus simples aux plus sordides. Et son esprit se refusait à analyser ce qu'il savait pour en tirer une conclusion incertaine. Plutôt, égoïstement, il pensa à lui. A leur rencontre. Récemment, le psychiatre remettait en doute le hasard qui les avait mené à le mettre sur sa route, il préférait se dire que c'était le destin, que c'était écrit depuis longtemps. Mais au final, ça pouvait avoir été prémédité. De sombres pensées l'assaillaient à nouveau, et il se haïssait pour ça. Ce n'était pas qu'il remettait en doute l'amour que Ji Hoon lui confessait. C'était surtout une interrogation sur lui-même. Alors, par crainte de découvrir des choses qui le blesseraient encore plus, Haruto préféra se retirer un instant.

Du thé. Qu'ils ne boiraient sans doute pas. Pas le doux ronronnement de l'eau qui se mettait à bouillir le calma étrangement. Prenant une profonde inspiration, le Japonais ferma les yeux quelques secondes. Il ne croyait pas en cette nuit, ce n'était plus un cauchemar, c'était une autre dimension à laquelle il n'appartenait pas. C'était trop affreux, trop insoutenable. Son esprit acceptait le fait que ce soit réel, mais acceptait beaucoup moins ce qu'il s'y passait. Le choc était sûrement trop dur, l'avait assommé violemment. Haruto ne savait plus comment réagir, quoi dire. Quelle était la réaction à avoir, quand l'homme que vous aimiez avouait avoir été complice d'un crime ? Quels étaient les mots justes à prononcer, pour le convaincre de rester auprès de vous ? Le psychiatre ne savait plus, se sentait horriblement impuissant. Le cœur lourd, il rejoignit néanmoins Ji Hoon. Et ce dernier lui fournit tout de même la réponse qu'il n'était pas certain de vouloir entendre. Ses yeux fixait son parquet, comme s'il y cherchait une fissure, bien qu'impeccable. Les seuls dégâts étaient dans son cœur. Une vague esquisse de sourire traversa ses lèvres. Haruto avait toujours trouvé ça étrange, Ji Hoon venait de lui fournir une explication. « Je te l'ai quand même payé ce verre... » Finalement, ça l'amusait plus que ça ne le choquait. Son Coréen gesticulant était arrivé à ses fins sans efforts, il était plutôt admiratif. L'avait-il alors pris pour un étudiant naïf ? Bien sûr, c'était sûrement ce qu'il avait longtemps été. Il l'était sûrement encore, naïf, Erena lui répétait souvent. Cependant, le Japonais devait avouer que la soirée lui avait semblé bien plus intéressante, une fois cet étranger installé à leur table. Au final, il ne savait plus qui avait adopté l'autre. Sûrement s'étaient-ils mutuellement apprivoisés.

Sans trop savoir pourquoi, Haruto évoqua ce stupide accident heureusement évité. Peut-être qu'inconsciemment, il avait envie de lui envoyer des signaux. Lui expliquer implicitement qu'il avait besoin de lui pour fonctionner correctement. Il était son phare, sa boussole, celui qui le guidait dans les rues de Tokyo, qui rythmait sa vie. Comment réussirait-il à avancer, sans Ji Hoon ? Ça l'effrayait un peu, de se rendre compte d'à quel point il avait besoin de lui. Ça lui donnait le vertige, le plongeait dans un désarroi profond. Alors il l'interrogeait, sans être certain que les questions aient du sens, si elles étaient importantes. Indéniablement, Haruto devait savoir. Il hocha la tête. Ji Hoon ne regrettait pas. Et il l'écoutait parlé, son cœur se brisant inévitablement un peu plus à chaque mot. Il n'en avait pas eu conscience, s'en voulait terriblement pour ça. Toutes ces difficultés auxquels les jumeaux avaient dû faire face, ainsi que leur famille, il n'en avait même pas soupçonné l'existence. Il ne savait pas vraiment comment se situer, entre tout ça. Avait-il pu réellement être d'une quelconque aide, durant tout ce temps ? Il ne voyait pas en quoi. Lorsque Ji Hoon reprit la parole, Haruto ne put s'empêcher de relever les yeux vers lui, soutenant au mieux son regard. Sa gorge lui brûlait, tant elle lui semblait sèche. Il voulait le contredire, mais ne pouvait pas le couper, alors qu'il se livrait enfin. Patiemment, le Japonais l'écoutait, acceptant le reproche qu'il lui faisait. Il se savait trop droit, comprenait un peu pourquoi il lui avait caché tout ça. Mais ; puisqu'il devait y en avoir un.

Mais Haruto ne pouvait s'y résoudre, ne pouvait accepter silencieusement cette excuse. Ji Hoon l'avait pensé capable de le rejeter, et lui ne savait justement plus quoi penser. Son cœur lui faisait mal, dans sa poitrine. Il tambourinait mal, dans un rythme irrégulier. Son aveu le plongea dans une grande détresse, et ses derniers mots finis de l'achever. Les lèvres pincées, il l'avait regardé s'approcher sans bouger. Déglutissant à deux reprises, Haruto chercha ses mots. Il ferma les yeux, retenant péniblement de nouvelles larmes, se demandant quand elles se tariraient. « Je te demande pardon. » Sa voix tremblait, il avait du mal à articuler. « Je me vante toujours de ma capacité d'observation, sur les gens qui m'entourent. Et au final, je n'ai pas compris ce que tu traversais... » Et le psychiatre, non, le meilleur ami s'en voulait sincèrement. Prenant une profonde inspiration, il tenta de lui offrir un sourire doux et rassurant, pas franchement certain d'y parvenir. Lentement, il avançant, comblant l'espace qui les séparait encore. Ses mains se posèrent doucement sur les joues de son homme, et pendant un instant, il laissa simplement son regard perdu dans le sien. « Je ne te déteste pas. Et comment je pourrais te rejeter ? » Ses yeux se brouillaient à nouveau. Il renifla péniblement. « Mais tu ne m'as pas laissé le choix. Tu as choisi pour moi. » Ses mains retombèrent contre son corps. « Je ne peux pas t'assurer que je n'aurais pas tenté de t'en dissuader. Sûrement que j'aurais insisté... Et qu'au final, ça aurait été toi qui m'aurais rejeté. » Son regard disparut un bref instant derrière ses paupières, avant de replonger dans celui du Coréen. « On se saura jamais, parce que tu as choisi ne rien dire. » Les sourcils légèrement froncés, Haruto tentait de mettre de l'ordre dans ses pensées. « C'est cette décision qui nous a mené là où nous sommes. » Ses yeux scrutaient ceux de Ji Hoon. Et doucement, son corps se colla au sien, alors que sa tête reposa sur son épaule. Ses bras l'enlacèrent doucement. « Je parle de maintenant, mais aussi de notre relation. Je ne peux pas t'en vouloir, tu es ma plus belle histoire. » Relevant la tête, Haruto le regarda à nouveau. Son visage était si près du sien qu'il pouvait sentir l'odeur de son shampoing coréen, son souffle sur sa peau. Tendrement, ses lèvres vinrent cueillir les siennes. Ses mains remontèrent lentement sur son dos, tenant ensuite amoureusement son visage. Ji Hoon ne pouvait pas le laisser. « Reste. » Pour cette nuit qui se finirait bientôt. Pour toute la vie.

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how do i

Get through one night without you?
If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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KOREAN MAN IN TOKYO
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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
_ _ _ _ _

Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Mer 26 Oct - 22:22
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Cette soirée avait été importante, décisive, pourtant, il ne s'en rappelait pas très bien. Il n'avait pas bu énormément, mais étrangement, ça ne lui revenait pas toujours clairement. Il voyait encore ce type de dos, les trois types bizarres avec lui et ce portefeuille qui dépassait. Puis il s'était retrouvé à cette table, occultant les trois autres présents qui lui faisaient mal aux yeux. Ils étaient vraiment moches et mal habillé. Il n'était pas fan du style d'Haruto mais il savait qu'il y avait du potentiel là-dessous. Il aimerait pouvoir retourner à ce soir là, savoir à quoi il avait pensé en lui parlant la première fois, ce qu'il avait ressenti lorsque son regard avait croisé le sien. Ji Hoon aimerait savoir, se souvenir, pas de la scène exacte mais plutôt de ce qu'il avait pu ressentir. Est-ce que tout avait déjà commencé ce soir là ? Il avait longtemps pensé qu'il s'était attardé sur lui simplement parce qu'il n'avait pas d'amis dans ce pays, qu'il était le seul à être assez patient pour perdre son temps avec lui. Mais si à l'époque déjà, il y avait plus que ça ? Au fond de lui, il y croyait. Il l'avait trouvé bizarre. Comme Haruto le soulignait, au final, il lui avait quand même payé son verre et un léger sourire flotta sur ses lèvres. Il n'avait rien fait de particulier pour ça, le Japonais était juste gentil. Un peu trop. Pour payer un verre à un étranger qui avait tenté de le voler un peu plus tôt. Mais comme il l'avait toujours pensé, Haruto ne s'en était même pas rendu compte. Il avait réellement du penser qu'il avait glissé de son pantalon et qu'il lui rendait sagement.

Ce soir, il aimerait retourner quatre ans en arrière, rencontrer Haruto une nouvelle fois. Lui parler en bougeant les bras plus qu'avec des mots, utilisant son téléphone pour traduire ce qu'il voulait dire, donnant souvent des choses insensées. S'il ne savait pas exactement ce qu'il s'était passé, ce qu'il avait pensé, il savait au fond de lui que leur bulle s'était déjà formé à ce moment là, qu'elle les avait déjà englobé, faisant oublié ce qu'il y avait autour, donc, les amis du Japonais. Ceux qui ne le méritaient pas. Il n'avait jamais compris ce qu'il pouvait leur trouver, pourquoi il restait avec eux alors qu'il valait bien mieux. Leur amitié avait toujours été bizarre. On rencontrait rarement son meilleur ami dans un bar, on abordait rarement des hommes, s'installant à leur table comme bon lui semblait. A l'époque, il avait désespérément besoin de compagnie. A vingt ans, il était totalement perdu dans cette mégalopole qui lui donnait l'impression d'être minuscule. Il ne comprenait rien aux panneaux, savait à peine dire quelques mots. Mais une fois que Haruto était rentré dans sa vie, tout lui avait semblé aller bien mieux.

Le Japon lui avait plus apporté que tout ce qu'il avait pu vivre les vingt années précédentes. Ji Hoon le réalisait désormais, combien sa vie était finalement devenue douce, exactement comme il la rêvait. Sa famille près de lui, et tout aurait définitivement été parfait. L'argent, exercer un métier qu'il aimait, faire sa vie comme il l'entendait. Il avait un ami, un véritable ami. Qu'il appréciait sincèrement, à qui il n'avait jamais rien souhaité de négatif. Avec qui il aimait passer du temps, beaucoup de temps, sans jamais se lasser, sans jamais s'ennuyer. Quelqu'un à qui parler, chez qui se réfugier. Il avait adopté un chiot. Depuis petit, il rêvait d'avoir un petit animal à lui, mais ses parents avaient toujours refusé. S'ils devaient nourrir une bouche en plus, ça aurait été bien trop. Il se souvenait de ses argumentaires, proposant même de diviser ses rations par deux pour en laisser au potentiel animal. Mais ça avait toujours été non. Aujourd'hui, il comprenait ses parents. Adopter Kimyaki l'avait rendu terriblement heureux, il se souvenait de la réaction d'Haruto quand il l'avait vu, de sa fierté en voyant que son Japonais l'avait immédiatement adopté. C'était leur bébé. Il lui avait proposé sur le ton de la plaisanterie de devenir son second père, peut-être qu'il ne plaisantait pas tellement. C'était devenu leur chiot à tous les deux.

Et en une nuit, toute cette vie de rêve s'effaçait. Il n'était plus magicien, l'argent n'allait plus qu'en diminuant, il devait abandonner son chiot. Mais ce n'était rien en comparaison de le perdre lui, de devoir laisser Haruto, le quitter. Il s'en sentait incapable. Dès que son regard croisait le sien, son coeur se serrait. Il ne voulait pas le quitter, il voulait rester avec lui, se jeter dans ses bras, ne plus jamais le lâcher. Mais ce n'était pas possible. Se confier à lui ce soir était étrange, il n'aurait jamais pensé le faire. Oui, un jour, il devra tout lui dire. Ji Hoon ne s'imaginait pas le faire vraiment. Mais il le fallait, ce soir, il n'avait plus le choix. S'il devait lui raconter en détail, ça durerait bien plus longtemps, mais il n'avait pas le choix. Liang l'attendait probablement déjà. Lui raconter leur départ, l'année à Busan, omettant probablement sa rencontre avec Jung Rin, leur fuite vers Pékin, l'année là-bas, la vieille tante, Ryûhei, puis le Japon. Il omettrait sa rencontre avec Hanae aussi. Peut-être que ça suffisait comme ça. Haruto n'avait pas besoin de savoir plus que l'essentiel.

Qu'il s'excuse ne le surpris même plus. Pourtant, il n'avait pas à le faire, c'était lui qui avait été stupide, à le craindre absolument. A craindre qu'il l'abandonne, qu'il le juge. Alors qu'il aurait eu raison de le faire. Il était égoïste, il voulait que Haruto reste avec lui, qu'il continue à l'aimer. Avec lui, il n'avait jamais joué un rôle, il ne s'était jamais forcé, n'avait jamais forcément essayé d'être quelqu'un d'autre pour que Haruto l'apprécie. Maintenant, il savait combien ça aurait été inutile, puisqu'il l'aimait exactement comme il était. Doucement, il secoua la tête. Il ne devait pas s'en vouloir, c'était idiot. « J'ai toujours tout fait pour que tu remarques pas. C'est pas ta faute. » Ne jamais lui parler de sa famille, rester vague sur ce qu'il faisait quand ils ne se voyaient pas, lui dire qu'il était avec Liang, qu'ils avaient des choses de prévues sans jamais préciser quoi. Des trucs de jumeaux. Enfin, des trucs des jumeaux Lee, tout spécifiquement.

Sa respiration se coupa en le voyant se rapprocher et il soutint son regard comme il put en sentant ses mains se poser sur ses joues. Ses yeux brillants lui faisaient mal mais du mieux qu'il put, il continua à le regarder en silence. Il ne le détestait pas. Il ne devait pas le détester, ni le rejeter. Même s'il le méritait, en lui faisant du mal, en l'abandonnant. Il n'arriverait jamais à se le pardonner. S'il arrivait quelque chose à Haruto et qu'il n'était pas là, qu'il n'aurait pas pu l'empêcher. S'il avait écrasé cette femme. Non, il ne l'aurait jamais supporté. Ji Hoon avait choisit pour lui mais il ne pensait pas pouvoir faire autrement, il ne pensait pas possible de prendre une autre direction. Haruto était si droit, si attaché à l'honnêteté, à la légalité. Pourtant, malgré tout ce qu'il venait d'avouer, il restait tendre avec lui, doux. Il ne lui reprochait rien. « J'aurais pas pu te rejeter, même si t'avais insisté pour m'en dissuader. » Ce qu'il n'aurait sans doute pas réussi non plus, cela dit. Ji Hoon était butté, obstiné sur ses idées. Il pensait jusque là que c'était le seul moyen. Au fond de lui, il le pensait toujours. Il ne savait pas comment ils feraient désormais.

« Haruto, je suis désolé... » Pour tant de choses. Il aurait du lui dire, prendre ce risque. Et s'il avait réussi à le convaincre d'arrêter ? Peut-être que rien ne serait arrivé, peut-être qu'ils pourraient juste faire leur vie sans se poser de questions. Faire sa vie au Japon, ramener sa mère, ses soeurs, vivre tous ensemble à proximité. Il aurait travaillé dure pour faire quelque chose de sa vie. Fermant les yeux quand il se colla à lui, ses bras l'enlacèrent doucement tandis qu'un soupir d'aise s’échappa de ses lèvres lorsqu'il fut à nouveau capable de sentir son odeur. Sa plus belle rencontre. Doucement, il le serra un peu plus fort. « Et toi, la mienne. » Pour toujours. Jamais il ne recroisera le chemin de quelqu'un qui le marquera autant, qui restera gravé dans son cœur comme l'était Haruto. Et Ji Hoon se laissa doucement embrasser, y répondant avec tout autant de tendresse. Il ne savait pas comment il allait faire, pour se passer de ça. Pour se passer de lui. Son visage à nouveau emprisonné, il regarda Haruto, un frisson lui parcourut le corps au mot qu'il prononça. « Je peux pas... » Sa gorge se serra à nouveau et il dégagea son visage de son emprise pour venir se blottir contre lui. « Je peux pas, c'est trop dangereux... Je suis pas tout seul, e peux pas mettre Liang en danger, j'ai pas le droit. » Protéger son jumeau était sa mission, depuis toujours. Depuis sa naissance, même. Il devait veiller sur lui à tout prix, s'assurer qu'il allait bien, qu'on ne lui faisait aucun mal. Il ne pouvait pas se montrer égoïste, risquer qu'il se fasse prendre, par la police, par des connaissances de ce types. Il devait s'assurer que personne ne ferait de mal à Liang, quitte à devoir tout abandonner. Même s'il en souffrait.

Se serrant un peu plus contre lui, il ferma les yeux quelques secondes avant de brusquement les rouvrir, s'écartant de lui sans jamais le lâcher. « Tu pourrais venir avec nous. » Ce n'était pas lui, qui, plus tôt, s'était rétracté en disant qu'il ne devait pas se montrer égoïste ? Finalement, sa résolution n'avait pas tenu. « Tu pourrais devenir ton truc là-bas ! Y a sûrement des immigrés Japonais fous qui attendent que toi ! » S'écartant un peu, il tapa son poing contre la paume de sa main comme s'il venait d'avoir l'idée du siècle. Le désespoir le poussait sans doute un peu. Sans doute beaucoup, même. Mais Ji hoon n'était plus réellement en mesure de réaliser. « Tu viendrais plus tard, quand tu voudras, avec Kimyaki. Je vous paierai le voyage ! » Oui, brillante idée. Le comble de l'égoïsme. Il n'arrivait pas à se résigner, à se dire qu'il devait le quitter. Ce n'était simplement pas possible, il avait trop besoin de lui. « J'arriverai à convaincre Liang. Il m'attend, je dois rentrer, mais je vais lui en parler, il sera d'accord. » Non, certainement pas, mais l'avis de Liang soudainement, ça lui paraissait que trop peu intéressant. Attrapant sa main, il le força à le suivre pour s'installer sur le canapé.

« Puis, si ça marche pas, bah on pourra ouvrir un restaurant, comme on avait dit une fois ! Tu seras pas que découpeur de légume, tu vaux mieux que ça. On trouvera un truc bien, un truc vraiment cool, on aura pleins de clients ! » Qu'on l'arrête, qu'on le frappe ! Souriant comme s'il avait eu une illumination, il se rapprocha d'Haruto sans jamais lâcher sa main. « On pourra revenir au Japon plus tard, on ouvrira un autre restaurant à Tokyo, ou pas loin. » Il ne savait pas lui-même s'il y croyait ou non, d'où lui venait cette lueure d'espoir soudaine alors qu'il avait passé la nuit dans un profond désespoir. Il avait besoin de se rassurer, de se rattacher à quelque chose. « Ce serait bien. Puis Taiwan, c'est beau. Je t'aiderai à apprendre le mandarin, tu pourras parler avec ma mère ! » Oui, un bel argument. Se rapprochant encore, il glissa ses bras autour de lui, à moitié allongé, il laissa sa tête doucement reposer sur son torse, fermant les yeux en entendant les battement de son cœur, tendrement bercé par son odeur. « Tout est possible, il faut juste y croire, c'est ce que je me suis toujours dit. » Et parfois, ça lui avait réussi, même si au bout du compte, tout finissait par se casser la gueule. « Tu pourrais venir... » Ses bras l'enlacèrent un peu plus fort. « Peut-être que tout irait mieux là-bas. On pourra être heureux, oublier ça. » Avec Kimyaki, Liang, sa famille pas loin, celle d'Haruto à la même distance. Il voulait tellement croire que c'était possible. Il savait que ça ne l'était pas. Que ce n'était qu'un rêve, un rêve absurde auquel il se rattachait soudainement, pour oublier sa réalité. Sa réalité qui se perdait dans son souffle devenant doucement plus régulier, se perdant contre le torse de la personne qu'il aimait, qu'il n'arrivait pas à quitter. Il ne pouvait pas rester, il devait s'en aller, mais il était fatigué, Liang ne lui en voudrait pas. Quinze minutes, une demi heure, il avait besoin de rester un peu avec lui. Contre lui. D'oublier.
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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Briseur de cœur.



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Mes trucs à moi :
Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

- daddies -





Jeu 27 Oct - 21:55


♡ Haroon ♡

Il l'avait toujours su, mais préférait  rester aveugle face à tout ça. C'était plus confortable, puisqu'il devait déjà lutter contre un déni puissant, résultat d'un coup de foudre ravageur. Ses sentiments s'emmêlait, Haruto savait simplement qu'il tenait à Ji Hoon. Pendant longtemps, il s'en était tenu à ça. Le Coréen gesticulant était devenu son ami. Puis le meilleur qu'il ait jamais eu. Et enfin, l'homme de sa vie. Depuis le début, il y avait eu cette drôle d'attraction. Ne sachant pas comment interpréter cet attachement, le Japonais l'avait, durant un temps, trouvé agaçant. Parce qu'il devait étudier, mais que sans cesse, Ji Hoon débarquait chez lui sans y être invité. En vérité, celui contre lequel l'étudiant d'alors était fâché, c'était lui-même. Sa thèse méritait toute son attention, et Haruto cédait malgré tout toujours à son ami. Au fond, ça le touchait sincèrement que Ji Hoon continue de venir le sortir, alors qu'il se heurtait si souvent à l'humeur changeante du Japonais. Et ce dernier se rendait compte que, depuis longtemps, devant son meilleur ami, il n'avait plus fait semblant. L'image nipponne parfaite lui avait rapidement fait défaut, Ji Hoon le révélait entièrement. Pas la peine de se montrer hypocritement poli devant lui. Pas besoin de sourire, s'il n'en avait pas envie. A Ji Hoon, Haruto avait pu confier ses doutes, ses craintes. Et à sa manière, son meilleur ami l'avait encouragé. S'il ne comprenait pas, il avait tout de même toujours été présent. Et jamais le psychiatre ne pourrait assez le remercier. Sans lui, il n'y serait peut-être pas parvenu.

Alors oui, Ji Hoon était son meilleur ami. Pour qui il nourrissait des sentiments amoureux. Mais ça, Haruto avait mis bien du temps à le comprendre. Et encore aujourd'hui, le réaliser lui donnait toujours cette impression de vertige. Il l'aimait à un point dont il ne se serait jamais crû capable. Ça l'effrayait, c'était grisant. C'était réciproque, ça lui remplissait le cœur d'une douce chaleur. Le Japonais se répétait qu'il le connaissait, son Coréen. Et même aujourd'hui, après toutes ces révélations, il continuait à le croire. Ji Hoon n'était pas un meurtrier, ni un connard. Malgré toutes ses convictions, Haruto pouvait admettre ce qui avait poussé les jumeaux à commettre ces délits. Peut-être ne parvenait-il pas encore tout à fait à le comprendre, mais il entendait les arguments. L'histoire de la famille Lee, il la connaissait, désormais. Et ça lui brisait le cœur de ne pas en avoir eu conscience, jusqu'à maintenant. Son unique envie était de prendre Ji Hoon dans ses bras, et de ne jamais le lâcher. Cette nuit était bien triste, mais Haruto refusait qu'elle se termine. Il voulait l'omettre, simplement rester là, avec l'homme de sa vie. Il rejetait ce moment fatidique, où Ji Hoon retournerait chez lui, le serrant plus fort contre lui. Ce n'était pas possible, on ne pouvait pas lui arracher son amour comme ça. C'était trop cruel, trop injuste.

Hochant péniblement la tête, quand Ji Hoon refusa qu'il s'excuse, Haruto ne put s'empêcher de se sentir coupable malgré tout. Désormais, il doutait de lui-même. Avait-il seulement été un bon soutien pour son meilleur ami ? Qu'avait pensé ce dernier, quand l'étudiant se plaignait, alors qu'il avait toujours tout eu ? Ji Hoon avait traversé des difficultés qu'il n'avait même pas soupçonné, et lui, alors ? Celles que le Japonais pensait avoir surmonté lors de ses études lui paraissaient bien dérisoires, à côté. Ils ne pourraient changer la manière dont ces dernières années s'étaient écoulé, mais même avec ces imperfections, Haruto aimait leur relation. Avoir découvert ses sentiments, savoir qu'ils étaient partagés, ça n'avait pas de prix. Désormais, il devait simplement faire en sorte qu'on ne lui arrache pas cruellement. L'urgence qui pressait son cœur continuait de le tourmenter. Ji Hoon devait rester, à tout prix. Ses aveux, au fond, il n'y pensait qu'à moitié. A nouveau, son amour pour lui occultait tout. Il ne saurait jamais ce qu'il aurait fait, s'il avait su, pour les activités des jumeaux. Le Japonais droit qu'il était aurait sûrement tenté de le convaincre d'arrêter. De manière insistante. Assez pour que Ji Hoon en ait marre, oui. Mais après tout, ils ne sauraient jamais, et c'était peut-être mieux comme ça.

Un gémissement roula dans sa gorge, quand Ji Hoon s'excusa. Il ne voulait pas qu'il lui demande pardon. Ce qui était fait était fait, et en y réfléchissant, Haruto ne pouvait pas lui en vouloir. Sûrement aurait-il eu la même réflexion, face à quelqu'un d'aussi sérieux, droit, et honnête que lui. Trop honnête. Parfois à l'extrême, le Japonais en avait pleinement conscience. Son meilleur ami lui avait bien souvent reproché, et aujourd'hui, il comprenait mieux pourquoi. Peut-être que si Haruto ne s'était pas montré aussi borné sur des sujets aussi stupides, sur des règles strictes que bien des gens enfreignaient pourtant, peut-être que Ji Hoon lui aurait tout dit bien plus tôt. C'était entièrement de sa faute, il ne pouvait s'en vouloir qu'à lui même. Cependant, ça ne servait plus à rien, de s'imaginer leur passé avec des si. Ils ne referont pas leur histoire, mais indéniablement, c'était la plus belle que Haruto vivait. S'il avait un jour rêvé d'une histoire d'amour, elle n'avait pu être aussi parfaite. Se blottissant plus près de Ji Hoon, il ferma les yeux lorsqu'il lui répondit la pareille, laissant un fin sourire béat étirer doucement ses lèvres. Ce genre de déclaration ne manquait jamais de lui faire chanter joyeusement le cœur, même meurtri. Un doux baiser plus tard, et Haruto le sentit un peu guéri. Il ne s'en lasserait jamais. Il ne voyait pas comment il pourrait un jour s'en lasser.

Qu'il reste. Haruto ne voulait pas le voir partir. Ses bras le tenaient fermement. Il ne pouvait pas le laisser partir, ne pouvait l'accepter. Son cœur refusait de s'y plier. Il serra Ji Hoon plus fort, alors que celui-ci se blottissait contre lui. Bien sûr, il comprenait qu'il ne pouvait laisser Liang. Lorsque ce froid entre les jumeaux avait persisté, le Japonais avait encouragé son meilleur ami à reparler à son frère le premier. C'était justement parce qu'il savait que l'un n'allait pas sans l'autre. Mais Haruto ne pouvait se résoudre à perdre Ji Hoon. Il se disait alors que Liang pouvait bien avoir une raison de rester à Tokyo, peut-être même plusieurs. Sûrement en voudrait-il beaucoup au psychiatre de retenir son jumeau, mais le docteur Kamiya voulait prendre ce risque. Fuir pouvait également être la pire des solutions. Et si on les attendait, justement ? La capitale nipponne était assez grande pour y vivre caché, anonyme. Quand le choc se dissiperait, quand Haruto serait plus à même de réfléchir, il y penserait. Il chercherait la meilleure solution à adopter. Peut-être n'y en avait-il aucune, mais il préférait ne pas y penser encore. Là, dans ses bras, se tenait l'homme de sa vie. L'homme pour qui il ferait tout. Celui qu'il s'était promis de protéger. Pour qui il s'était juré être présent, quoiqu'il arrive. Haruto ne pouvait pas le laisser tomber, surtout pas maintenant. Ils avaient besoin l'un de l'autre. Un besoin vital, nécessaire. Son futur, le Japonais ne le voyait qu'accompagné de Ji Hoon.

Quand ce dernier s'écarta de lui, Haruto se retrouva confus. Il montrait maintenant tant d'enthousiasme... Non. C'était autre chose. Quelque chose qui l'inquiéta soudain. Lèvres pincées, les roulant nerveusement l'une contre l'autre, il n'osa répondre, écoutant simplement Ji Hoon divaguer. Ces paroles auraient dû le réconforter. Il aurait dû se montrer enthousiaste à son tour, approuver avec agitation. Mais ce n'était pas correct. Tout ça sonnait faux, impossible à accomplir. Et son cœur se brisa encore un peu plus, en le réalisant. Tendrement, Haruto tenta de le calmer en lui caressant le bras. Il voulait tant dire quelque chose, mais savait que s'il ouvrait la bouche, un raisonnement amer couperait court aux douces illusions de son homme. Une vague de tristesse le submergea, et il se retrouva impuissant face à l'optimisme déplacé de Ji Hoon. Il ne put rien faire, se laissant guider vers le canapé. Son cœur se serra malgré lui. Peut-être bien qu'au fond, il voulait y croire. Comme ce serait bien, de le suivre à Taiwan. Il le rejoindrait avec Kimyaki, plus tard, le temps de mettre ses affaires au clair, de dire au revoir à sa famille, aux quelques amis qu'il avait. Pour s'intégrer, il prendrait des cours de langue – mais avec Ji Hoon seulement ! Et comme il apprenait plutôt vite, il trouverait sûrement un travail, même s'il devait se contenter d'être infirmier, ou médecin de garde. Ils gagneraient assez d'argent, au bout de quelque temps, pour ouvrir une petite échoppe de street food. Quelque chose de simple, pour commencer. Kimyaki attirerait les clients curieux, en faisant son bichon mignon. Ça marcherait, et plus tard, deviendrait propriétaire d'un petit restaurant. Rien de trop extravagant, et ça leur conviendrait parfaitement. Ils vivraient heureux. Et après quelques années, ils retourneraient au Japon. Forts de leur expérience, ils pourraient ouvrir un restaurant plus grand, et ils couleraient des jours heureux, jusqu'à la fin. Ensemble. Sans jamais s'être quitté.

Haruto retint un sanglot. Sa main se posa sur les cheveux de Ji Hoon, alors qu'il embrassait affectueusement sa tempe. Son autre main le caressait doucement, alors qu'il le serrait contre lui. Laissant ses lèvres reposer contre son crâne, ses doigts se perdaient dans ses cheveux. Tout était possible, tant qu'on y croyait. Et il voulait y croire. Vraiment. Cependant, il savait aussi qu'on ne pouvait tout avoir. Bien qu'il le désirait ardemment. Calé contre le canapé, il leva la tête, cherchant son plaid des yeux. L'apercevant, il étendit le bras, avant de l'attraper, et de le passer sur eux. Habilement, il s'allongea, gardant fermement Ji Hoon contre lui. Pendant plusieurs minutes, le Japonais resta ainsi, sans rien dire. Ses bras tenaient fort son homme, ses mains le caressait doucement. « Si tu pars... » Sa voix enrouée le gêna assez pour qu'il se permit une pause, se raclant la gorge. Embrassant le crâne de Ji Hoon, Haruto continua. « Si tu pars, je te rejoindrai. D'une façon ou d'une autre. » Sa joue reposa contre son crâne. « Peut-être que je ne réalise pas encore tout ce que ça implique, mais je suis sûr d'une chose... Une chose qui ne changera pas. J'ai beau tourner le problème dans tous les sens, réfléchir à plein de solutions différentes, la solution reste invariablement la même. » Avec une infinie tendresse, il le força doucement à relever les yeux vers lui, capturant son regard du sien, où y brillait tout l'amour qu'il lui portait. « Je t'aime, Ji Hoon. Depuis longtemps. » Son index lui tapota le front. « Tu dois t'en souvenir, d'accord ? » Haruto lui sourit amoureusement. « Ne l'oublie jamais. Quoiqu'il arrive. »

Ses bras assurèrent leur prise sur le corps de Ji Hoon, alors qu'il lâchait son menton pour reposer sa joue contre son crâne. « J'ai peur de te perdre... J'ai toujours eu peur de te perdre. Qu'un jour, sans prévenir, sans explications, tu disparaisses. » Instinctivement, Haruto le serra un peu plus fort. « Merci de m'avoir prévenu... De m'avoir appelé. Je ne l'aurais pas supporté. » Sentant de nouvelles larmes venir à cette idée, Haruto marqua une pause. Ses mains le caressèrent doucement. « Je ne l'accepte toujours pas, mais au moins, je peux m'y préparer... Réfléchir à un moyen de te retrouver. » Ses lèvres se perdirent sur son front, l'embrassant à plusieurs reprises. « Parce que je n'abandonnerai pas, tu m'entends ? Hors de question de te perdre. Je refuse que tu refasses ta vie ailleurs, sans moi. » Il ne l'accepterait jamais. « Je suis trop égoïste pour ça. » Alors oui, Haruto était prêt à suivre Ji Hoon jusqu'au bout du monde. Il le savait maintenant.

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how do i

Get through one night without you?
If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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KOREAN MAN IN TOKYO
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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
_ _ _ _ _

Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Sam 29 Oct - 0:14
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
Un espoir soudain, une petite lumière dans l'obscurité dense qui s'était formé autour de lui. Il voulait croire en quelque chose, se raccrocher à une infime lumière, se dire que c'était possible. Qu'il n'était pas obligé de laisser Haruto. Une alternative où ils pouvaient rester ensemble, où ils pouvaient avoir des projets ensemble, être heureux. Ji Hoon voulait tellement y croire, s'y rattacher. Haruto lui donnait de l'espoir, lui donnait envie d'oublier, de croire en des choses impossibles. L'avoir près de lui lui faisait tourner la tête, lui donnait l'impression qu'aussi fou que cela puisse paraître, ils pouvaient y arriver. Ils pouvaient tout faire ensemble. Ouvrir un restaurant, tout petit, peut-être même ridiculement petit, il ne fallait pas être trop ambitieux pour des débuts. Ils feraient de la cuisine variée. Mi-Japonaise, Mi-Coréenne, adapté aux goûts des Taïwanais. Kimyaki serait là pour ajouter une touche d'originalité. Ou pour montrer la couleur et les obliger à faire un coming out d'entrée de jeu, il ne savait pas trop. Liang pourrait les aider. Si jamais ils ouvraient un vrai restaurant, il pourrait devenir serveur ! Du moins, à côté de ses études, il refusait que son jumeau arrête tout. Il fallait qu'il continue d'étudier, pour plus tard, avoir un métier qu'il aimerait, qui le rendrait heureux, c'était important, crucial.

Malheureusement, Haruto n'avait pas l'air d'y croire. Il avait bien remarqué sa main qui caressait son bras, mais Ji Hoon, trop occupé à divaguer, n'y avait pas réellement prêté attention. Non, il n'y croyait pas. Et ça lui brisait le cœur, il tentait de le convaincre, encore plus, de trouver plus d'argument, tellement qu'ils s'y voyait déjà. Il s'imaginait ce restaurant, leur vie à Taiwan. Ils auraient un appartement. En face de celui de Liang. Parce que vivre à trois, ensemble, il trouvait ça bizarre. Il serait gêné, avec son frère à côté. Non, pas à côté de Liang, s'il les entendait, il serait bien trop mal à l'aise. Liang devait rester pur face à ça. Il ne lui en parlait pas de toute façon. S'il savait que leur relation amical était bien plus qu'amical désormais, ce n'était pas pour autant qu'il se plaisait à lui raconter des détails. Ils étaient ensemble, voilà. Cette information suffisait, il pouvait bien imaginer ce qu'il voulait, le mieux, c'était surtout qu'il n'imagine rien. Donc, pour des raison pratiques, ils ne vivraient pas tous ensemble. Et Ji Hoon pourra passer d'un appartement à l'autre à sa guise. Comme il le faisait maintenant. Sauf qu'il irait plus vite et qu'il n'aurait pas tout une ville à traverser. Haruto devait y croire. Croire que cette vie était possible. Ji Hoon ne pensait qu'à lui, il réalisait à peine tout ce que son amant devrait sacrifier. Mais il avait besoin de lui, tellement besoin de lui.

Blottit contre lui, il le réalisait toujours un peu mieux. Le Coréen se sentait mieux, comme si ce qui le tracassait disparaissaient soudainement. Il était bien. Mieux. Il savait que rien n'était arrangé, mais ainsi, il ne se posait plus de question, trop occupé à humer son odeur, lui voler sa chaleur. Il avait l'impression de se régénéré un peu, de se reprendre même si ça le rendait encore plus fou. Les caresses et les baiser de son meilleur ami ne faisait qu'accroître les battements de son cœur qui ne le faisait presque plus souffrir. Il se sentait rassuré, protégé. Il ne voudrait plus bouger. Sauf peut-être pour s'installer plus confortablement encore. Laissant Haruto saisir le plaid, il se colla à lui pour le suivre alors qu'il s'allongeait, bougeant ses jambes pour qu'il puisse étendre les siennes et être installé plus confortablement. Il devrait rentrer. Mais il n'avait plus envie de bouger. Remontant un peu le plaid sur eux, il retourna à sa position initiale, enlaçant Haruto, sa tête doucement posé près de son cœur qui le berçait. Ses caresses le calmaient, Ji Hoon avait l'impression de se détendre peu à peu, comme s'il allait finir par s'endormir. Ses yeux clos, il partait doucement. Il était fatigué, la nuit avait été longue. Il devrait rentre, mais il avait bien le droit de se reposer un peu, tout contre le grand amour de sa vie. Il ne savait pas quand il le reverrait. Mais il le reverrait. Oui, il y croyait. Un peu. Sans doute pas. Liang n'accepterait jamais que Haruto vienne avec eux. Il le savait, au fond, que son jumeau ne lui faisait pas confiance. Mais il ne pouvait pas le blâmer, ils n'avaient jamais fait confiance à personne. Si c'était l'inverse, il ne ferait pas confiance en son ou sa Haruto. Mais Ji Hoon savait qu'il était avec eux, qu'il ne les trahirait pas. Jamais. Pour rien au monde il ne le ferait parce qu'il l'aimait. Vraiment, sincèrement. C'était l'évidence même, après tout. Il ne pouvait pas l'ignorer, faire celui qui ne savait. Ce soir, plus fort que jamais, il le lui avait prouvé. Il mettait de côté ses conviction les plus encrés, son sens de la justice, pour lui. Sans même hésiter.

Sursautant un peu en entendant la voix d'Haruto, le métis réalisa qu'il était sur le point de s'endormir et resserra par automatisme son emprise autour de lui, s'assurant qu'il était bien là, tout contre lui, qu'il n'avait pas disparu. Son cœur recommença à battre à un rythme plus soutenu. Il le rejoindrait. D'une façon ou d'une autre. Sa gorge se serrait, il ne devait plus se laisser porter par l'émotion. Ji Hoon avait assez pleuré, il ne voulait plus se montrer ainsi devant lui. C'était fou, complètement fou. Haruto était fou. Ji Hoon s'en voulait, il ne voulait pas partir, il n'avait pas le droit de déraciner Haruto. Mais il était incapable de répondre. Ils ne réalisaient pas. Ils étaient aveuglés par les sentiments qu'ils se portaient mutuellement. Et s'il le suivait, et qu'il regrettait ? Et s'il quittait une vie qui lui plaisait pour une vie qu'il détesterait ? Au fond, ça pouvait arriver. Ji Hoon savait que c'était difficile de quitter sa famille, ses amis. De se retrouver dans un pays où il ne comprendrait pas la langue. L'imposer à Haruto était terriblement égoïste, pourtant, il ne trouvait pas le moyen de dire qu'il ne devrait pas. Après lui avoir demandé de le faire. Parce qu'il le voulait. Il ne voulait pas se séparer de lui, il voulait rester avec lui.

Doucement, il leva la tête vers lui, perdant son regard dans le sien, un sourire totalement idiot sur les lèvres à sa déclaration. Il avait beau le savoir, son cœur s'emballait à chaque fois. Il ne se lasserait jamais de l'entendre. Plissant les yeux quand il lui tapota le front, il secoua la tête. « Il faudra me le rappeler. » Souvent. Le plus souvent possible. Il avait besoin de l'entendre, qu'il le lui confirme, qu'il le lui dise. Il aimait quand il le lui disait. Sa tête se reposa sur son torse et il choya sa taille tendrement. Il n'osait l'avouer, mais au fond, il avait toujours pensé qu'un jour, ils repartiraient, sans jamais rien dire à personne. Comme il l'avait toujours fait. Ils avaient quitté Seokgyo, Busan et Pékin sans prévenir qui que ce soit. Les quelques amis qu'ils s'étaient fait, leur famille, les connaissances quelconques. Ils n'avaient jamais rien dit. Le même mode opératoire, toujours. Mais pour Haruto, il en était incapable. Ji Hoon voulait juste envoyer un sms et au final, il l'avait appelé. Au final, il lui avait dit où il était et désormais, ils étaient chez lui, enlacés sur son canapé. Faible, trop faible. Il ne voulait pas le perdre. Après quatre ans, Haruto était devenu indispensable, il ne s'imaginait plus vivre sans lui, loin de lui. C'était tout simplement impossible.

Sa douceur lui faisait du bien. Ses caresses, ses baisers, il ne voudrait jamais qu'il s'arrête. Il était tellement tendre, il le charmait toujours plus, parvenant toujours à le faire succomber davantage face à lui. Mordillant sa lèvre, il ferma les yeux, l'écoutant attentivement. « Je pourrais pas refaire ma vie sans toi... Y aurait trop à refaire. » Un faible rire quitta ses lèvres et Ji Hoon se redressa pour le regarder, s'approchant doucement pour déposer un baiser dans son cou, puis sur sa joue. « J'ai besoin que tu sois avec moi, c'est moi qui suis égoïste. Je veux pas te laisser, que tu sois loin de moi. » Délicatement, ses lèvres rencontrèrent les siennes et il se permit un baiser un peu plus long, toujours incroyablement tendre. Il avait envie de ça, de tendresse, de douceur, de sentir ses lèvres sur les siennes. Sa main se leva, caressant sa joue alors que son regard se perdit dans le sien. Ses grands yeux noirs et brillants.

Un dernier baiser sur son nez, sur ses lèvres et il retourna à sa place. Entre ses bras, sa tête posé sur son torse, ses yeux se fermèrent à nouveau. « Réféchis-y bien. À tout ça. Pars pas sur un coup de tête... Pense à tout ce que tu devras quitter, à tout ce que tu vas devoir laisser... Plus rien sera comme avant. » Haruto tenait tellement à sa famille. Ils étaient partis une semaine seulement et il avait ressenti le besoin d'appeler sa mère, de prendre des nouvelles de ses sœurs. Il les aimait tellement, et c'était réciproque. La famille Kamiya était unie, et l'aîné représentait un pilier majeur. Ji Hoon voulait le garder pour lui mais il ne savait pas s'il en avait réellement le droit. C'était lui l'égoïste, depuis toujours. Haruto était tellement merveilleux, le garder seulement pour lui était presque un crime. Mais niveau crime, il n'était plus à ça près. « Je veux pas que tu regrette. Que tu reviennes en te disant que t'avais raté pleins de choses... Penses-y. On trouvera une autre solution sinon... » Ils trouvaient toujours. Relevant la tête, il s'appuya sur son avant bras pour venir déposer un baiser sur sa mâchoire. « Y a toujours une solution. Même si on doit se voir pas souvent, ça ira. » Non, ça n'irait pas. Il avait besoin de le voir souvent, de lui parler tout le temps. Dans la journée, il fixait son téléphone en attendant que son amant soit en pause ou trouve un moment pour lui écrire. Il restait allongé sur ce même canapé, jouant avec Kimyaki en regardant discrètement l'heure – pour ne pas que son chiot pense qu'il s'ennuie avec lui – se languissant du retour du psychiatre. Ils ne se passaient jamais rien d'incroyable, de particulier. Il avait juste besoin de l'avoir près de lui.

« Peu importe la décision que tu prendras, je t'aimerai toujours. T'es la meilleure chose qui me soit arrivée... J'accepterais de m'habiller chez H&M pour toi... » Et c'était ce qui lui pendait au nez d'ailleurs. Le Coréen avait le cœur brisé pour ça aussi. Il pouvait toujours ne jamais grossir et garder éternellement ses belles chemises mais il savait qu'elles finiront démodées ou usées et ça aussi, ça le rendait plutôt triste. « Je vais y aller, Liang m'attend. » Pour autant, il ne bougea pas, ses yeux doucement fermé, il se sentait épuisé. Il voulait juse se reposer encore un peu. « Merci, pour tout ce que t'as fait pour moi. Pour tout. » Il devrait le remercier tous les jours jusqu'à la fin de sa vie. Il comptait bien le faire. Assurant mieux son emprise autour de lui, il se blottit un peu plus contre Haruto, les yeux toujours fermé. Il ne remarqua même pas qu'il s'était endormi.
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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Mes trucs à moi :
Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

- daddies -





Sam 29 Oct - 13:15


♡ Haroon ♡

S'il partait. Ji Hoon partirait. Même s'il ne pouvait l'accepter, Haruto en avait conscience. Les jumeaux allaient quitter Tokyo, le Japon, sa vie. Pour un temps. Il ne pouvait pas s'imaginer son futur sans Ji Hoon, c'était simplement impossible. Il le rejoindrait, oui. D'une façon ou d'une autre, il trouverait comment. Il le retrouverait. Parce que le vide qu'il laisserait serait bien trop grand, trop insupportable. Peut-être que la peine immense dans laquelle cette révélation l'avait plongé occultait tout le reste. Peut-être que le psychiatre ne réalisait pas encore complètement tout ce que cela impliquait. Il n'en avait rien à faire. Actuellement, seule l'urgence de se rassurer, de se dire que tout ne serait pas terminé une fois que Ji Hoon quitterait cet appartement pour rejoindre son frère. Il le refusait, rejetait cette idée de toutes ses forces. Ça lui paraissait invraisemblable. Alors, Haruto l'affirmait. Pour le rassurer, pour se rassurer. Il en était capable. Il le ferait. Bien évidemment, il pensait à sa famille. Les Kamiya avaient toujours été très unis – à quelques détails près. Et l'aîné de la fratrie savait combien se serait dur pour lui de quitter ses parents et ses deux sœurs. Cependant, il ne les perdrait pas. Eux, Haruto savait comment les retrouver. Il voulait se convaincre qu'il serait assez fort pour leur dire au revoir, sans savoir quand justement ils se reverraient. A bientôt vingt-sept ans, ses choix, il devait les assumer.

Son choix, c'était de vouloir suivre Ji Hoon. Du moins, de ne pas le perdre de vue, et le rejoindre quand il le pourrait. Haruto avait bien conscience que ce serait compliqué, voire dangereux. Ça lui était égal. Il l'aimait. Eperdument, inconditionnellement. Ji Hoon était l'amour de sa vie, devait le savoir, se le rappeler. Haruto le lui répéterait aussi souvent que nécessaire, ne se lassait jamais de lui dire. Comme il ne se lassait pas de ses baisers, ses caresses. De son corps contre le sien. De son regard amoureux. De l'aimer. Si fort. Au point où ses convictions se voyaient balayées. Tout le reste importait peu, à ce moment-là. Leur bulle les avait à nouveau enveloppés. Ils se retrouvaient protégés du monde extérieur. De tout ce qui voulait les séparer. Peu à peu, Haruto retrouvait son calme, son esprit s'apaisait. Les paroles utopiques de Ji Hoon semblaient désormais avoir du sens. Tout était possible, Haruto y croyait désormais volontiers. Ce petit restaurant, leur vie épanouie, qu'importe où, tant qu'ils étaient ensemble. Son cœur battait maintenant d'un doux rythme amoureux. Une chaleur agréable se diffusait en lui, chassant le froid qui l'avait saisi, presque une heure plus tôt. Tout rentrerait dans l'ordre, il n'y avait pas à s'en faire. Tous les deux pouvaient surmonter tout ça. Ils s'aimaient si fort. Ils s'aimaient à en perdre la raison, mais ce n'était pas grave. Haruto savait depuis longtemps qu'il était fou d'amour pour son Coréen.

L'égoïsme qui était né de cet amour, finalement, le Japonais s'en accommodait plutôt bien. Il ne voulait s'imaginer Ji Hoon ayant refait sa vie ailleurs, devait lui dire. Ça ne pouvait être. L'un sans l'autre, ça n'existait pas. Depuis quatre ans – depuis peut-être plus longtemps. Ji Hoon était cette partie de lui qui lui avait manqué pour fonctionner correctement. Ce qu'il avait toujours cherché sans en avoir conscience. Alors oui, ils se montraient égoïstes, mais ce n'était pas grave. Ses mains lui tenant fermement les hanches, Haruto répondit à son baiser, lui répondant avec tendresse. Son cœur fondait quand il l'embrassait comme ça. Ses paupières closes, il se laissa porter par l'amour qu'il y mettait. Il avait l'impression que ça le guérissait, que toute sa peine disparaissait. Ses bras passèrent doucement sur son corps, l'enlaçant doucement. Quand il sentit la caresse de Ji Hoon sur sa joue, Haruto rouvrit les yeux, lui souriant amoureusement. Gloussant niaisement quand il l'embrassa sur le nez, il captura ses lèvres avant que son homme n'ait le temps de se recoucher plus confortablement sur lui. Ses doigts se perdirent à nouveau dans sa chevelure, le caressant doucement, affectueusement. Son autre bras le tenait contre lui. L'homme de sa vie, qu'il savait qu'il ne pourrait pas quitter.

Sans rien dire, Haruto fixait le plafond qu'il distinguait à peine. Dans l'obscurité à peine percée des quelques lueurs du matin proche, les paroles de Ji Hoon provoquèrent en lui un frisson indescriptible. Plus rien ne serait comme avant, oui. Il le savait. Pourtant, ses bras assurèrent son étreinte. Sa famille l'attendrait. Haruto pouvait vivre loin d'elle. Pendant un temps. Sa vie n'était pas à Taïwan, mais elle était près de Ji Hoon. Un long mois séparé de lui, et il avait déjà crû mourir. Alors qu'il n'avait même pas admis l'amour qu'il lui portait, à l'époque. Si pendant leur séjour en Corée du Sud, le Japonais avait voulu appelé sa mère, ce n'était que parce que les circonstances le poussaient à le faire. Rencontrer la mère de Ji Hoon, voir cette famille unie malgré les difficultés, son voyage à peine évoqué avec ses parents. S'il travaillait sur lui-même, s'il savait que la séparation durerait, s'il s'y préparait, ça irait. Le psychiatre voulait s'en convaincre. « Je vais avoir vingt-sept ans. Je dois un peu couper le cordon. » Haruto ne savait pas vraiment s'il le disait à Ji Hoon, ou s'il se parlait à lui-même. Poussant un soupir, il laissa sa main caresser doucement le visage de son homme. Il y avait toujours une solution, oui. Et ils la trouveraient. Cependant, il refusait de ne pas le voir souvent. Il avait trop besoin de lui. A chaque jour nécessitait sa dose d'amour. Même s'il arrivait des fois où ils ne pouvaient se voir – Haruto comprit soudain pourquoi – ils s'écrivaient ou s'appelaient. Ne plus avoir de nouvelles de sa part lui paraissait insurmontable, effroyable. Il devait savoir s'il allait bien, même si les messages viraient très vite et qu'ils s'échangeaient alors des mots qu'eux seuls comprenaient.

Riant bêtement à la déclaration de son Coréen, Haruto le pinça très légèrement. « Tu verras, certains vêtements ne sont pas mal. » Tant qu'il ne s'habillait pas chez Desigual. A nouveau, ses mains le caressèrent doucement, tendrement. Pour le rassurer, pour lui montrer qu'il l'aimait. Se penchant un peu, il lui embrassa à nouveau le front. Sa décision, il l'avait prise. Il le suivrait, ou du moins, il le rejoindrait. Parce qu'il se doutait que partir avec eux serait moyennement bien vu par une tierce personne. « Moi aussi, je t'aimerai toujours. Je te le promets. » La meilleure chose qu'il lui était arrivé, dont il aurait pu rêver. Un amour si fort, jamais il ne l'aurait crû capable. Son cœur se serra, quand Ji Hoon lui apprit devoir partir. Instinctivement, ses bras le serrèrent un peu plus contre lui. Haruto ne voulait pas. Ils étaient bien, là. Cependant, son Coréen ne semblait pas vouloir bouger, et lui-même resta immobile, attentif à une réaction de sa part. « Tu n'as pas à me remercier, Hoonie... » Sa voix n'était un murmure ému. « Je serai toujours là pour toi, c'est promis. » Doucement, ses doigts vinrent caresser sa joue. « J'ai pris la décision depuis longtemps. Où que tu ailles, j'irai. Je ne t'abandonnerai pas. » Respirant profondément, il tenta de se reprendre. Il ne devait plus pleurer. La respiration calme et régulière de Ji Hoon attira son attention. Il dormait. Souriant tendrement, Haruto rajusta le plaid passé sur eux. Il était tiraillé, savait qu'il devrait le réveiller, lui rappeler que son frère l'attendait sûrement. Pourtant, il ne pouvait s'y résoudre. Ji Hoon avait tellement l'air apaisé. Peut-être ne l'avait-il pas entendu, mais ça lui était égal. Ses bras le tenaient amoureusement contre lui. Jamais il ne voudrait le lâcher. Ils étaient trop bien. La bulle protectrice les enveloppait, ils n'avaient rien à craindre. Doucement, Haruto ferma les yeux. Juste quelques petites minutes, assez pour apprécier cet instant. Il ne se sentit pas partir.

Et quand il ouvrit les yeux, une voix lointaine baragouinait quelque chose qu'il avait du mal à saisir. Clignant plusieurs fois des paupières, le psychiatre tenta de se remettre les idées en place. Le poids du corps de Ji Hoon le rassura. Il était toujours là. Un sourire aux lèvres, il le regarda dormir, avant de réaliser qu'il le voyait. Une légère panique se saisit de lui. Ils avaient éteint la lumière, seule celle de la cuisine avait péniblement filtré jusqu'à eux. Il faisait jour. Haruto identifia alors la voix. Celle du journaliste du journal radio qui le réveillait chaque matin, à huit heure. Ils avaient dormi presque trois heures d'une traite. Se redressant très légèrement, le Japonais ne sut quoi faire. Un poids de culpabilité lui écrasait la poitrine. « Ji Hoon... » Sa main lui caressa doucement la joue. Se redressant toujours petit à petit, Haruto le réveilla en douceur. « Hoonie, pardon. Il est huit heure. » Son cœur s'affolait, c'était de sa faute. Entièrement de sa faute, si les jumeaux avaient raté un départ crucial. Se glissant doucement hors du canapé, il laissa son homme émerger. Réaliser. Coupable, Haruto se dirigea vers la cuisine. Ses mains tremblantes jetèrent l'eau refroidie de la bouilloire dans l'évier. Faisant couler un café fort, il fouilla ses placards, puis son frigo. Des onigiris, pour changer. Rapportant le tout au salon, il s'assit sur la canapé, fautif. « Tiens... Je suis désolé, je me suis endormi, moi aussi... » Interdit, Haruto osa à peine porter le regard sur lui. Et s'il lui en voulait ? Il ne le supporterait pas. Son rôle de meilleur ami, d'amant, c'était de l'aider, pas de le retenir égoïstement. « Bois et mange un peu... Je te ramène chez toi après. » Malgré la culpabilité qu'il ressentait, Haruto entendait bien son ton peu convaincu. Ce matin, il aurait souhaité qu'il n'arrive jamais. « Je vais prendre une douche, me changer... » Prévenir l'hôpital qu'il ne viendrait pas. Trop souffrant. Il souffrait oui, terriblement.

Sans le regarder, il fila dans sa chambre. Choisissant des vêtements un peu au hasard, il prépara une autre tenue pour Ji Hoon. D'un geste agacé, il éteignit son radio-réveil. Quand il retourna dans le salon, il ne put cependant s'empêcher de s'approcher à nouveau de son homme. Se penchant par-dessus le dossier, il l'enlaça par derrière, enfouissant son visage dans son cou. Laissant ses lèvres l'embrasser doucement, il remonta sur sa joue, sa tempe, son crâne. Sans le lâcher, Haruto resta un instant silencieux. « Je suis désolé... » Se redressant lentement, il passa nerveusement une main dans ses cheveux. « S'il te plaît, reste calme, on va trouver une solution. » Haruto avait conscience que ses mots étaient stupides, et qu'ils n'aideraient sûrement en rien. Cependant, même en s'en voulant terriblement, il ne pouvait s'empêcher d'être heureux de l'avoir encore près de lui. Même si ce n'était qu'un peu. Les larmes qui n'avaient plus coulé, alors qu'il était enveloppé dans leur bulle, menaçaient désormais à nouveau. Avec la nuit qui avait disparu, le jour qui s'était cruellement levé, venait la réalité. Enfin, Haruto se rendait compte de tout ce que Ji Hoon lui avait révélé impliquait. Il réalisait qu'il était perdu, qu'il ne savait comment il devait réagir. Seule restait une certitude, dans cet épais brouillard de conscience qui l'encerclait. Le fait que Haruto l'aimait, et que pour Ji Hoon, il serait capable tout.

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how do i

Get through one night without you?
If I had to live without you,
What kind of life would that be? ;  •• ALASKA (leann rimes)

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KOREAN MAN IN TOKYO
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Carte d'identité :
16.12.1991. Made in China, completed in South Korea. Il aime bien les nems, mais il préfère le kimchi, ambivalence d'un métissage qui lui va pas trop mal. 1m83 de perfection, 63kg de sexappeal.

Activité de fainéant :
Homme d'action, acteur privé pour les scénarios de son frère pour soutirer de l'argent. Robin des Bois des temps modernes, sauf qu'il ne connait pas de pauvre, du coup, il garde les gains, c'est comme ça, pas le choix. Il voudrait faire autrement mais... Non

Statut marital :



There is only one unconditional love.♡♡
_ _ _ _ _

Takoyaki & true love forever ♡



#heterosexual #harutosexual #buysexual


Mes trucs à moi :



Il a un frère jumeau duquel il est tout simplement inséparable depuis toujours. ▬ Il est arrivé au Japon depuis 2012 sans connaitre la langue, il lui arrive souvent de perdre ses mots ▬ Avant d'arriver au Japon, il a vécu en Chine et en Corée du Sud ▬ La magie n'est qu'une façade pour cacher ses vrais activités ▬ Dans le duo d'escroc, il s'occupe d'accomplir les plans élaborés par l'incroyable cerveau de son frère






Depuis décembre, son petit frère Seokie les a rejoint au Japon ▬ Entretenir son corps est primordial ▬ Toyboy d'une actrice ayant deux fois son âge ▬ Adepte de danse ▬ N'y connait absolument rien à la culture nippone, et ne cherche pas à en savoir plus pour autant ▬ Trop beau pour ce monde ▬ Draco Malfoy aurait été mieux si c'était lui qu'on avait pris en acteur. ▬ Peut-être bien qu'il sait parler l'allemand, peut-être pas. De toute façon, personne ne parle allemand alors il peut dire n'importe quoi, german, not german, who knows ? Sexy anyway.



Daddies. ♥




Dim 30 Oct - 1:11
How terrifying it is   × ft. Haroon ♡
L'amour était un sentiment compliqué. Ji Hoon n'aurait jamais pensé le ressentir, encore moins le vivre. C'était tellement étrange. Au fond, ils connaissaient ça depuis longtemps. Désormais, ils s'embrassaient, se touchaient plus, de façon bien plus osé, se disaient un peu plus ce qu'ils ressentaient, mais leur relation n'avait pas réellement changé. Ils s'aimaient depuis longtemps, simplement sans en avoir conscience. Donc ce n'était pas si différent, c'était juste plus clair, plus évident. Cette bulle autour d'eux, ils la ressentaient totalement, ils savaient qu'elle était là qu'ils étaient protégés grâce à elle. Que tout ce qui comptait, c'était eux. C'était les quelques secondes qui s'écoulaient. C'était lui contre le torse d'Haruto, les mains de son amant qui le caressaient, qui l'aidaient à devenir parfaitement calme, détendu. Haruto avait cet effet sur lui. Il le calmait, le rendait plus heureux. Et rien que pour tout cela, il se refusait de le lâcher, de s'éloigner de lui. Il devait l'emmener. Il devait le suivre à Taiwan, ils devaient rester ensemble. C'était important, crucial.

Pour le cordon, il ne pouvait trop rien dire. Il avait été contraint d'arracher celui qui le liait encore un peu trop à sa mère et la blessure avait mis du temps à se refermer. il avait presque dix ans de moins que Haruto à l'époque, mais il ne voulait pour autant pas qu'il ressente ne serait-ce qu'un peu de ce qu'il avait pu ressentir à cette époque. C'est pourquoi il devait réfléchir. A ce qui serait le mieux pour lui. Pou sa famille. Ils ne seraient pas si loin, mais ils ne seraient plus très près. Et Haruto devrait probablement avouer la nature réelle de leur relation. Des choses compliquées en perspective. Ji Hoon pinça un peu les lèvres, se serrant un peu plus fort. Il n'était jamais assez près. Il aimait bien trop être ainsi dans ses bras. Ji Hoon ne pouvait s'imaginer s'en lasser, encore moins devoir vivre sans. Il avait besoin d'être là, c'était sa place. Rien ne pouvait lui arriver entre ses bras, il était protégé, à l'abris de tout danger. Du moins, il voulait y croire.

Un regard paniqué se leva vers Haruto quand il reprit la parole. Comment ça, il verrait ? « Parce que je vais vraiment devoir le faire ? » Ji Hoon parlait comme d'un exemple. Il était prêt à faire son shopping chez H&M par amour pour lui. Cela ne signifiait pas qu'il devant le faire. Haruto se montrait si cruel. Le Coréen n'était psychologiquement pas prêt à aller chez H&M. Peut-être plus tard. Il devait se préparer à ça. Bon, il avait aussi des vêtements bas de gammes, qu'on se le dise. De chez Zara, par exemple. H&M, ça faisait trop petit peuple. Ce qu'il était, concrètement. Il avait tendance à l'oublier. Son sourire se fit plus doux, heureux, en entendant sa déclaration. Il l'aimerait toujours. Ils s'aimeraient toujours, quoi qu'il arrive. Il lui promettait, même. Heureux, il mordilla sa lèvre, agrippant le tissu de son haut qu'il serra entre ses doigts.

Les yeux clos, il se sentit doucement partir. Si, il devait le remercier, tellement. Pour tout. Il le remercierait pour tout ce qu'il avait fait pour lui. Haruto était la meilleure chose qui lui était arrivé et Ji Hoon devait remercier le ciel pour ça. Il serait toujours là pour lui. Le cœur de Ji Hoon fut légèrement meurtrit alors qu'il trouva le sommeil, réalisant que la réciproque ne pouvait pas être vrai. Et c'est sur cette triste constatation qu'il s'endormit sans entendre les derniers mots d'Haruto. Cette décision ne fut pas entendu, au fond de lui, il aurait de toute façon déjà du le savoir. Un sommeil profond, réparateur, Ji Hoon n'aurait pas pensé y arriver. Tout du long, il n'avait pas fait le moindre rêve, bon ou mauvais. Pas de moments tragiques, pas de jolis restaurants taiwanais non plus. Il était bien installé, contre son Japonais. Il aurait pu dormir longtemps. Terminer son cycle de sommeil sans problème. Mais la voix grave de son compagnon le réveilla doucement. Ses yeux s'ouvrirent péniblement en sentant sa main caresser sa joue et un gémissement plaintif quitta ses lèvres alors qu'il enfouit son visage contre son torse, agressé par la lumière. Il voulait dormir encore. Il n'était pas reposé. Cependant, à l'entente de l'heure, son coeur se mit à battre plus vite. Liang l'attendait. Qu'allait-il lui dire ? Il allait sans doute le réprimander. Il ne devait pas aller voir Haruto. Mais il n'avait pas résisté, lui avait dit où il se trouvait en espérant qu'il le rejoigne. Haruto devait le rejoindre. Il l'avait fait. Tout s'était enchaîné. Soudainement, tout était devenu rose, l'espoir avait refait son apparition. C'était l'air de cet appartement, l'effet que cela lui faisait, d'être avec lui. Mais c'était totalement fou.

Doucement, Ji Hoon se redressa, tentant d'émerger. Il devait rentrer, avant que Liang ne lui hurle dessus. Auraient-ils l'avions pour Taipei ? S'il se dépêchait, avec un peu de chance. Pinçant les lèvres, il se maudissait de s'être endormi, de s'être laissé avoir à cette douceur, comme enveloppé dans du coton, il ne pensait à plus rien. Il était encore fatigué, il n'avait pas assez dormi, mais il ne pouvait pas se permettre ça. De plus de sommeil. Sans réagir, il regarda le café devant lui, ainsi que les onigiris. Un jour, peut-être, il allait arrêter d'en faire. Ji Hoon espérait de tout son cœur qu'il fasse ce petit effort. Qu'il cuisine autre chose. Sans rien dire, il tendit le bras, se servant un peu de café, il en but quelques gorgées, un sursaut en sentant les bras d'Haruto passer autour de lui et il s'appuya contre lui, les yeux fermés. « T'excuses pas, t'y es pour rien, on s'est endormi tous les deux. » Comme deux idiots, un peu trop à l'aise. Il était calme. Du moins, en apparence. Tout se bousculait dans sa tête et son regard se posa sur Haruto, sa main se saisit de la sienne. « Viens manger avec moi. » Le tirant un peu, il l'encouragea à revenir s'asseoir sur le canapé. Il prendra une douche après. Ce n'était pas le plus urgent.

Souriant doucement quand il fut à côté de lui, il tendit le bras vers les mets présents. « Encore des onigiris... On avait dit que tu devais varier. » Plissant les yeux, un sourire un peu moqueur sur les lèvres, il approcha la boulette de riz des lèvres de son homme, fixant ses lèvres en attendant qu'il s'en saisisse pour finalement en prendre ensuite lui-même une bouchée. A force qu'il en fasse, ils devenaient vraiment très bons. Les meilleurs onigiris. Levant la main, il la posa sur la joue de son Japonais, souriant toujours. Il était si beau. Son coeur battait douloureusement dans sa poitrine, mais il ne voulait pas arrêter de lui sourire. Il voulait sourire devant lui, comme si tout allait bien, comme si le pire n'avait pas été annoncé hier soir, comme si le pire ne pouvait plus arriver. « T'es vraiment sexy quand t'es tout décoiffé, j'aime bien. » Sa main passa dans ses cheveux, et il rit légèrement. A ses yeux, il n'y avait pas plus beau, personne qui ne l'attirait plus que lui. Haruto était parfait. La personne la plus parfaite, à l'intérieur comme à l'extérieur. Il l'avait rendu si heureux jusqu'à présent.

« T'as acheté où, l'umeboshi dans ton onigiri ? J'en ai jamais mangé une aussi salée ! » Il grimaça un peu, prenant une gorgée de son café pour la faire passer mieux, il laissa la tasse reposer, s'approchant d'Haruto, nouant ses bras autour de son cou pour l'embrasser. D'abord doucement, avec une tendresse parfaite, la passion l'emporta rapidement, faisant de ses lèvres les siennes. Il les mordilla, les suçota puis les embrassa avec tout l'amour qu'il ressentait pour lui. C'était difficile, douloureux. Mais il en avait besoin, il en avait envie. Du mieux qu'il put, il interrompit le baiser, l'embrassant furtivement encore plusieurs fois. Il ne fallait pas que ça dérape et il sentait que son corps allait rapidement finir par le réclamer. « Tu devrais aller te doucher, Liang m'attend, faut qu'on y aille. Je prendrai une douche chez moi quand tu m'auras ramené. » L'embrassant une dernière fois, il leva et entreprit de débarrasser la table, souriant doucement à Haruto avant de regagner la cuisine, posant le plateau, il guetta la porte de la salle de bain, le bruit de la porte qui se fermait.

Puis, sans attendre, il retourna dans le salon, griffonnant deux mots sur une feuille, il retourna vers l'entrée précipitamment son regard se posant une dernière fois sur ses clés, il quitta l'appartement, dévalant les escaliers en voyant les multiples messages et appels de son frère. Il l'appela. Lui demandant d'aller directement à l'aéroport, ils se retrouvaient là-bas, il lui expliquerait. La nuit portait conseil, et il avait compris. Qu'il n'avait pas le droit de se montrer égoïste, d'arracher Haruto à ceux qui l'aimaient, même s'ils l'aimaient définitivement moins que lui. Le Japonais aurait regretter, aurait été malheureux, à force. Comme sa mère l'avait été et l'était encore probablement, à vivre dans un pays où elle n'avait jamais pu s'intégrer, où elle se sentait seule et isolée. Bien évidemment, elle ne regrettait probablement pas, mais il ne voulait pas que Haruto regrette. C'était un coup de tête, il n'aurait pas réfléchi, il ne réfléchissait pas. Il devait rester au Japon, c'était là qu'était sa place, pour toujours. Ji Hoon le savait. Son Japonais était trop Japonais. S'engouffrant dans le métro, il se faufila pour se trouver une place, tentant de rester fort, de rester digne. Il avait pleuré toute la nuit, avait rêvé de trouver une solution, mais il n'y en avait aucune. Il devait assumer ses crimes, être heureux en plus, qui était-il pour en demander autant. Ji Hoon ne savait pas, comment il allait faire pour vivre sans Haruto, sans celui qui était indubitablement le grand amour de sa vie.

Mais il le fallait. Haruto se remettrait. Il était fort, ça irait. Ji Hoon voulait y croire. Il se rassurait comme il pouvait. Au fond, il pensait avoir pris la bonne décision. Il s'en voulait de l'avoir quitté ainsi, mais il n'avait pas eu le choix. Hier, il en était incapable, Haruto le retenait d'une façon ou d'une autre. Il était parti comme un voleur, ne laissant qu'un pauvre mot ridicule sur la table basse, comme s'il n'avait jamais existé, comme s'il disparaissait de la surface de la terre. Je t'aime, je suis désolé. C'était bien tout ce qu'il avait à dire, parce que c'était vrai. Il l'aimait. Inconditionnellement, plus qu'il n'avait aimé auparavant. Sa vie gravitait autour de la sienne. Il était désolé, tellement désolé. De l'abandonner, de mettre un point final à une histoire qui méritait tellement d'être vécu, de ne pas continuer à rêver avec lui, d'un restaurant qu'ils n’ouvrirait jamais, d'une vie qu'il n'avait plus le droit de vivre. Désolé de l'avoir laissé croire que c'était possible, même s'il n'avait pas l'air de le croire. Fermant les yeux, Ji Hoon se laissa tomber sur une banquette dès qu'une place se libéré. Bientôt, il retrouvera Liang. Bientôt, il devra faire comme si tout allait bien, comme il le faisait si bien. Penser encore et toujours à cette prochaine vie en laquelle il croyait. Où il retrouverait Haruto. Où ils seront éternellement heureux.

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I'm not a perfect person, there's many things I wish I didn't do. But I continue learning, I never meant to do those things to you and so I have to say before I go, that I just want you to know I've found a reason for me, to change who I used to be: the reason is you hoobastank
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Récemment diplômé en médecine, docteur Kamiya, psychiatre. Frère aîné aussi, ça demande de l'implication. ♥


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Briseur de cœur.



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Mes trucs à moi :
Rien ne compte plus pour lui que sa famille ▪ Et en particulier ses deux petites sœurs ▪ Ses amis passent juste après ▪ Il se prend même pour un héros, parfois ▪ Il parle très peu de lui ▪ Et préfère observer les autres ▪ Son métier est sa vocation ▪ Sinon ce serait sûrement découpeur de légumes ▪ Il est fier d'être Japonais ▪ Mais s'ouvre toujours un peu plus à la Corée ▪ Il a encore du mal avec la Chine ▪ Les films d'horreur le détendent ▪ Il pensait avoir le sens de la modeI love you very very mucho.

Kamiya kyoudai are better than you.

- daddies -





Dim 30 Oct - 12:10


♡ Haroon ♡

L'optimisme avait toujours été un trait caractérisant Kamiya Haruto. A ses yeux, il y avait toujours une solution qui conviendrait à tout le monde. Il suffisait d'y réfléchir, d'en parler. D'y croire, aussi. Et, en règle générale, il y croyait plus que n'importe qui. Son optimisme le guidait dans son travail, dans son quotidien. Dans sa vie. Lié à son honnêteté et à sa politesse toute japonaise, Haruto pensait qu'il avait toujours trouvé l'équilibre parfait, qu'il ne lui arriverait jamais rien de fâcheux. Qu'il pourrait avancer dans la vie sans gros souci majeur. Cependant, il y avait des données auxquelles il n'avait pas pensé. Comme trouver l'amour de sa vie, tomber éperdument amoureux. Bien sûr, il savait qu'il devrait faire des concessions. Il savait que tout ne pouvait pas toujours se passer comme il le voudrait. Mais jamais il n'aurait pensé se retrouver face à un dilemme tel, que la solution qui s'imposait ne plaisait à aucun d'entre eux. Haruto avait l'impression de se retrouver dans une impasse. Il se sentait démuni, impuissant face aux récents événements. Tout semblait lui échapper, et il n'y avait rien qu'il puisse faire pour tout arranger. Les mots ne faisaient pas tout, les gestes non plus. Il pouvait bien promettre, au fond, tout ça restait abstrait. Serrer Ji Hoon dans ses bras, l'apaiser pour un temps par des caresses tendres, effleurer sa peau de ses lèvres, c'était là bien tout ce dont il était capable, actuellement.

Haruto ne réalisait pas encore, et au fond de lui, une petite voix le lui hurlait. Qu'il pouvait pas simplement rester là sans rien faire. Mais il était fatigué, voulait simplement rester encore un peu comme ça, rien qu'un peu. Ji Hoon allongé tout contre lui, oubliant les problèmes qui gâchaient tout. Enveloppés dans leur bulle protectrice, là où tout allait mieux. Là où tout allait bien, pour toujours. Le Japonais ne s'était pas senti partir. Il n'avait fermé les yeux que cinq minutes. Près de trois heures. Et pendant un instant, il resta interdit. A simplement fixer ce plafond un peu trop illuminé. Le jour s'était levé sans les prévenir. Peut-être pour les préserver encore un peu, pour maintenir l'illusion dans laquelle ils s'étaient si facilement laissés bercer. Son cœur se mit à avoir mal, à nouveau. Il savait. Il ne voulait pas l'accepter. Ses bras serrèrent Ji Hoon, encore endormi. Le réveiller maintenant lui paraissait si cruel, mais il le fallait. Haruto ne pouvait le garder pour lui, il ne devait pas se montrer si égoïste, à un moment comme celui-là. Peut-être bien que la nuit portait conseil, même quand on ne la voyait pas passer. Le sommeil, à défaut d'avoir été réparateur, lui avait au moins rapporté son bon sens. Fermant les yeux, il prit une profonde inspiration, étouffant le sanglot qui menaçait de faire vaciller sa voix. Il devait se montrer fort devant son homme, ne montrer aucun signe de faiblesse. Ce ne serait pas l'aider, le psychiatre le savait bien.

Cependant, la culpabilité lui tordait le ventre et le cœur. Il s'en voulait terriblement de s'être endormi si facilement. Il devait veiller sur lui. Faire en sorte qu'il se repose un peu, avant de lui conseiller de rejoindre son frère. C'était vraiment l'intention qu'il avait eu. Mais le sort en avait décidé autrement, et Haruto l'avait rejoint dans les bras de Morphée. Alors, il s'excusait, une fois, deux fois. Il était si pathétique. Dans la cuisine, il s'accorda un moment de répit, afin de se reprendre. Impossible de tout gâcher maintenant. Rejoignant Ji Hoon, le Japonais se laissa malgré tout aller à ses sentiments. Il réalisa qu'il n'avait pas vraiment bougé, et quelque part, s'en trouva soulagé. Son Coréen n'avait pas fuit. Par contre, lui, n'était pas certain d'être assez fort. Que Ji Hoon le retienne le surprit un peu, et son cœur rata un battement. Oui, ils s'étaient bêtement endormis, tous les deux. Ce n'était la faute de personne. Un sourire aussi tendre que triste se peignit sur ses lèvres, alors qu'il capitula et s'installa à ses côtés. « Je varie, je te le promets. » Un léger rire quitta ses lèvres, alors qu'il les entrouvrait pour mordre dans l'onigiri que lui tendait son homme. Ses yeux plongèrent dans les siens. Ses petits yeux qu'il aimait tant, qui disparaissaient quand il souriait. Qui l'hypnotisaient si facilement. Quand Ji Hoon lui effleura la joue, sa propre main se posa sur son genou, qu'il serra un peu malgré lui. Le toucher, tant que c'était encore possible. La gorge nouée, Haruto n'arriva à prononcer un mot, alors qu'il aurait tant voulu dire quelque chose. Son cœur battait d'un rythme douloureux, dans sa poitrine. Mais il luttait, affichant un doux sourire. Il souhaitait que Ji Hoon garde une belle image de lui, pas celle d'un pleurnichard s'apitoyant sur leur sort.

« Je fais beaucoup d'efforts pour te plaire. » Ces mots étaient tinté de tristesse, Haruto s'en rendait bien compte. Lui plaire. A quoi bon, désormais, puisqu'il le quittait ? Même si ce n'était qu'une plaisanterie, Haruto se rendait compte qu'importe ce qu'il pourrait bien dire, son cœur continuait de battre douloureusement dans sa poitrine. Il n'y avait rien à faire. Mais il rit, malgré tout. Un peu. Ses doigts caressèrent doucement sa cuisse, avant de l'agripper doucement. Son homme. L'amour de sa vie. Pour toujours. Pinçant les lèvres, une moue navrée déformant ses traits, Haruto l'écouta se plaindre de la prune salée de son onigiri. « A l'épicerie coréenne. Quand j'ai acheté de quoi faire le kimchi de la dernière fois ! » Et peut-être bien que ça, ça l'amusait. Pouffant bêtement, il l'observa boire son café, un sourire aux lèvres. Sans bouger, il se laissa capturer par son amant. Ses mains remontèrent doucement sur ses hanches, alors qu'il ferma les yeux, appréciant mieux le baiser de Ji Hoon. Haruto l'attira un peu plus contre lui, alors qu'il approfondissait leur échange. Son rythme cardiaque s'affola, bien que son cœur se fissura encore un peu plus, en réalisant que c'était un baiser d'adieu. Des larmes perlèrent aux coins de ses yeux, pourtant, il ne le lâcha pas. Il l'embrassa à en perdre le souffle, y mettant tout l'amour qu'il lui portait. Haruto avait envie de l'attirer toujours plus, de se laisser aller dans ses bras. Mais il savait que ce n'était pas raisonnable. Qu'il ne pouvait pas lui faire ça. Qu'il devait arrêter de le retenir égoïstement.

Ses yeux restèrent désespérément clos, quand Ji Hoon s'éloigna doucement. Roulant ses lèvres l'une contre l'autre, il apprécia encore une fois les quelques baisers qu'il déposa sur elles. Ses mains restèrent agrippées à lui. Haruto ne voulait pas le lâcher. Prenant une profonde inspiration en faisant en sorte de ne pas renifler trop fort, il s'y résolut finalement. Son regard mouillés des larmes contre lesquelles il luttait restait résolument baissé, quand Ji Hoon lui intima de prendre sa douche. Liang l'attendait, oui. Hochant distraitement la tête, il ne put lui répondre oralement. Lentement, il redressa la tête, pour le voir débarrasser, avant de se diriger dans la cuisine. Sa main se tendit pour le rattraper, avant qu'il ne suspende finalement son geste. Ne pas le retenir. Sentant son cœur s'effondrer, Haruto se hissa difficilement sur ses longues jambes, qui lui semblèrent soudainement bien lourdes. Ses dents mordaient l'intérieur de ses joues à lui en faire mal. Il avait tant envie de le rejoindre, de le serrer encore une fois dans ses bras. De lui dire qu'il l'aimait. De lui répéter encore et encore. Mais ça gâcherait tout. Le Japonais en avait conscience. Ce baiser, Ji Hoon lui avait donné pour lui dire au revoir. Doucement, ses doigts effleurèrent ses lèvres. Il déglutit avec peine, alors qu'il refermait la porte de la salle de bain.

Retenant son souffle, Haruto attendit. Un sourire douloureux s'installa sur ses lèvres. Doucement, il se laissa glisser le long de la porte, serrant un poing contre sa poitrine, la douleur qui s'y installait lui paraissait insupportable. Son autre main se plaqua contre sa bouche, alors qu'il s'empêchait de hurler, de s'effondrer complètement. Les larmes coulaient, sans qu'il ne puisse plus les retenir. A quoi bon, puisque Ji Hoon ne pouvait plus les voir. Assis sur le carrelage froid, Haruto ne ressentait plus rien, si ce n'était un vide complet. Recroquevillé sur lui-même, il cherchait au fond de lui cette lueur qui avait toujours brillé, même dans les moments les plus difficiles. Son optimisme. Cette qualité qui l'avait toujours distingué. Sa flamme semblait vaciller. Ses paupières closes, retenant difficilement ses larmes, Haruto faisait de son mieux pour maîtriser ses sanglots. Redressant péniblement la tête, il frappa lentement le battant de son crâne. Il l'avait promis à Ji Hoon. Il l'aimerait toute sa vie. Il ne l'abandonnerait. Il serait toujours là pour lui. Quoiqu'il arrive. Enfouissant son visage entre ses mains, Haruto se reprit du mieux qu'il le pouvait. Oui. Il aimait Ji Hoon. Malgré son cœur brisé, malgré la douleur qui s'installait en lui. Il était l'amour de sa vie. Il ne regrettait en rien leur relation. Ne la regretterait jamais. Ji Hoon était sa plus belle histoire, et elle continuerait de l'être. Il n'abandonnerait pas, il le lui avait juré.

De retour dans le salon, le silence de son appartement le frappa horriblement. Haruto ferma les yeux, persuadé de pouvoir encore sentir son odeur. Ji Hoon était présent, partout. Cet appartement était également le sien. Il suffisait au Japonais de poser les yeux sur un objet, pour qu'un souvenir quelconque avec son meilleur ami surgisse dans sa tête. Certains lui appartenaient même. Ces pièces, il les connaissait autant que lui. Les larmes ne coulaient plus, peut-être avait-il atteint un quota dont il n'avait pas conscience. Jamais, de sa vie, le Japonais – pourtant sensible – n'avait autant pleuré. Se laissant tomber sur le canapé, il ferma un instant les yeux. Oui. Ji Hoon était encore là. Il pouvait sentir son parfum. Cette odeur si rassurante, qu'il aimait tant. Serrant un instant ses bras contre sa poitrine, Haruto lutta contre le malaise qui se saisissait lentement de lui. Il se sentait terriblement mal, et il pensa soudain à Kimyaki. Leur petit bichon, à qui il devrait expliquer que son autre papa les avait laissé, pour un petit moment. Pas longtemps, il le lui promettrait. Mais il le devait. Ils le retrouveraient. Et ils vivraient à nouveau ensemble, heureux. Mikio viendrait le lui ramener, et Haruto ne savait pas vraiment ce qu'il devait raconter à son ami. Peut-être lui avouerait-il tout. A lui, il pouvait lui dire, le psychiatre en avait la conviction. Mikio comprendrait.

Ouvrant les yeux, il passa ses doigts dans ses cheveux encore humides. Sa main trembla, alors qu'il se penchait ensuite pour attraper son téléphone. Impossible de sortir, aujourd'hui. Le docteur Kamiya était souffrant. La formulation lui parut bien peu, à côté de ce qu'il ressentait vraiment. Composant le numéro de son secrétariat, il prit une profonde inspira. Avoir une bonne réputation était utile, parfois. Au bout du fil, la jeune femme le comprit avec bienveillance. Haruto perçut même un soupçon d'inquiétude, et il s'en voulut un peu de mentir. Mais il n'était pas en état, vraiment. Quand on lui assura qu'une solution serait rapidement trouvée, il s'en retrouva néanmoins soulagé. Pour combien de temps ? Il ne savait pas. L'image de Ji Hoon s'afficha nettement dans son esprit. Les derniers moments qu'ils avaient passé ensemble. Haruto ne savait pas, non. Peut-être qu'il n'y avait jamais assez de temps, pour guérir un cœur brisé.

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